Des résultats quand ça lui chante

En politique comme dans sa carrière professionnelle d’autrefois, Blaine Higgs aime l’action et les résultats. Les indicateurs de performance, c’est un peu son obsession. Il adore ce qui est concret et qui peut être mesuré et a peu de patience pour les objectifs flous et les progrès vagues.

Malheureusement, la dévotion du premier ministre pour les résultats s’étend rarement aux dossiers envers lesquels il éprouve peu d’intérêt. C’est notamment ce qui explique que la révision de la Loi sur les langues officielles n’est toujours pas commencée, que la réconciliation avec les peuples autochtones s’en va nulle part et que la province ne fait à peu près rien de concret pour lutter contre la crise du climat.

C’est aussi pour cette raison que près d’une année après le début de la pandémie, l’Assemblée législative est toujours incapable de tenir des séances virtuelles pour ses travaux ordinaires à 49 députés.

L’Assemblée législative s’est pourtant dotée de la technologie nécessaire en décembre après plusieurs mois de tergiversations. Quelques réunions en comité ont eu lieu depuis en mode partiellement virtuel sans problème majeur. Afin d’utiliser la même méthode pour les travaux ordinaires, le consentement unanime des députés ou un débat suivi d’un vote d’une majorité de députés est toutefois nécessaire. C’est ici que le manque apparent d’intérêt du premier ministre envers ce dossier explique l’absence de résultat. Jusqu’ici, M. Higgs n’a pas eu recours à la discipline de parti pour obliger ses députés à consentir immédiatement aux séances virtuelles à 49 élus. Il n’a pas non plus ordonné à son caucus de voter pour un changement aux règlements afin d’autoriser les séances virtuelles. Il n’a même pas exercé son leadership pour que le gouvernement amorce un débat sur la question.

Le dirigeant chez Irving Oil Blaine Higgs ne serait certainement pas satisfait des résultats obtenus par le premier ministre Blaine Higgs dans ce dossier.