Michel Roy célèbre les neuf ans de son infarctus avec un marathon

Il y a cinq ans, je vous avais présenté dans nos pages Michel Roy, un ancien sportif (hockey, badminton, balle molle, etc) de la région Chaleur qui, après une longue pause d’une vingtaine d’années, s’était remis à l’activité physique en 2010 à la demande de sa fille cadette Chloé, qui voulait que son papa court à ses côtés pendant ses entraînements.

Chloé, qu’on surnommait à l’époque La comète blonde en raison de ses exploits aux Jeux de l’Acadie, a d’ailleurs remporté l’or au 1200 m chez les filles âgées de 12-13 ans à la Finale de 2011 à Edmundston.

Le 7 octobre de la même année, celui que ses amis appellent affectueusement Micho a vu sa vie basculer en subissant à son travail un infarctus du myocarde.

Michel a bien failli y passer ce matin-là. Après quelques jours à l’hôpital régional Chaleur et en raison du sérieux de son cas, on le transfère à Saint-Jean où il apprend qu’il a 11 artères bouchées, dont une à 99%. Les 10 autres sont obstruées de 30 à 95%.

Une méchante claque dans la face pour un homme de 5 pieds 5 pouces et 130 livres qui ne fume pas, qui ne boit qu’à de rares occasions et qui pratique régulièrement la course à pied. On lui explique que le mauvais cholestérol, qui colle sur ses artères, ainsi que le stress sont les causes de son malheur. On lui installe alors quatre treillis métalliques (stents) afin de maintenir ouvertes les artères les plus affectées.

Après une convalescence de cinq mois, Michel a pu reprendre en mars 2012 le travail de façon graduelle, puis la course à pied.

Après cet épisode pour le moins rock’n’roll, Michel a rapidement retrouvé le sourire et son amour pour la course. Quand je l’ai rencontré, en août 2015, il était un homme épanoui. À 48 ans, il était l’un des coureurs les plus occupés de la province comme en témoignent ses nombreuses participations à des épreuves de 5 km, 10 km et 21,5 km (demi-marathon). Michel a même réalisé un chrono de 3h25min19s au Marathon Courir pour lire à Moncton. Pas vilain comme chrono.

Comme nous nous étions bien entendus le jour de l’entrevue, nous avons ensuite gardé contact en discutant de temps en temps via Messenger.

Le 17 avril 2017, Michel se trouve sur la ligne de départ du Marathon de Boston, celui-là même où Shelley Doucet a charmé la province au complet en battant le record provincial de Paula Keating sur la distance avec un chrono de 2h45min46s. Michel, lui, se contentera d’un temps de 4h6min17s. Pour des raisons personnelles, il décide soudainement de ralentir la compétition. Il veut continuer de courir, mais plus question de se taper une vingtaine d’épreuves par année.

Il faut dire qu’il ne l’a pas eu facile par la suite. Il y a d’abord eu le décès de son père Lucien en mai 2018, puis celui de sa mère Blondine en octobre 2019. Et comme si ce n’était pas assez, il a également perdu son emploi de coupeur de vitre après 33 fidèles années chez City Thermo Pane.

Michel a mis du temps pour guérir de tout ça. Sa conjointe Renée, qu’il a épousée le 18 juillet dernier, aura été d’une grande aide.

Mercredi (7 octobre), sans réelle préparation, Michel a décidé de courir un marathon. Tout seul. Un aller-retour Petit-Rocher-Belledune. Il est parti en solitaire dès 8h le matin et il a complété la distance aux environs de midi et quart.

«Ce marathon, ça n’avait rien à voir avec la compétition. C’est juste que le 7 octobre coïncidait avec le neuvième anniversaire de mon infarctus. Je voulais célébrer ça. Et en même temps, je l’ai fait aussi pour mon père Lucien et ma mère Blondine. Mon père, avant de mourir, m’avait dit à quel point il était fier de moi. Je leur ai parlé tout au long des 42,2 km. Ç’a été très émotif tout au long du parcours», m’a raconté Michel, jeudi soir.

