Le fameux mois de janvier 1958…

Dimanche, ce sera le 63e anniversaire du premier des six combats livrés par Yvon Durelle en 1958 avant son fameux match contre le champion mondial des mi-lourds Archie Moore, le 10 décembre au Forum de Montréal.

Le 31 janvier de cette année on ne peut plus historique pour le sport néo-brunswickois, soit 13 jours après le premier match dans la Ligue nationale de hockey de Willie O’Ree dans l’uniforme des Bruins de Boston face aux Canadiens de Montréal, le boxeur de Baie-Sainte-Anne affrontait le jeune Clarence Hinnant. Ce dernier était considéré à l’époque comme l’étoile montante de la boxe. D’ailleurs, Durelle avait déjà subi une défaite par TKO devant ce même Hinnant un an plus tôt à Miami.

Pour ce combat revanche, Durelle a aisément triomphé par arrêt de l’arbitre à mi-chemin pendant le septième engagement d’un combat prévu pour 10 assauts au Madison Square Garden de New York.

L’arbitre Harry Kessler a mis un terme au combat quand Hinnant, acculé dans un coin et sans défense, encaissait sans aucune riposte une volée de coups de l’Acadien. «Hinnant n’était plus en mesure de se défendre. Il avait les yeux vitreux et chancelait», a révélé aux médias Kessler après le combat.

Pour plusieurs, c’est cette victoire, et cela en dépit de sa défaite par TKO au même endroit devant Tony Anthony 42 jours plus tard, qui a permis à Durelle d’obtenir le statut de véritable prétendant au titre mondial des mi-lourds.

Il y a 95 ans…

Aujourd’hui, le 26 janvier, coïncide avec le 95e anniversaire du combat qui a opposé l’Ontarien George Fifield à l’Américain Frankie Quill que les deux hommes ont livré à Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick. Fifield l’avait emporté par knock-out dès la deuxième reprise.

Pourquoi je vous parle de George Fifield dans cette chronique? Tout simplement parce que ce dernier porte le même nom de famille que Billy Fifield, un bonhomme que Yvon Durelle a affronté à deux reprises au milieu des années 1950. Je me demande même si le premier n’est pas le papa du second. Les dates coïncident (George est né en 1904 et Billy a vu le jour en 1927) et ils sont originaires tous les deux de Toronto. Je n’ai malheureusement pas pu obtenir de réponse malgré mes recherches et un appel à l’aide sur les médias sociaux.

Et tandis que j’y suis, sachez que Durelle a remporté ses deux combats contre le «possible fiston» de George.

Le premier duel, présenté le 24 mai 1954 à Glace Bay, s’était soldé par une victoire par K.O. de Durelle au 10e engagement. Quatorze mois plus tard (28 juillet 1955), cette fois-ci à Moncton, Durelle s’était fait beaucoup plus expéditif en envoyant Fifield au pays des rêves dès le premier assaut.

Il y a 30 ans…

Pour en terminer avec la boxe, c’était lundi le 30e anniversaire du match nul que Jacques LeBlanc a livré à Johnny Gutierrez, le 25 janvier 1991 au Diplomat Hotel de Hollywood, en Californie.

Les deux hommes se retrouveront sept mois plus tard au Kelly Field de Moncton, où l’Acadien au célèbre menton d’acier l’emportera cette fois-ci par décision unanime des juges.

La tristesse de partir

À ceux et celles qui se demandent si les hockeyeurs de la LHJMQ n’en font pas un peu trop une fois qu’ils ont été échangés en déclarant, la voix parfois brisée par l’émotion, qu’ils sont tristes de quitter leur équipe de la LHJMQ, je vous précise qu’on parle ici de jeunes individus dont le vécu n’a rien à voir avec la majorité d’entre nous.

À 19 ou 20 ans, quand tu viens d’investir quatre années (ou un peu plus) de ta jeune vie à la poursuite de ton rêve auprès de coéquipiers, de dirigeants, de nouveaux amis et d’une famille de pension que tu as appris à aimer, et tout cela en étant déraciné de ta famille immédiate, d’avoir à laisser tout ça derrière soi est un énorme choc à encaisser.

Si je vous raconte ça, c’est parce que j’ai reçu un message d’un «ami virtuel» sur Messenger qui, le plus sérieusement du monde, m’a confié qu’il ne croyait pas une seconde que tel joueur était malheureux de quitter son équipe et qu’il était hypocrite de verser des larmes de crocodile. Il m’a également révélé, et je le cite: «Tout ce qu’il voulait c’était juste de sacrer son camp de là».

Cet «ami virtuel» doit être terriblement malheureux pour manquer autant de compassion.

Julien n’a pas chômé

Le directeur général du Phoenix de Sherbrooke Stéphane Julien a été le plus actif parmi tous ses homologues de la LHJMQ pendant la dernière période des transactions. Il a réalisé pas moins de neuf échanges.

Depuis le 20 décembre, Julien a liquidé, entre autres, les vétérans Bailey Leah, Benjamin Tardif, Jaxon Bellamy, Patrick Guay, Xavier Bernard et Samuel Poulin.

Il a toutefois permis au Phoenix d’ajouter dans ses coffres cinq choix de première ronde, sept sélections de deuxième tour et trois autres de troisième ronde. C’est sans oublier les acquisitions de trois jeunes espoirs en Milos Roelens, Justin Gill et Xavier Labbé.

Du bon boulot de la part de Stéphane Julien.

Deux d.g. suivent ensuite avec huit transactions à leur palmarès, soit Pascal Daoust à Val-d’Or et Sylvain Couturier à Bathurst.

Le d.g. du Drakkar Pierre Rioux n’est pas en reste, lui qui a conclu sept trocs depuis le 20 décembre.

Le directeur des opérations hockey des Wildcats Ritchie Thibeau vient au septième rang avec cinq échanges.

À noter que les Mooseheads de Halifax sont la seule équipe à ne pas avoir effectué d’échanges. Ça fait changement avec l’an dernier, alors que Cam Russell s’était gâté avec 10 transactions pendant la même période.