La longévité de Patty Blanchard reconnue et saluée

Indiscutablement, la longévité de nos athlètes est une qualité on ne peut plus importante auprès des Néo-Brunswickois. Une semaine après le couronnement du kick-boxeur Jean-Yves Thériault pour avoir été champion du monde pendant 15 ans, c’est maintenant au tour de la coureuse Patty Blanchard d’être auréolée en raison de ses trois décennies parmi l’élite mondiale.

Au terme d’un petit sondage de mon cru auprès de mes amis virtuels sur Facebook, la Dieppoise peut désormais revendiquer la réalisation du plus grand exploit sportif féminin dans l’histoire du Nouveau-Brunswick.

Patty, qui a le mérite d’avoir remporté des médailles d’or sur la scène internationale lors des trois dernières décennies, en plus d’avoir déjà détenu quatre records mondiaux chez les vétéranes, l’a d’ailleurs emporté avec facilité en apparaissant sur 29 des 44 bulletins de vote.

Elle a récolté pas moins de 103 points grâce à 17 votes de première place, trois votes pour un deuxième rang et neuf votes pour une troisième position. À noter que 5, 3 et 1 points étaient respectivement accordés pour chacune des positions.

Et comme les votants l’avaient fait pour le concours masculin, certains ont pris la peine de m’expliquer la raison de leurs choix. Voici ce qu’ils et elles avaient à dire au sujet de la grande Patty.

«Elle est une inspiration pour plusieurs, surtout pour la communauté acadienne. Patty a détenu des records nationaux, comme des records mondiaux dans sa catégorie d’âge. Ce sont des exploits incroyables et admirables», soutient Véronique Omalosanga.

«Elle est une athlète exceptionnelle et mérite de figurer parmi les plus grandes athlètes de notre histoire. Je trouve impressionnant qu’elle soit restée au sommet de son sport (et de sa condition physique) depuis tant de décennies. Qu’elle puisse au fil des années continuer à performer et à se tailler une place parmi les meilleures est un exploit incroyable. Elle est une source d’inspiration», clame Ginette Noël-Thériault.

«Sa longévité fait d’elle une athlète hors du commun», confie Michel Doucet.

«Je l’ai connu à l’Université de Moncton dans les années 1980 et elle domine encore», témoigne Daniel Roussel.

«D’avoir dominé pendant des décennies et détenu des records mondiaux, je n’ai pas besoin d’aller plus loin que ça pour expliquer mon vote», exprime Donald Aubé.

«Sa longévité est un exploit extraordinaire et rare», souligne pour sa part Pierre Gallien.

«Elle continue de gagner dans un sport qui peut être très dur pour ceux et celles qui ne font pas attention. Elle progresse toujours, tout le temps», affirme François LeBlanc.

«Des médailles d’or sur la scène mondiale pendant trois décennies, c’est incroyable», révèle Marc Roy.

«Elle est la reine de la course à pied. Elle a été une pionnière dans son domaine au cours d’une période où la course à pied n’avait pas nécessairement la cote auprès de bien des observateurs», note Bertin Couturier.

«Cette athlète a détenu (et détient encore) de nombreux records canadiens et mondiaux dans une discipline qui ne bénéficie pas d’une très grande visibilité. Elle a suscité l’admiration de nombreuses jeunes filles du Nouveau-Brunswick», fait savoir Jean-Philippe Peretti.

En deuxième position, les votants ont choisi une autre coureuse en Geneviève Lalonde. La spécialiste du 3000m steeple, recordwoman canadienne de cette discipline, a recueilli 78 points (9-9-6).

«J’ai un penchant pour Geneviève Lalonde. Sa facilité à équilibrer sa vie sportive, ses études et ses amis m’a toujours bien impressionné», résume Manon Losier.

«Elle est une source d’inspiration pour la génération un peu plus jeune. Geneviève ne s’est pas arrêtée après ses succès au Jeux d’Acadie. Pour les athlètes qui ont un grand potentiel, le succès s’arrête souvent lorsqu’ils ou elles réalisent que le travail et la discipline sont aussi importants que le talent brut», explique Mario Boudreau.

«D’avoir obtenu de tels résultats sur la scène internationale dans une discipline aussi compétitive est exceptionnel», mentionne Steve LeBlanc.

«Geneviève, c’est un vent de fraîcheur pour l’Acadie et les gens de sa génération. Cette jeune femme ne cesse de nous faire honneur. Elle est inspirante pour nous tous», prétend Bertin Couturier.

«Elle est de classe mondiale et la meilleure au Canada dans ce qu’elle fait», écrit Denis Léger.

La nageuse Marianne Limpert, médaille d’argent au 200m quatre nages aux Jeux olympiques d’Atlanta en 1996, suit en troisième position avec une récolte de 71 points (8-8-7).

«La natation est une discipline très compétitive que j’ai pratiquée au secondaire, alors je comprends que sa performance aux olympiques était phénoménale», exprime Mathieu Fortin.

«J’ai suivi les Jeux Olympique d’Atlanta plus que les autres et c’était pour moi une grande fierté de la voir aller au sein de l’équipe canadienne de natation canadienne», souligne Mario Boudreau.

