Après Trump

Les élections présidentielles américaines auront lieu mardi. À moins d’un revirement majeur, on va enfin pouvoir commencer à tourner la page Trump.

Je ne sais pas pour vous, mais je commence à avoir mon voyage de la politique américaine. Et pourtant, ça n’a pas toujours été comme ça.

À compter du début de 2016, j’ai suivi de plus en plus près la course à la Maison-Blanche. C’est vraiment devenu une passion.

Lorsque Donald Trump a créé la surprise et éventuellement pris les commandes, je n’ai pu détourner le regard, un peu comme face à un accident de voiture ou à un incendie. C’était à la fois captivant et absolument effrayant.

J’ai commencé à écouter religieusement encore plus de balados sur la politique américaine, à lire un livre après l’autre sur l’administration Trump. C’était un puits sans fond qui accaparait une bonne partie de mon temps libre.

Vers la fin de 2019, peu avant la pandémie, j’ai atteint un point de saturation. C’était devenu trop.

Trop de Trump, trop de chaos, trop de partisanerie, trop de mensonges, trop d’aberrations. C’était devenu malsain de me nourrir de bouette intellectuelle comme ça.

J’ai fait un le ménage dans ma consommation de balados. J’ai arrêté de lire tout et n’importe quoi. Ça m’a fait du bien, mais ma pause n’a pas duré bien longtemps. Avec l’approche des présidentielles de 2020, j’ai fini par replonger (avec un peu plus de retenue cette fois).

Là, le cirque va (vraisemblablement) bientôt plier bagage. Mardi, Trump va probablement être défait par Biden. Du moins, c’est ce que prédisent les experts.

Je pense que je vais en profiter pour prendre un peu plus mes distances de tout ce bordel. Ce sera sûrement bon pour ma santé mentale.

Au lieu de me gaver d’informations sur ce qui se passe de l’autre côté de la frontière, je vais essayer de consacrer mon temps à des sujets plus importants.

Comme la politique canadienne et les enjeux autochtones par exemple. Peu importe, tant que je passe à autre chose.