Elijah Francis excité pour Elsipogtog

Elijah Francis a vécu plusieurs belles aventures depuis ses débuts dans le hockey organisé.

Il a joué son hockey bantam AAA et midget AAA au collège Notre-Dame, en Saskatchewan, où il a eu comme compagnon de jeu au sein de la brigade défensive un certain Cale Fleury, aujourd’hui considéré comme l’un des beaux espoirs des Canadiens de Montréal.

Puis, après avoir été repêché en deuxième ronde (29e au total) par le Titan d’Acadie-Bathurst lors de l’encan de 2014, Francis a choisi d’entamer son hockey junior en Suède avec la formation M20 de Malmö. Il demeure d’ailleurs, encore à ce jour, le seul Canadien à avoir porté l’uniforme de cette équipe en 20 ans d’histoire.

Pendant les Fêtes de 2014, Elijah Francis est toutefois revenu en sol canadien pour se joindre au Titan.

Sans doute en raison des blessures qui l’ont forcé à rater plusieurs parties au fil des saisons, les gens ont oublié que Francis fait partie des trois joueurs qui possédaient le plus d’ancienneté au sein de l’organisation lors des conquêtes des coupes du Président et Memorial au printemps de 2018. Les deux autres sont Jeffrey Viel et Samuel L’Italien.

Mais n’en déplaise au Centre régional K.-C.-Irving, où il a tout de même passé de très beaux moments, si jamais vous demandez à Elijah Francis de vous nommer le nom de son aréna préféré, il vous répondra immédiatement le Centre récréatif Chief Young Eagle.

Originaire d’Elsipogtog, Francis a appris avec bonheur la sélection de la Première nation au concours national Kraft Hockeyville. Rappelons que ce triomphe est accompagné d’un prix de 250 000$, d’un match préparatoire de la Ligue nationale de hockey et d’un don de 10 000$ pour l’achat d’équipement de la part de l’Association des joueurs de la LNH.

J’ai eu l’occasion de recueillir la réaction d’Elijah à la suite de l’annonce du commissaire de la LNH Gary Bettman, samedi dernier.

«Cette patinoire a été ma deuxième maison. Dès mon jeune âge, ç’a été un endroit où j’ai pu être vraiment moi-même pendant une heure tout en m’amusant. J’ai tellement de bons souvenirs dans cet aréna. C’était émouvant de voir toute la communauté réunie pour une cause commune. Et après avoir appris la victoire, j’ai eu l’impression qu’une nouvelle vie commençait. Je suis très excité pour la communauté et je le suis tout autant pour les prochains joueurs de hockey qui pourront se développer et rêver de rendre au plus haut niveau», m’a raconté l’ancien numéro 45 du Titan.

En passant, j’ose espérer que la LNH aura la bonne idée de faire en sorte que les Blackhawks de Chicago soient l’une des deux équipes invitées à disputer le match préparatoire. Après tout, c’est au sein de cette équipe qu’Everett Sanipass a donné ses premiers coups de patin dans la LNH, elle qui avait fait de l’enfant chérie d’Elsipogtog son choix de premier tour (14e au total) en juin 1986.

Ce n’est d’ailleurs pas rien si la quasi-totalité des équipes de hockey d’Elsipogtog est appelée les Hawks.

Mario Pouliot sous enquête

Le seul entraîneur-chef qui peut se vanter de compter sur deux bagues de la coupe Memorial dans l’histoire de la LHJMQ, Mario Pouliot, se trouve dans l’eau chaude à la suite d’une chronique du journaliste Alexandre Pratt du quotidien La Presse.

Selon ce dernier, le directeur général et entraîneur-chef des Huskies de Rouyn-Noranda a récemment fait l’objet d’une enquête du circuit pour son comportement «inapproprié» auprès de collaborateurs.

Selon ce qu’on y apprend, la ligue avait également dû intervenir pour les mêmes raisons lors des passages de Mario Pouliot à Baie-Comeau et à Bathurst.

Si le texte du journaliste de La Presse ne fait aucunement mention des faits qui lui sont reprochés, il semble toutefois que cinq collaborateurs disent conserver de mauvais souvenirs de leur ancien patron.

