C’est à notre tour

Jusqu’en fin de semaine dernière on se sentait «ben aise» à Terre-Neuve-et-Labrador! Un cas de COVID-19 par-ci par-là – toujours lié à un retour de voyage – bref, mis à part les masques omniprésents, on se sentait bien chanceux!

Et puis, catastrophe, une dizaine de cas, puis le double et mercredi, 53 cas plus une trentaine de cas présumés dans la région de la capitale. Résultat? Nous sommes tous reconfinés. Les écoles sont fermées, toutes les activités et sorties sont annulées et la fameuse bulle familiale est de retour, tout cela pour au moins quinze jours.

La responsable de la santé publique, Dre Fitzgerald, nous a expliqué ce qui s’était passé: le virus est entré, avec une seule personne, dans une école et s’est propagé dans d’autres via des activités sportives. Et puis – parce que nous n’avions plus assez peur et n’étions plus assez prudents – le virus s’est étendu à des milliers de gens en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. Et la docteure prévient: le nombre de contaminations va continuer à augmenter dans les jours à venir.

Pendant ce temps, que faire de l’élection provinciale de samedi? Je n’ai pas eu le courage d’aller éplucher la Loi électorale pour voir ce qu’elle permet, mais le Directeur provincial des élections semble dépassé: non seulement les électeurs ne sont pas chauds pour se rendre aux urnes samedi (en passant, 33 000 personnes ont déjà voté), mais les personnes engagées pour superviser le scrutin se désistent.

Je suppose que le vote dans les circonscriptions touchées peut être repoussé un peu tandis que le reste de la province ira voter normalement. Le problème, c’est que 52% des habitants de la province vivent ici. Alors, à quoi bon publier les résultats du vote, samedi soir? Comme aux États-Unis, il faudra peut-être attendre deux semaines ou plus pour savoir qui a gagné.

Le premier ministre sortant, Andrew Furey, a fait le pari, en déclenchant les élections à la fin janvier, que tout irait bien, comme ce fut le cas dans trois autres provinces. Oups!