Mise au point

Ma dernière chronique sur les risques de la COVID-19 et sur l’impact de la désinformation à propos du virus a suscité quelques réactions donc certaines méritent corrections.

D’abord et avant tout, je ne suis pas journaliste à l’Acadie Nouvelle. Je suis chroniqueuse. La différence? Je n’écris pas d’articles mais des billets d’opinions et contrairement à certains lecteurs et lectrices, croyez-moi, je connais la différence car j’ai fait les deux dans ma carrière. L’Acadie Nouvelle m’a invitée, en 2012, à écrire chaque semaine dans ses pages pour que je donne mon opinion. Ce que je fais, n’en déplaise à ceux et celles qui ne partagent pas mes points de vue.

Et puisqu’on parle d’opinion et de points de vue: il est faux de dire que tous les points de vue sont recevables et acceptables. Il n’y a pas autant de sciences qu’il y a d’individus, pas plus qu’il n’existe de réalités alternatives, même si cela déplaît aux complotistes de ce monde. Les faits, ça existe! Une pomme, c’est une pomme, et tu auras beau dire que c’est une banane, il n’en reste pas moins que c’est une pomme. Au début du mandat désastreux de Trump, c’est une publicité pour CNN qui le disait et c’est toujours aussi vrai.

Alors, quand je dis que l’hydroxychloroquine n’est pas un remède au virus, c’est un fait scientifique. Quand je dis que les vaccins ont sauvé des milliards d’êtres humains, c’est un fait historique. Et quand j’avance que le bien collectif exige de suivre les règles sanitaires, c’est un fait social. On ne peut pas choisir d’ignorer les faits parce qu’ils ne nous plaisent pas ou parce qu’ils vont à l’encontre de notre vision du monde.

En bref, l’ignorance des faits n’est pas une opinion! Et si, des avancées dans les sciences viennent un jour me contredire, je l’accepterai de bon cœur, au nom de la Connaissance.

À bon entendeur, Salut!