J’avoue avoir été fort surpris d’apprendre tout ça vendredi matin, d’autant plus que j’ai toujours eu une excellente relation avec Mario Pouliot. En tout temps, il a été disponible pour répondre à mes questions et il s’est toujours fait un devoir de me rappeler dès que possible.

Cela dit, si Mario Pouliot s’avère avoir un problème de comportement, j’ose croire qu’il saura corriger le tout, quitte à demander de l’aide professionnelle. Parce qu’un fait demeure, ce gars-là reste tout un entraîneur de hockey.

D’ailleurs, quelques joueurs ont tenu à prendre sa défense dans les dernières heures, dont la nouvelle acquisition des Aigles Bleus de l’Université de Moncton, Alexis Arsenault.

L’ex-capitaine des Huskies a écrit sur Twitter: «Mario Pouliot est un passionné et un entraîneur très exigeant envers ses joueurs. Il a été mon entraîneur pendant plusieurs années et je serai toujours reconnaissant pour tout ce qu’il a fait pour moi. C’est une personne intense qui veut le meilleur pour l’équipe. Il veut le 110% de chaque individu. Sa mentalité a permis aux Huskies de connaître extrêmement de succès lors des dernières années et personne ne pourrait lui enlever ses championnats».

L’ancien coordonnateur des médias numériques et directeur des communications du Titan, Bryan Willett, a lui aussi tenu à prendre position en faveur de Mario Pouliot.

«J’ai eu la chance de travailler avec Mario pendant trois ans alors que j’étais membre du bureau du Titan d’Acadie-Bathurst à divers titres. Pendant tout ce temps, je n’ai été traité qu’avec classe et respect par cet homme. Je n’avais rien à voir avec les joueurs de son vestiaire dans mes rôles dans l’équipe, mais il m’a fait me sentir aussi bien que si j’avais été l’un de ses joueurs. Il exigeait le meilleur de tout le monde, lui inclus. Il m’a aussi aidé à devenir plus confiant en mes capacités pendant les moments où je manquais de cette confiance. Je lui en serai éternellement reconnaissant. Je n’ai que du respect pour l’homme et je lui souhaite bonne chance et un bon rétablissement», a témoigné Bryan Willett, qui a travaillé pour le Titan de 2014 à 2017.

Je vous rappelle que Mario Pouliot est au repos forcé en raison d’un malaise cardiaque subi le mois dernier.

Lukas Cormier ne dérougit pas

Rien n’est encore joué, mais Lukas Cormier est en excellente position pour établir un nouveau record dans la LHJMQ, soit de devenir le premier défenseur à terminer une saison dans le top-5 des meilleurs pointeurs de la ligue.

En fait, l’Acadien de Sainte-Marie-de-Kent est déjà assuré d’égaler l’actuelle marque de Guillaume Gélinas, des Foreurs de Val-d’Or, qui avait pris le septième échelon en 2013-2014.

L’arrière des Islanders de Charlottetown est actuellement installé au quatrième rang avec 50 points (16-34), à égalité avec le capitaine du Titan d’Acadie-Bathurst Mathieu Desgagnés (23-27).

Les rencontres du week-end, qui marqueront en passant la fin du calendrier régulier, s’annoncent forts intéressantes puisque Elliot Desnoyers, des Mooseheads de Halifax, et Ryan Francis, des Sea Dogs de Saint-Jean, ne sont actuellement qu’à un et deux points de Cormier et Desgagnés.

Je l’ai déjà dit et je vais probablement le redire dans un prochain texte, les Golden Knights de Vegas ont vraisemblablement réalisé un vol, l’automne dernier, en faisant de Cormier son choix de troisième ronde (68e au total).

Tout un marqueur ce Bennett MacArthur

Chez le Titan, Bennett MacArthur n’arrête pas de remplir le filet depuis la reprise des activités en mars. Lors de ses 17 derniers duels, le Prince-Édouardien a enfilé pas moins de 19 buts et ajouté neuf mentions d’aide pour 28 points.

Moi qui pendant la période des Fêtes se demandait si Mario Durocher allait pouvoir compter sur un marqueur de buts la saison prochaine, j’ai maintenant ma réponse.

Dire que ce gars-là n’a même pas été repêché.