Ce n’est pas facile d’aimer les Canadiens de Montréal au 21e siècle.

Ça demande de la patience. Beaucoup de patience. Surtout pour ceux et celles qui ont grandi dans l’allégresse des championnats du centenaire précédent.

À part P.K. Subban il y a quelques années, puis le petit Caufield et Carey Price aujourd’hui, les Canadiens ne nous tiennent pas trop souvent sur le bout de notre siège.

Dans le temps de Patrick Roy, on s’usait le fond de culotte rien qu’à le voir faire des miracles pendant les séries. Quand le 33 parlait à ses poteaux, malgré le masque, on tentait de lire sur ses lèvres. Particulièrement lors des printemps de 1986 et 1993.

Et avant «Casseau», il y a eu les Lafleur, Robinson, Savard, Lapointe, Dryden, Shutt, Mahovlich, Cournoyer, Lemaire, Tremblay, Lambert, Gainey et compagnie. Eux, c’étaient des vrais. Ils savaient vraiment quoi faire pour nous garder en forme.

Avec l’aide de René Lecavalier, les Canadiens des années 1970 nous faisaient gigoter comme personne dans notre salon. Dans les années 1970, les patates de salon étaient maigres comme tout. Bien sûr, surtout les patates qui prenaient pour le CH.

C’était tout aussi amusant dans les années 1950 avec le Rocket, son frère le Pocket Rocket, le Gros Bill, Boom-Boom, Doug, Butch, Dickie, Elmer, Claude et Jacques. Eux aussi savaient comment gagner. Eux aussi jouaient pour les bonnes raisons. Ils savaient surtout qu’il fallait marquer plus de buts que l’autre club pour gagner des coupes Stanley. C’est simple le hockey quand on y pense.

Et là, je ne vous ai pas encore parlé des Joe Malone, Newsy Lalonde, Georges Vézina, Aurèle Joliat, Howie Morenz et Toe Blake. Ceux-là, ils n’ont même pas eu droit à la couleur au petit écran. Pourtant, pour le bien de l’équipe, ils ont poussé la note jusqu’à se transformer en fantômes. Combien de fois les visiteurs se sont-ils lamentés d’avoir été les pauvres victimes des fantômes du Forum? Pauvres eux.

Malheureusement, depuis le déménagement du CH au Centre Bell, les fantômes boudent. Ou ils se cachent, c’est selon.

En tout cas, ils sont restés au Forum. Il faut les comprendre. Quand ils regardent aller ces grands flancs mous sans énergie, gâtés pourris par leurs millions en banque, ils doivent avoir honte.

Et qu’est-ce qu’on fait quand on a honte? On reste caché.

Dire que Marc Bergevin, vous savez le gars qui s’entête à ne pas «sélecter» les joueurs de la LHJMQ, a eu le culot de se vanter, en anglais et en français, que son équipe était bâtie pour les séries. Oui, oui, il a dit ça. À mon avis, M. Bergevin n’a jamais lu l’histoire des Trois petits cochons, parce qu’il aurait su qu’un truc bâti avec des fétus de paille, ça ne reste pas longtemps debout.

Jeudi soir, à moins d’un petit miracle, les Maple Leafs enverront le Bleu Blanc Rouge en vacances.

Et pendant les prochains mois, à part les plus optimistes qui vont continuer à clamer: «Vous allez voir, ils vont finir par y arriver!», les partisans du CH vont maugréer et se demander encore une fois s’il ne serait pas temps de prendre pour une autre équipe. Dans mon cas, ça fait 25 ans que je jongle avec l’idée.

Il me semble que le jaune et le noir pourraient bien m’aller.

Jonathan Tremblay, juste au cas…

La semaine dernière, à la suite de mon entrevue avec Olivier Labelle, je me suis amusé à dresser une liste des principaux attaquants de puissance du Titan d’Acadie-Bathurst au fil des ans.

J’ai ainsi répertorié Ramzi Abid, Jonathan Ferland, Olivier Labelle bien sûr, Vincent Arseneau, Dawson Theede, Jeffrey Viel et Shawn Élément. J’ai aussi ajouté Jacob Melanson et Cole Huckins.

