Au pays des géants

En jetant un œil sur les alignements des 12 formations de la Ligue de hockey des Maritimes (LHM), j’ai découvert certains trucs qui pourraient vous intéresser.

Ainsi, saviez-vous qu’on retrouve six joueurs de 6 pieds 5 pouces ou plus dans la deuxième ligue junior en importance dans les Maritimes après la LHJMQ?

C’est le cas, entre autres, du gardien Tyler Caseley des Ramblers d’Amherst, des centres Adam Follow des Rapides de Grand-Sault et Charles-André Cypihot des Timberwolves de Miramichi, et des ailiers gauchers Félix Laniel du Blizzard d’Edmundston, et Jeff Fewer des Weeks Crushers de Pictou County, qui sont tous à 6 pieds 5 pouces.

Le véritable géant de la LHM est cependant le centre Justin Hardie, des Lumberjacks de South Shore, du haut de ses 6 pieds 6 pouces.

J’ai aussi remarqué que pas moins de 12 joueurs nés en 2004, donc âgés de 16 ans, ont entamé la saison 2020-2021.

C’est beaucoup dans ce circuit qui ne fait habituellement de la place qu’à deux ou trois joueurs de 16 ans par année. À titre d’exemple, seulement trois joueurs ont été des réguliers dans la LHM, soit les défenseurs Zach Biggar, avec les Western Capitals de Summerside, Jared Cosman, avec les Red Wings de Fredericton, et Zach Welsh, avec les Bearcats de Truro.

Biggar, Cosman et Welsh ont tous fait le saut dans la LHJMQ cette saison, soit respectivement avec le Titan d’Acadie-Bathurst, les Huskies de Rouyn-Noranda et les Eagles du Cap-Breton.

Cette saison, les 12 heureux élus sont Landon Sim, des Weeks Crushers, Sid McNeill, des Western Capitals, Jett McCullum, des Timberwolves, Ethan Dollemont et Antoine Roy, des Rapides de Grand-Sault, Xzander Pierce et Nathan Casey, des Red Wings de Fredericton, Jérémie Thibodeau, Ethan Johnson, Jacob Long et Nicholas Brennan, du Blizzard, et Kyle Hopkins, des Lumberjacks.

Du groupe, seuls Pierce, Brennan et Hopkins n’ont pas été repêchés par un club de la LHJMQ. En fait, ils sont quatre en comptant Landon Sim, mais ce dernier appartient de son côté aux Knights de London dans la OHL. Comment un patineur de la Nouvelle-Écosse peut-il se retrouver dans la OHL? Tout simplement parce que son papa Jonathan (Jon) Sim a auparavant évolué dans le même circuit avec le Sting de Sarnia. Un règlement de la LCH permet donc aux enfants de jouer dans la même ligue junior que leur père.

Mais ce que vous ne savez peut-être pas, c’est qu’avant d’être embauché par le Sting, Sim a d’abord porté les couleurs du Titan du Collège Français de Laval en 1994-1995 à l’âge de 17 ans, où il n’a obtenu qu’une passe en neuf rencontres.

Si les choses étaient à refaire, vous pouvez parier que le Titan aurait tout fait pour retenir Sim parce que ce dernier a carrément explosé lors de ses trois dernières années junior avec des saisons de 56, 56 et 44 buts.

Et pour ceux et celles qui se poseraient la question, Jon Sim est le même bonhomme qui a disputé plusieurs saisons dans la LNH avec les Stars de Dallas, les Predators de Nashville, les Penguins de Pittsburgh, les Kings de Los Angeles, les Islanders de New York, les Thrashers d’Atlanta, les Flyers de Philadelphie et les Panthers de la Floride.

Lint heureux d’être un Titan

Acquit pour une chanson la semaine dernière des Eagles du Cap-Breton, le défenseur Matt Lint semble très content d’appartenir désormais à la famille du Titan d’Acadie-Bathurst.

Il dit avoir hâte d’un premier rappel afin de démontrer ce qu’il peut faire à sa nouvelle organisation.

«C’est pas mal excitant. Je suis content que Sylvain Couturier m’offre cette occasion. Je suis super excité», m’a-t-il confié via un court échange sur Messenger.

En attendant, le Néo-Brunswickois de Moncton poursuit son développement avec les Timberwolves de Miramichi dans la LHM. L’athlète de 18 ans a d’ailleurs aidé son équipe à remporter ses deux premiers duels de la saison, le week-end dernier. Lint a toutefois été blanchi de la feuille de pointage.

En passant, Lint a disputé son hockey midget AAA avec les Flyers de Moncton. Trois de ses coéquipiers des T-Wolves ont aussi grandi au sein du même programme, soit Jérémie Jacob, Jérémie Hébert et Jett McCullum.

Un secret bien gardé à Miramichi

Parmi les lutteurs professionnels du Nouveau-Brunswick qui ont connu une belle carrière sur la scène internationale, on retrouve bien sûr les frères Cormier, Yvon (The Beast) et Léonce (Leo Burke), Émile Goguen (Émile Dupré) et son fils René (René Duprée), Stephen Petitpas (Sheik Ali), Robert Maillet (Kurrgan) et Donald Jardine (The Spoiler).

Vous pouvez aussi inclure dans cette liste Tyson Moody (Tyson Dux), un bonhomme de Miramichi qui a œuvré à la WWE, à la TNA, à la ROH et au Japon, entre autres. Comédien à ses heures, Tyson Moody a également interprété l’ex-lutteur Chris Benoit dans le documentaire Dark side of the ring.

Mais saviez-vous que Tyson Moody est parent avec le gardien Daniel Moody des Timberwolves de Miramichi? C’est Daniel qui m’en a fait la révélation cet après-midi. L’ex-portier des Voltigeurs de Drummondville, des Saguenéens de Chicoutimi et du Drakkar de Baie-Comeau m’a toutefois fait savoir qu’ils sont cousins au troisième ou quatrième degré.

Pour le taquiner, je lui ai demandé s’il pensait à son tour tenter sa chance dans la lutte professionnelle et, qui sait, encaisser un jour le RKO de Randy Orton.

Si la question l’a bien fait rigoler, Daniel a quand même pris le temps de dire qu’il allait s’en tenir au hockey pour encore quelques années.

Le grand oublié Guy Salter

La semaine dernière, dans un texte consacré au combattant ultime Christien Savoie, j’ai fait mention que son rêve était de devenir le deuxième Acadien à détenir un titre mondial individuel dans un sport de combat. Le premier étant bien sûr l’ex-champion de kick-boxing Jean-Yves Thériault qui a dominé son sport pendant 15 ans, soit de 1980 à 1995.

Guy Salter

J’en avais aussi profité pour faire mention de quelques combattants qui sont venus bien proche de réussir l’exploit, dont Yvon Durelle (boxe) et Raoul Doucet (kick-boxing).

Un lecteur qui semble connaître fort bien les sports de combat, Jean-Marie Brideau, m’a par ailleurs envoyé un courriel pour me signaler que Guy Salter, qui est originaire de Campbellton, a fait face à deux reprises à Jean-Yves Thériault. Guy Salter a effectivement livré deux combats hors-concours contre le Iceman pendant les années 1980.

Guy Salter a même été champion du Nouveau-Brunswick de kick-boxing de 1983 à 1990, en plus de prendre part à quelques compétitions de karaté plein contact.

Guy Salter est désormais professeur de karaté à Moncton.