Où ira Joshua Roy?

Si vous n’êtes pas familier avec les médias sociaux, vous ne savez probablement pas que j’ai causé tout un émoi, samedi, dans le microcosme de la LHJMQ.

Imaginez-vous donc que j’ai révélé que Joshua Roy (photo), le tout premier joueur repêché lors de l’encan de 2019, avait demandé à la direction des Sea Dogs de Saint-Jean de l’échanger.

Selon ce que j’ai pu apprendre, le directeur général Trevor Georgie exigerait cinq choix de première ronde, ou l’équivalent. Par équivalent, on parle bien sûr de joueurs établis.

Bien que le tout n’a pas encore été établi, les chances sont bonnes pour que Roy ait demandé un échange qui l’enverrait de préférence en sol québécois. Si ça s’avère le cas, les destinations possibles sont moins nombreuses qu’on peut s’imaginer.

Avant de commencer l’exercice, gardez en tête que les Sea Dogs sont très gourmands et pourraient bien retarder d’une année (ou deux) leurs intentions de viser la conquête de la coupe du Président.

Cette dernière affirmation est toutefois à prendre avec des pincettes, parce que les Sea Dogs pourraient aussi fort bien décider d’utiliser Roy pour foncer dès cette année. Surtout que Dawson Stairs, qui a lui aussi demandé une transaction, pourrait également rapporter un retour intéressant à Saint-Jean.

Cela dit, des 12 formations du Québec, nous pouvons déjà éliminer les Tigres de Victoriaville, l’Armada de Blainville-Boisbriand, les Foreurs de Val-d’Or et les Cataractes de Shawinigan du derby Roy.

D’abord parce qu’ils visent le championnat dès cette saison et qu’il serait ridicule de penser qu’ils puissent envisager d’investir autant sur un joueur de 17 ans à ce stade-ci de leur cycle. Après tout, aussi bon que ce soit Roy, le talentueux hockeyeur de Saint-Georges-de-Beauce n’est quand même pas Sidney Crosby.

Vous pouvez également soustraire de l’équation les Saguenéens de Chicoutimi et, dans une moindre mesure, les Voltigeurs de Drummondville parce qu’ils n’ont pas la banque de choix nécessaire pour réaliser une telle transaction.

Je doute également très fort de voir les Huskies de Rouyn-Noranda se lancer dans un marchandage du genre parce que ce n’est pas dans leurs habitudes. Les Huskies aiment reconstruire par le repêchage, pas via les transactions.

Enfin, il serait farfelu de penser que les Olympiques de Gatineau seraient prêts à sacrifier leurs brillants jeunes espoirs actuellement avec l’équipe. Ça ne ferait aucun sens.

Il ne nous reste donc plus que le Drakkar de Baie-Comeau, l’Océanic de Rimouski, les Remparts de Québec et le Phoenix de Sherbrooke.

À l’exception de Sherbrooke qui avait vidé ses coffres la saison dernière, le Drakkar, l’Océanic et les Remparts ont tous en commun d’avoir une bonne banque de choix au repêchage pour les trois prochaines années.

Pour ce qui est de Sherbrooke, c’est surtout la qualité des vétérans disponibles qui rend cette équipe intéressante pour les Sea Dogs. Mais cela, pourvu que les représentants de la Ville portuaire décident de foncer cette année et l’an prochain.

Si c’est le cas, ne soyez pas surpris si le Phoenix offre aux Sea Dogs des bonshommes comme Samuel Poulin et Patrick Guay avec deux bons choix au repêchage.

Mais, en toute honnêteté, je penche plutôt du côté de Baie-Comeau. Je suis pas mal convaincu que le Drakkar fera tout en son pouvoir pour remporter la mise.

Les meilleurs espoirs des Wildcats

Tout récemment, je vous ai dressé ma liste des cinq meilleurs espoirs du Titan d’Acadie-Bathurst qui n’évoluent pas encore avec l’équipe.

Ils sont dans l’ordre les attaquants Joshua Nadeau (Blizzard d’Edmundston) et Cameron MacLean (Knights de Charlottetown), le défenseur Carter Ansems (Wildcats de Valley), ainsi que les gardiens Jack Howatt (Knights de Charlottetown) et Charlie Zolin (Bulldogs de Yale).

Comme promis, je vous offre cette fois-ci mon top-5 du côté des Wildcats de Moncton.

