Qui l’eut cru?

Il y a un an, je finissais mes valises pour partir près de deux mois en Espagne. Après une tempête de neige historique qui avait enseveli Saint-Jean pendant une semaine et un hiver particulièrement dur, nous nous sentions épuisés! Et, comme les enfants, on comptait les «dodos» jusqu’au jour du départ. Un an plus tard, une bonne somme d’argent de perdue et des billets d’avion inutilisés dont on espère toujours le remboursement, nous sommes encore tout aussi confinés que lors de notre «Snowmaggedon» et les valises ont depuis longtemps retrouvé leur place à la cave.

Je ne vous cache pas que j’en ai passablement marre de toute cette situation, marre de n’entendre parler que de virus, de variants, de Covid, de bulle familiale et de désinfectant. Marre d’être coincée chez moi à la fois par le confinement et par la neige et la glace: pas de marche, pas de piscine. Juste la télé, la lecture et l’écriture.

Mais, comme je tente désespérément de trouver du positif quelque part, il n’est pas inutile de constater que nous avons plus de ressources intérieures que nous le croyons: il y a un an, je disais à tout celui qui voulait bien m’écouter que j’étais au bout du rouleau. Manifestement, mon rouleau était plus long que je ne le pensais puisqu’un an après, je suis encore là et saine d’esprit (du moins, je pense).

Je crois aussi que nous avons fait la plus longue et la plus dure portion de ce chemin pandémique. Que nous en savons beaucoup plus sur ce virus qu’au mois de mars l’an dernier et, qui plus est, que le génie humain nous a permis d’accéder aux vaccins en un temps record. Autant de raisons d’espérer.

Un anonyme a écrit un jour: «Et le printemps aura toujours le même hiver à vaincre.» et c’est ce que je me répète comme une incantation. Ce qui est vrai pour le passage des saisons l’est aussi pour tout le reste de notre existence. «Tout passe» chantaient nos ancêtres. Oui, même une pandémie.