Universités – à quand un retour à la normale?

Le voile se lève peu à peu sur les conséquences néfastes de la COVID-19 dans les universités. Frappée de plein fouet par cette pandémie du 21e siècle, la vie universitaire a été profondément bouleversée tant pour les étudiants que pour le corps professoral.

L’expérience universitaire n’est pas seulement de suivre des cours dans le cadre d’un programme pour obtenir un diplôme mais également côtoyer d’autres étudiants et participer à toute une gamme d’activités scientifiques, sociales et culturelles. C’est l’occasion de rencontrer des camarades dont certains deviendront des amis pour toute une vie.

Des témoignages de plus en plus nombreux et percutants d’étudiants sont partagés sur les médias sociaux et dans la presse. L’être humain est par nature grégaire. Il n’est pas fait pour mener une vie solitaire. L’idée qu’une année universitaire puisse se dérouler dans une chambre avec comme tout contact humain un écran d’ordinateur pour y suivre ses cours en ligne est insoutenable.

Le défi de l’enseignement en ligne n’est pas réservé seulement aux étudiants mais également au corps professoral. La très grande majorité des professeurs n’ont pas été formés pour livrer leurs connaissances avec des plateformes numériques comme Zoom. Comment motiver une salle de classe virtuelle surtout si elle comporte un très grand nombre d’étudiants? La fatigue psychologique peut s’installer des deux côtés de l’écran tant pour les étudiants que pour les enseignants.

Les petites universités à taille humaine comme l’Université de Moncton permettent un contact personnalisé entre les étudiants et le corps professoral. Comme la majorité des classes sont petites, les enseignants peuvent facilement connaître individuellement leurs étudiants. Nous avons à défaut d’une imposante gamme de cours et de programmes que l’on retrouve dans les universités de grande taille, un enseignement davantage personnalisé.

Si les vaccins peuvent aider à contenir la COVID-19, il est à souhaiter que la rentrée universitaire l’automne prochain puisse se dérouler en présentiel sur les campus. Certaines universités comme celle de Sherbrooke ont malgré la pandémie fait des efforts pour offrir des cours dans les salles de classe.

On ne peut pas en dire autant du campus de Moncton de l’Université de Moncton où la très grande majorité des cours ont été offerts en ligne au semestre d’automne et à celui de l’hiver. Il est à souhaiter que celle-ci puisse dès maintenant préparer au besoin la prochaine rentrée universitaire dans un mode hybride si la pandémie n’est pas encore contenue.

Ceci dit, il est important de souligner les efforts importants de l’Université de Moncton dans la livraison de ses programmes à distance en raison de la COVID-19. Des ressources notables ont été déployées pour aider les étudiants et le corps professoral à relever les défis de l’enseignement sur des plateformes numériques.

Le travail exceptionnel de la Direction générale des technologies de l’Université de Moncton mérite d’être particulièrement souligné. L’expertise et la disponibilité de son personnel ont permis au corps professoral de maîtriser les nombreuses facettes techniques afin d’offrir un enseignement de qualité.