Toujours ému, Michel prenait de petites pauses entre chaque phrase. Comme je ne voulais pas que ça se termine dans les larmes, j’ai commencé à le taquiner sur ses vieilles jambes de gars de 53 ans. Il n’en fallait pas plus pour qu’il retrouve sa bonne humeur.

«Tu sais, j’ai arrêté la compétition mais je cours encore trois fois par semaine pour une distance totale de 30 à 40 km. Mercredi, ç’a plutôt bien été et je me sentais très bien en soirée. Mais disons que ma journée de travail aujourd’hui (jeudi) a été beaucoup plus difficile. J’étais racké comme on dit. Mes vieilles jambes me faisaient mal», m’a-t-il confié en riant.

Vous savez quoi? Ce marathon en solitaire lui a donné le goût de revenir à la compétition le temps d’une course. Si la COVID-19 peut finir par nous laisser tranquille, il projette de prendre part au Marathon du P’tit Train du Nord de Val-David dans les Laurentides.

Je serai donc le premier à lui souhaiter une bonne course.

J’ai oublié Gaétan Poirier

J’ai commis un impair, mercredi, dans mon reportage sur la sélection de Lukas Cormier, de Sainte-Marie-de-Kent, par les Golden Knights de Vegas.

Je vous ai induit dans l’erreur en écrivant que Lukas Cormier devenait le premier hockeyeur du comté de Kent à être repêché par une équipe de la Ligue nationale depuis Everett Sanipass, d’Elsipogtog, en 1986 par les Blackhawks de Chicago.

En vérité, entre Cormier et Sanipass, il y a eu aussi Gaëtan Poirier, originaire de Sainte-Marie-de-Kent lui aussi. En 1996, les Panthers de la Floride ont repêché Poirier en sixième ronde (156e au total).

C’est mon bon ami Louis Melanson qui m’a fait part de mon erreur. Encore merci Louis. Et mes excuses à Gaëtan pour l’avoir oublié.

Record de jeu blanc?

Je me suis fait demander cette semaine si Chad Arsenault était le gardien à avoir mis le moins de temps à réaliser un jeu blanc dans l’uniforme du Titan d’Acadie-Bathurst. Notons qu’Arsenault a réussi un blanchissage à son deuxième duel en carrière, dimanche, face aux Wildcats de Moncton.

Mais ce n’était pas pour autant un record d’équipe. L’actuelle marque appartient toujours à Marc-André Martel qui, le 18 septembre 2005, avait blanchi le Rocket de l’Île-du-Prince-Édouard 3 à 0 dès sa première partie dans la LHJMQ en bloquant les 26 lancers dirigés vers lui. Olivier Labelle a inscrit les deux premiers buts du match puis Petr Pohl a complété la marque. Billy Bezeau a obtenu deux passes dans cette victoire.

Pour la petite histoire, sachez que Martel n’a disputé que deux autres parties avec le Titan avant d’être échangé aux Voltigeurs de Drummondville. Six jours après son blanchissage, Martel a d’abord permis quatre buts aux Saguenéens de Chicoutimi sur seulement 10 lancers en une seule période. Le Titan l’a quand même emporté 5 à 4 en marquant cinq buts sans riposte à compter de la 34e minute de jeu.

Enfin, le 7 octobre, Martel a repoussé 25 des 29 tirs des Foreurs de Val-d’or dans un gain de 7 à 4.

Qui vient après Martel et Arsenault? Il s’agit d’Olivier Roy et il a réalisé son exploit à sa quatrième sortie avec le Titan. Olivier Dannel, Luc LeBlanc et Jacob Brennan ont de leur côté réussi leur premier jeu blanc avec le Titan à leur sixième match.

Qu’en est-il d’Adam Russo, le meneur de tous les temps chez le Titan avec 13 jeux blancs en saison régulière? Et bien sachez que Russo a obtenu son premier zéro à son 32e match.