«Nous n’aurons pas une société si nous détruisons l’environnement.» (Margaret Mead)

Je fais une promenade matinale, admirant la mer, les oiseaux, le ciel dégagé, les arbres qui dansent dans le vent… Mais, qu’est-ce que c’est que ce truc au sol qui est d’une jolie blancheur, brillant sous un doux soleil? Est-ce un gros champignon? Une épaisse rosée? Je m’approche. Un mouchoir? Un emballage? Non plus. Que Dieu soit loué. Oh! C’est un masque. Ah non! Un masque chirurgical. Un masque qui semble être fabriqué de papier, mais, ne nous leurrons pas. Ces fameux masques contiennent généralement du polypropylène. Du plastique. J’aurais préféré le mouchoir.

Aïe! Il y a un autre masque là-bas, croupissant au fond d’un fossé.

Le président de l’Association canadienne des médecins pour l’environnement (ACME) s’est prononcé sur l’utilisation du plastique à usage unique en temps de pandémie (cape.ca). Il signale qu’il ne faut pas négliger les crises du climat, du plastique et de l’extinction, même si la crise du COVID-19 est d’urgence plus immédiate. Il nous incite à poursuivre les actions qui limitent l’entrée des plastiques dans la biosphère, ceux-ci étant néfastes pour notre santé.

Bien entendu, nous voulons contrôler cette pandémie et protéger notre santé immédiate. Ce faisant, est-il nécessaire d’aggraver le fléau de la pollution plastique lorsqu’il existe des solutions de rechange? Nous savons que plusieurs de ces masques jetables se rendront à nos cours d’eau. Nous mangerons bientôt les particules de microplastique de ces masques dans nos succulents plats de fruits de mer. Miam!

Je comprends qu’il y a quelques établissements où il est souhaitable d’avoir des masques en réserve pour les gens qui oublient les leurs. Heureusement, il y a des compagnies qui fabriquent maintenant des masques compostables et biodégradables. Mieux encore, gardons toujours des masques réutilisables dans notre voiture ou dans notre sac à main.

En commençant l’écriture de cette chronique, je prévoyais également aborder les gants de latex, les visières et bien plus encore. Or, je ne peux m’arrêter d’écrire sur le sujet des masques et je vous ai peut-être cassé les oreilles. J’avoue. Il se peut que vous pensiez maintenant qu’un simple objet comme un masque (ou plutôt des milliards de masques par jour…) me pousse à l’égarement, à un accès de folie. Peut-être bien.

C’est juste que les masques à usage unique symbolisent un retour à la case départ dans la guerre pour la diminution drastique de plastique. (Oh! ça rime!) Ils symbolisent aussi notre société du jetable. (Ça rime moins.) Bon, me voilà repartie sur les masques. Il ne faut vraiment pas que je me lance dans les gants…

J’en profite pour rendre grâce aux créateurs de masques réutilisables et écoresponsables.

Lavons et réutilisons nos masques!

Défi de la semaine

Si vous n’avez pas de masques réutilisables et que vous êtes doué à la couture, fabriquez-en. Si, comme moi, vous ne savez pas à quoi sert la pédale d’une machine à coudre, procurez-vous des masques d’un couturier (ou d’un magasin) de votre municipalité. De surcroît, vous économiserez!