«Il y a assez de tout dans le monde pour satisfaire aux besoins de l’homme, mais pas assez pour assouvir son avidité.» – Gandhi

J’achète parfois des fraises biologiques. Je soutiens l’agriculture sans pesticides.

Mais… j’en achète en avril.

J’ai une demeure relativement écoénergétique. J’évite le gaspillage d’énergie.

Mais… j’habite une maison individuelle (et non une maison jumelée ni un appartement).

J’utilise ma voiture le moins souvent possible. Je limite mon utilisation d’essence.

Mais… c’est un véhicule utilitaire sport qui n’est pas électrique ni hybride.

Je ne mange pas de viande. Je sais que l’industrie du bétail est très polluante.

Mais… je consomme beaucoup de produits laitiers.

Je ne garde pas notre demeure très chaude l’hiver. Je modère ma consommation d’électricité.

Mais… j’utilise l’énergie électrique et une proportion significative d’Énergie NB provient de combustibles fossiles.

Je privilégie les voyages près de chez nous. Je réduis mes émissions de gaz à effet de serre. Mais… j’ai de la famille à l’étranger et il m’arrive de prendre l’avion.

J’achète de seconde main. Je pense aux ressources nécessaires pour produire des articles neufs. Mais… il peut arriver que j’aie de la difficulté à trouver quelque chose, telle que de bonnes bottes d’hiver.

Analyser son empreinte écologique

Dans le cadre du jour de la Terre, il y a trois semaines, j’ai calculé mon empreinte écologique. À vrai dire, j’ai simplement rempli un questionnaire en ligne pour avoir une idée de mon empreinte personnelle. Cet outil permet de mesurer grosso modo l’impact environnemental de l’activité humaine sur la Terre. Ce n’est pas la première fois que je me sers de cet outil et je suis toujours surprise (lire: déçue) et remplie d’humilité lorsque je reçois mes résultats. Qu’à cela ne tienne, cela m’aide à avoir les pieds sur Terre et à orienter mes actions vers une vie plus durable. Je garde espoir; j’accueille les données sans les considérer comme une critique.

Aujourd’hui, les écosystèmes ne sont plus en mesure de répondre à l’activité humaine; la Terre n’arrive plus à se régénérer. Nous sommes en déficit écologique. Bien qu’il y ait des gens qui vivent d’un pas trop léger, par exemple sans électricité, nous, Canadiens, devons avoir quelques Terres pour combler nos besoins. Ou plutôt nos désirs. Il est grand temps que tous vivent plus équitablement.

Garder espoir

Quoi qu’il en soit, ce n’est pas peine perdue – loin de là. Je pense que prendre conscience de l’ampleur de notre empreinte est un excellent début. La connaissance fait naître le changement. Puis, à force de susciter des changements, nous aurons un jour un mode de vie durable.

Le créateur du concept de l’empreinte écologique, l’écologiste canadien William Rees (Notre empreinte écologique, 2018), affirme: «Il est vrai que la contemplation du côté sombre de la condition humaine est parfois pénible – le nier est une grande tentation. Mais, selon nous, le nier aujourd’hui ne peut que causer une plus grande souffrance demain. Nous croyons que le premier pas vers un monde plus durable est d’accepter la réalité écologique et les défis socioéconomiques qu’elle entraîne.»

Soyons conscients de notre empreinte!

Défi de la semaine

À l’aide d’une des nombreuses plateformes en ligne, prenez trois minutes pour calculer votre empreinte écologique. Je répète: gardez espoir!

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En attendant les fougères