Un astérisque au discours du Trône

Le gouvernement Higgs présentera son discours du Trône, mardi après-midi, à Fredericton. Le premier depuis qu’il est majoritaire à l’Assemblée législative.

On a tous hâte de voir si les progressistes-conservateurs dévoileront enfin leur plan. Les journalistes, les analystes et les partis d’opposition vont se jeter là-dessus comme des mouches sur une banane brune.

On va l’analyser sous toutes ses coutures, remarquer ce qui ne s’y trouve pas et essayer de lire entre les lignes. Il faudra cependant garder une chose en tête; la pandémie n’est pas encore terminée.

Le gouvernement Higgs aura beau donner des détails sur sa réforme de la gouvernance municipale, sur son plan de santé, sur son approche économique ou sur quoi que ce soit d’autre.

Certains de ses projets pourront seulement être réalisés au cours de la prochaine année si la COVID-19 ne vient pas tout foutre en l’air.

Les progrès réalisés par les entreprises pharmaceutiques qui développent des vaccins sont encourageants et le nombre de cas reste très bas au Nouveau-Brunswick. Les dernières éclosions dans le Sud-Est et dans le Restigouche ont été contenues plutôt rapidement. On peut se permettre un brin d’optimisme.

Mais on n’est pas encore sortis du bois. Une montée rapide des nouvelles infections et une régression en phase orange (ou même en phase rouge) d’une ou de plusieurs régions sont encore possibles.

Du jour au lendemain, les projections financières du gouvernement peuvent partir en fumée et la province peut se retrouver sur un pied de guerre.

Je ne dis pas qu’il faudra ignorer le discours du Trône de mardi. Ça reste un exercice important, surtout compte tenu du programme vague présenté par Blaine Higgs lors de la dernière campagne électorale.

Je pense simplement qu’il faudra le prendre avec un grain de sel et réaliser qu’il risque d’être mis de côté très rapidement si la COVID-19 fait des siennes avant la fin de la pandémie.

Veux, veux pas, ce discours sera accompagné d’un astérisque.