«La sieste est une courtoisie que nous faisons à notre corps exténué par le rythme brutal de la ville.» – Dany Laferrière

Vous vous demandez s’il vous ferait du bien de vous reposer davantage? Vous vous sentez dans l’obligation de faire mille et une choses sur-le-champ? Vous vous sentez coupable lorsque vous vous prélassez?

A (conseillère): Bonjour! Quelle est la raison principale de ta consultation aujourd’hui?

B (client): Je me sens fatiguée, surmenée.

A: Pourquoi penses-tu te trouver dans cet état?

B: J’ai deux ados, je travaille, mon conjoint aussi, et je manque de temps. En soirée, je me transforme en chauffeur de taxi, non rémunérée! pour mes fils. Bref, je suis trop occupée et je cours tout le temps.

A: Quand prends-tu le temps de te reposer?

B: Oh! Mes collègues me disent que je ne sais pas relaxer. Mais, le vendredi soir, j’arrive à relaxer. On commande de la pizza et on regarde un film. J’adore les vendredis.

A: D’accord. À quel autre moment prends-tu le temps de te détendre?

B: Euh… Jamais. La fin de semaine, il y a du ménage à faire, les garçons ont des activités, je dois faire de l’exercice… Et le lundi, tout recommence!

A: Je vois. Et dans ce monde agité, il t’arrive de prendre une sieste?

B: Une sieste? C’est quoi ça? Ha! ha!

A: Il t’arrive de t’asseoir pour faire de la lecture ou une autre activité tranquille qui te plaît?

B: Certainement. Quand je pars en vacances.

A: Il t’arrive de dire: «Débrouillez-vous tout seuls, j’ai besoin de me reposer»?

B: À la fête des mères. Uniquement.

A: Bon, et si tu te reposais un moment lors d’un jour ordinaire (!), comment te sentirais-tu?

B: Euh… Mal… Je me sentirais coupable…

A: Pourquoi?

B: Il y a tant à faire!

A: Je t’entends, crois-moi, mais la liste de choses à faire est interminable. C’est ta responsabilité d’établir tes propres limites. Permets-moi de te poser une question sérieuse: veux-tu réellement te sentir mieux, plus équilibrée?

B: Euh… Oui… Je pense que oui…

A: Les tâches à réaliser ne sont pas plus importantes que toi, ta personne. Le repos est un facteur essentiel de la santé globale et, présentement, tu le négliges. Il me semble que tu ne t’accordes pas le droit de te reposer.

B: J’avoue que je ne m’accorde pas ce droit.

(Deux minutes de silence s’ensuivirent où le sentiment de culpabilité face au repos semble faire place à un sentiment de dignité personnelle.)

A: Une transformation des perceptions et des croyances est de mise. La solution demeure dans le respect de soi et de ses besoins… Je ne dis pas que ta vie sera désormais de tout repos, loin de là, mais tu peux faire des choix différents et t’accorder le droit fondamental au repos. Sans te sentir coupable.

B: C’est vrai. Et en plus, j’économiserais sur le café! Ha! ha! Blague à part, je choisis maintenant de me reposer davantage.
A: Ha! ha! C’est un bon début. Il y a sûrement d’autres raisons qui expliquent ta fatigue, mais une chose à la fois. Un petit repos à la fois…

Bon repos à tous!

Défi de la semaine

N’attendez pas le vendredi soir ou les vacances pour vous détendre. Sachez que, comme tout être humain, vous êtes digne de repos. Au besoin, ajustez votre agenda un peu. Ou beaucoup. Puis, goûtez à l’art de vivre.

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