«L’amour est tout ce que nous avons, le seul moyen que chacun puisse aider l’autre.» – Euripide

Je suis en train de lire un livre de Deepak Chopra (Le livre des secrets, 2011), un grand penseur que j’estime.

Il parle de la façon d’entrer en relation avec un proche qui s’est enlisé dans la souffrance morale.

Il énumère des formules qui peuvent être exprimées à l’être cher durant la période difficile qu’il traverse. Je vous écris ces douces phrases de soutien (voir encadré) au cas où elles pourraient vous être utiles pour accompagner quelqu’un.

Ou bien peut-être que, comme moi, certaines d’entre elles vont se faufiler jusqu’à votre âme comme si elles vous étaient destinées.

Il est normal d’éprouver de la douleur psychique. Or, lorsque l’on s’agrippe à cette douleur, elle se fait souffrance. Puis la souffrance s’installe, hélas, un peu trop confortablement. Comme plusieurs d’entre vous, j’ai connu cet état-là de près. Qu’il s’agisse de dépression, d’angoisse ou de dépendance, on croit ne pas pouvoir y échapper. On croit ne pas avoir la maîtrise de cette souffrance. Ces croyances de désespoir peuvent s’ancrer en soi et il faut les secouer et les transformer afin de s’en sortir.

Lorsqu’un être cher est tout près, sans juger, c’est comme un baume au cœur. Cette présence ne règle pas la situation, mais elle apporte soulagement.

Mise en garde

Lorsque l’on choisit d’être présent pour quelqu’un, il y a un grand piège à éviter: entrer dans la souffrance de l’autre. Il est facile de tomber dans ce vilain piège et absorber la détresse de l’autre. Force est de constater qu’il y a une frontière entre l’empathie et la souffrance et que souffrir avec la personne n’aidera pas celle-ci à se libérer de ses croyances et de son état. S’il est trop difficile de respecter ces limites, il est mieux de prendre du recul et trouver de la relève.

Phrases de soutien

– J’ai de la sympathie pour toi. Je sais que tu vas t’en sortir.

– Tu n’es pas obligé de te sentir d’une certaine façon, juste pour me faire plaisir.

– Je vais t’aider à t’en sortir.

– Tu n’as pas à avoir peur de m’éloigner.

– Je ne m’attends pas à ce que tu sois parfait. Tu ne me déçois pas.

– Cette douleur que tu ressens, ce n’est pas le toi véritable.

– Tu peux avoir la place dont tu as besoin, mais je ne te laisserai pas seul.

– Je serai aussi vrai que possible avec toi.

– Je n’aurai pas peur de toi, même si toi tu peux avoir peur de ta douleur.

– Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour te montrer que la vie est encore belle, et la joie possible.

– Je ne peux pas me sentir responsable de ta douleur.

– Je ne vais pas te laisser te cramponner à ta douleur – nous sommes ici pour dépasser cela.

– Je prends ta guérison au sérieux, autant que mon bien-être.

Défi de la semaine

Si vous accompagnez une personne dans sa souffrance, dites-lui que vous êtes à ses côtés. Tout simplement. Puis rappelez-vous que vous n’êtes pas du tout responsable de la sauver.