«Elle est sortie de nulle part. Le Nouveau-Brunswick n’était pas (et n’a jamais été depuis) une force dans cette discipline. Pour en arriver à ce niveau, c’est donc très peu probable. Et pourtant, elle est médaillée olympique», rappelle Donald Aubé.

«En remportant une médaille d’argent à Atlanta, elle a démontré qu’elle ne voulait pas seulement participer», confie Pete Belliveau.

«Elle a été l’idole de plusieurs de mes nageurs à la piscine de Tracadie et je sais qu’elle a inspiré beaucoup de nageurs au niveau de la province. Ses exploits ont procuré une belle visibilité pour le Nouveau-Brunswick», affirme Hubert Hall.

«Une médaille olympique demeure un exploit exceptionnel et admirable, et ce, tous sports confondus. Son exploit demande tellement de travail, de force mentale, de sacrifice et de discipline. Être parmi les trois meilleures au monde dans son sport est tout simplement extraordinaire», analyse Ginette Noël-Thériault.

Pas très loin derrière Limpert, on retrouve la hockeyeuse Stacy Wilson avec 69 points (6-10-9). Stacy a non seulement aidé le Canada à remporter quatre fois le championnat mondial, mais elle a aussi mené l’équipe canadienne, à titre de capitaine, à une médaille d’argent aux Olympiques de Nagano en 1998.

«À l’époque, elle a grandement aidé à mettre le hockey féminin sur la mappe avec ses exploits», raconte Euclide Gautreau.

«Non seulement elle a dominé au hockey pendant plusieurs années, mais elle était aussi une championne provinciale et des Maritimes en badminton. Exceller comme elle l’a fait dans deux sports est assez exceptionnel», souligne François Poitras.

«Stacy a remporté plusieurs médailles nationales et internationales et a représenté notre pays avec fierté. C’est sans oublier qu’elle a aussi été capitaine de l’équipe nationale», indique Véronique Omalosanga.

«J’ai de la difficulté à mettre des athlètes d’un sport d’équipe dans ce genre d’exercice, mais Stacy a été capitaine d’une équipe qui a récolté un grand nombre d’honneurs. C’est aussi une joueuse qui ramassait plus d’un point par match à l’international», affirme Alain Vautier.

«Elle a été une pionnière du hockey féminin alors que le sport commençait juste à être accepté par la société», confie Denis Léger.

Le top-5 est complété par la spécialiste du vélo de montagne Catharine Pendrel avec 36 points (4-5-1). Cette dernière s’est particulièrement illustrée en remportant le Championnat du monde de cross-country à deux reprises.

«Comment peut-on passer à côté de Catharine Pendrel? Deux fois championne du monde, médaillée olympique et j’oublie des victoires en Coupe du monde. Je me souviens aussi de sa médaille d’or aux Jeux Pan-Am, où j’avais le plaisir d’être son entraîneur», raconte Luc Arseneau.

«D’avoir remporté deux fois le Championnat du monde est l’exploit sportif le plus exceptionnel selon moi», fait savoir Richard Basque.

«Je crois fermement que plusieurs athlètes atteignent leur plein potentiel à la fin de la vingtaine, ou au début de la trentaine. Catharine est un exemple parfait. Elle a participé à ses premiers Jeux olympiques à 27 ans, a remporté un premier championnat mondial à 30 ans et gagné sa première médaille olympique à 35 ans. En 2001, tout comme Catharine, j’ai eu le privilège de représenter le Nouveau-Brunswick aux Jeux du Canada à London, en Ontario. Je me souviens que Catharine avait démontré une grande force de caractère en terminant 6e en vélo de montagne, et ce, avec un siège qui avait cassé au début de la course. Après ces Jeux, plusieurs membres de notre équipe ont pris leur retraite de la compétition. Quelques années plus tard, j’apprends que Catharine va participer aux Jeux olympiques de 2008. J’ai failli tomber en bas de ma chaise. Elle a connu toute une carrière et elle pète encore le feu», explique avec enthousiasme Bruno Richard.

Notons enfin la sixième position de la fondeuse Milaine Thériault qui a réussi le rare exploit de prendre part à trois Jeux olympiques consécutifs. La Saint-Quentinoise a amassé 19 points (0-4-7) auprès des votants.

«Milaine a pris part à trois Jeux olympiques dans une discipline favorisant surtout les Européens (très peu d’argent de Sports Canada pour cette discipline). Ça démontre une détermination hors de l’ordinaire et c’est un exploit rarissime pour tout athlète, pas seulement au Nouveau-Brunswick et au Canada, mais aussi au niveau mondial», révèle François Poitras.

«Elle a su maintenir son niveau d’excellence sur une dizaine d’années à l’échelle internationale sans la chance d’avoir une grande équipe pour l’encadrer», mentionne Donald Aubé.

«Une fille du Nord qui participe aux Jeux olympiques, c’est un bel exemple pour nos jeunes. Milaine l’a fait à trois reprises», note Hubert Hall.

«Participer aux Jeux olympiques dans un sport où peu d’athlètes néo-brunswickois et canadiens sont parvenus à faire leur marque relève de l’exploit», souligne Jean-Philippe Peretti.

La semaine prochaine, je terminerai cette série de sondage en m’attardant cette fois-ci sur les plus grands exploits parmi nos équipes sportives.