On est dans la m****, mais faisons preuve de patience

La fameuse deuxième vague de COVID-19 est arrivée chez nous. C’est pas jojo à Moncton et dans le Restigouche.

Le mantra de la première vague, «ça va bien aller», sonne de plus en plus faux à mes oreilles. Plus les cas s’empilent, plus je me dis qu’on est un peu dans la marde.

Les prochaines semaines risquent vraiment de mettre notre santé physique et notre santé mentale à l’épreuve.

On a été relativement épargnés jusqu’à maintenant et c’est très bien, mais là on va probablement y goûter. Il y aura sans doute d’autres morts. Des fermetures d’entreprises. Du chômage. De l’anxiété. Des gens à boutte.

La bonne nouvelle (parce qu’il faut bien trouver un peu de positif dans tout ça) c’est qu’on a une bonne idée de ce qui nous attend et qu’on a plus d’expérience qu’en mars dernier.

On sait ce qu’il faut faire pour freiner la propagation de la COVID-19. On a déjà réussi à le faire plus tôt cette année, on doit bien pouvoir le faire encore.

Autre bonne nouvelle: nos élus et la Santé publique ont démontré qu’ils sont compétents (même s’ils pourraient communiquer plus clairement et qu’ils auraient pu imposer plus rapidement le port du masque en public).

Si je nous souhaite quelque chose, c’est un peu de patience et de compassion en attendant que ça passe.

De la patience avec la caissière qui fait de son mieux. Avec l’enseignante qui met les bouchées doubles. Avec l’infirmière qui est sur les premières lignes.

De la compassion pour celles et ceux qui sont au poste malgré les risques (souvent pour des salaires risibles) et dont le travail est absolument indispensable.

Tout ce beau monde va avoir la vie assez difficile au cours des prochaines semaines sans que l’on tape du pied en roulant les yeux parce que «mon doux, ça fait dix minutes que j’attends, c’est I-NA-CCE-PTA-BLE!»

Ça va bien aller… un jour. D’ici là, essayons de ne pas pourrir la vie de nos concitoyens.