Pour rigoler, j’ai ensuite envoyé ma liste au directeur général du Titan Sylvain Couturier pour lui dire qu’avec tous ces gars en uniforme, les autres équipes de la LHJMQ auraient peur de se présenter à Bathurst.

Et quand j’ai ajouté que devant une telle brochette, même les Chiefs de Charlestown hésiteraient à venir jouer au Centre régional K.-C.-Irving en dépit des frères Hanson et Killer Carson dans leur alignement, Sylvain Couturier, en bon pince-sans-rire qu’il est, a rétorqué: «Tu ajoutes Jonathan Tremblay dans l’équipe du Titan, juste au cas où…»

J’ai l’ai trouvé bien bonne.

Des clubs remplis d’espoirs

Trois équipes de la Ligue de hockey midget AAA du Québec ont sept joueurs répertoriés par la Centrale de soutien au recrutement (CSR) comme d’éventuelles sélections parmi les cinq premières rondes du prochain encan de la LHJMQ.

Il s’agit du Rousseau-Royal de Laval-Montréal, du Blizzard du Séminaire Saint-François et de l’Intrépide de Gatineau.

Avec six espoirs classés par la CSR, on retrouve les Saints de Mount Academy, une école privée de l’Île-du-Prince-Édouard dirigée par l’ancienne vedette du Titan d’Acadie-Bathurst Olivier Filion. L’Acadien Mathieu Pelletier est le meilleur du groupe, lui qui est vu comme le 34e meilleur espoir de l’encan.

Les Riverains du Collège Charles-Lemoyne, les Cantonniers de Magog et les Grenadiers de Châteauguay ont également six espoirs dans la liste de la CSR.

Au Nouveau-Brunswick, les Flyers de Moncton ont quatre espoirs répertoriés pour les cinq premiers tours, soit le défenseur Dylan MacKinnon (1re ronde), l’ailier droit Justin Gendron (2e), le gardien Xavier Farrah (3e) et le centre gaucher Preston Lounsbury. Ne soyez cependant pas surpris si l’ailier gauche Philippe Collette, le centre gaucher Luke Patterson et l’arrière gaucher Jack Martin sont choisis plus tôt que prévu, eux qui sont vus comme des choix de 6e à 8e ronde par la CSR.

Parlant de Gendron, un solide gaillard de 6 pieds 1 pouce et 171 livres, ne soyez pas surpris si les Wildcats de Moncton ne jettent leur dévolu sur lui avec leur choix de deuxième tour. D’autant plus que Gendron est vu comme le 23e meilleur espoir de l’encan par la CSR et les Wildcats ont justement le 23e choix.

Je vous rappelle que le repêchage, qui sera présenté de façon virtuelle comme l’an dernier, aura lieu les 25 et 26 juin.

Les joueurs les plus méritants

Les Wildcats de Moncton ont récemment procédé à la remise de leurs prix annuels et les trois joueurs de 20 ans ont raflé huit des 10 prix.

Ainsi, l’attaquant Jacob Hudson s’est vu remettre les prix du meilleur buteur, du meilleur pointeur, du choix des partisans et du joueur le plus utile, ex-aequo celui-ci avec Philippe Daoust.

Le défenseur Tristan DeJong a de son côté obtenu les prix du joueur défensif, du joueur-étudiant et de l’esprit communautaire Rebecca Schofield.

Quant au gardien Dakota Lund-Cornish, on lui a remis le prix du héros obscur.

L’Acadien Alexis Daniel a été choisi la recrue de l’année et Francis Langlois a été nommé le joueur qui s’est le plus amélioré.

C’est une belle histoire que celle d’Alexis Daniel. L’ailier droit de 17 ans, que les Wildcats ont repêché en 10e ronde en juin dernier, n’avait même pas été invité au camp d’entraînement avant que le désistement de Jake Rozzi ne lui ouvre la porte.

Vers la fin de la saison, l’entraîneur-chef Daniel Lacroix n’hésitait aucunement à envoyer sa recrue dans des missions importantes, comme pour protéger une avance en fin de rencontre.

En 26 duels, Daniel a compilé quatre buts et cinq passes pour neuf points.

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