Dans l’ordre, donc, ils sont le défenseur Ryan Hopkins (Spartans de Stanstead), le centre droitier Cameron Lund (Bruins jr. de Boston), l’ailier gauche Jake Rozzi (Selects Academy), le centre gaucher Nathan Casey (Red Wings de Fredericton) et le gardien Justin Katz (Whalers de Cap Cod). Ils sont tous âgés de 16 ans.

Parlant de Katz, avec l’arrivée de Vincent Filion à Moncton, ne soyez pas surpris si l’agent de ce dernier donne un coup de fil à Ritchie Thibeau pour s’informer quant à l’avenir de son client avec les Chats Sauvages.

«Tu n’as jamais assez de bons gardiens, m’a d’ailleurs révélé Thibeau à ce sujet. Il faut que tu fasses ta place et ça se joue sur la glace.»

Je lui ai alors mentionné que Filion partait quand même avec une bonne longueur d’avance étant donné le prix qu’il avait coûté à l’organisation. Thibeau m’a donné raison.

Bref, attendez-vous à ce que Katz change d’équipe. Si ce n’est pas dans les deux prochaines semaines, ce sera pendant le week-end du repêchage en juin.

Katz évolue cette saison pour la formation des moins de 16 ans de Cap Cod, dans le Massachusetts, où le Québécois présente une moyenne de buts alloués de 1,43. Il a également remporté sept de ses huit départs.

Drew Toner avec le Bleu et Or?

Après Vance, Terry, Scott et Denis, les Aigles Bleus de l’Université de Moncton pourraient bien accueillir dans leurs rangs un autre Toner la saison prochaine.

Car voyez-vous, Drew Toner dispute actuellement sa dernière saison dans la Ligue junior des Maritimes et après lui en avoir parlé, il est clair que la vedette des Rapides de Grand-Sault voit le Bleu et Or comme une option.

«C’est un rêve pour moi de jouer au niveau universitaire, dit-il. Je garde cependant toutes les options devant moi, que ce soit dans la NCAA ou encore dans une université canadienne. C’est sûr que les Aigles Bleus, avec toute l’histoire qu’il y a entre cette équipe et les Toner, sont une option, mais ce n’est pas la seule. Je donne tout ce que j’ai cette saison afin de m’ouvrir le plus de portes possibles.»

Drew, un ailier droit, montre une fiche de six buts et 19 passes pour 25 points en 14 matchs cette saison. Il occupe le troisième rang des meilleurs pointeurs de la LHM.

Le fabuleux destin d’un joueur sans nom

J’ai une petite devinette pour vous. Ça va comme suit.

Ce joueur a été échangé quatre fois dans les huit derniers mois, transactions qui ont impliqué entre autres Tristan Roy et Jacob Melanson. Pourtant, ce joueur ne possède toujours pas de nom. Qui est-il?

Si vous avez trouvé la bonne réponse, je vous soupçonne d’être un brin tricheur et d’avoir utilisé internet pour vous aider.

Bref, pour les autres, la bonne réponse est le choix de quatrième ronde des Remparts de Québec en 2021.

Ce choix de quatrième tour a entamé sa carrière de grand voyageur le 3 juin quand Patrick Roy l’a échangé aux Tigres de Victoriaville, en compagnie d’une sélection de troisième ronde, afin de mettre la main sur le choix de deuxième tour des Félins en 2022.

Le 6 septembre, M. Choix-de-4e-tour-2021-des-Remparts, ainsi que son pote M. Choix-de-2e-tour-2021-des-Voltigeurs, quittent Victoriaville en direction de Bathurst. Tristan Roy fait le chemin inverse.

Vous me suivez toujours?

Le 20 décembre, dès l’ouverture du marché des transactions, M. Choix-de-4e-tour-des-Remparts retourne à la maison, alors que le Titan obtient en retour Jacob Melanson et deux choix au repêchage pour 2021. Son pote des Voltigeurs l’accompagne à Québec de même que trois autres sélections de 2022 et 2023.

L’histoire ne se termine pas là puisqu’il faut croire que Patrick Roy l’a pris en grippe. Dès le lendemain, le 21 décembre, il est envoyé à Val-d’Or afin que le grand manitou de l’équipe de la vieille capitaine puisse récupérer son homonyme cadet, M. Choix-de-4e-tour-2022-des-Remparts.

Ça en fait du vécu pour un joueur qui n’a toujours pas de nom.