Les Aigles de Tracadie ont corrigé un oubli majeur, jeudi soir, en célébrant les championnats de baseball intermédiaire des Maritimes de 1965 et 1969.

Plus de 200 spectateurs ont franchi les tourniquets du parc Raoul-Losier pour célébrer l’événement en compagnie de Jean-Guy Robichaud. Ce dernier, qui faisait partie du noyau dur du club en compagnie des Keith Coughlan et Raymond Losier, est l’un des cinq joueurs toujours vivants qui ont contribué aux deux conquêtes.

La cérémonie a eu lieu entre la troisième et la quatrième manche sous la direction de l’auteur Philippe Ferguson, celui-là même qui a publié il y a quelques années «L’histoire du baseball à Tracadie».

Je suis le premier à me réjouir que les bannières de ces deux conquêtes se retrouvent désormais sur les clôtures du domicile des Aigles.

Ceux et celles qui gravitent depuis des années dans le baseball, que ce soit dans la Péninsule acadienne ou ailleurs dans la province, savent à quel point les Aigles des années 1960 ont marqué l’imaginaire des gens. À cette époque, les exploits sportifs des Acadiens sur la scène provinciale et celle des Maritimes n’étaient pas si fréquents, encore moins en provenance de la Péninsule acadienne.

J’en profite pour vous raconter quelques petites anecdotes au sujet de la conquête de 1969.

Dans ce temps-là, comme les terrains de baseball n’étaient pas équipés d’un système d’éclairage, il arrivait parfois que les parties se terminaient à égalité une fois la noirceur venue.

Or, pendant la finale de la Ligue intermédiaire de la Baie-des-Chaleurs, les Aigles tiraient de l’arrière 2-1 dans leur série face aux Jets de Bathurst, malgré le fait qu’ils n’avaient pas subi la défaite.

Oui, oui, vous avez bien lu.

C’est qu’après un gain des Aigles dans le premier duel, les dirigeants du circuit ont décidé d’octroyer la victoire aux Jets lors des deux parties suivantes en dépit d’un verdict nul dans le pointage.

Les dirigeants se basaient sur un vieux règlement qui stipulait que la victoire, advenant une égalité après neuf manches, devait être attribuée à l’équipe qui menait à la huitième, septième ou sixième manche.

Heureusement, à la suite d’un protêt déposé par les Aigles, Baseball Nouveau-Brunswick a infirmé la décision et statué que les deux nulles ne comptaient pas et que les représentants de Tracadie menaient la série 1-0. L’action a repris dans les jours suivants et les Aigles ont finalement remporté deux matchs de suite pour balayer la série 3-0.

En finale provinciale, au terme d’une longue série qui a nécessité sept rencontres, les Aigles ont battu les représentants de Sisson Ridge, une localité située tout près de Plaster Rock.

Enfin, lors du Championnat des Maritimes, les Aigles ont couronné leur belle saison en battant aisément les Ironclads de Londonderry, champions de la Nouvelle-Écosse, par des pointages de 10 à 2 et 13 à 5.

Pour la petite histoire, cette finale, disputée à Tracadie, n’a malheureusement pas attiré beaucoup de spectateurs en raison de vents violents et d’une température frôlant le point de congélation.

Filion invité, mais pas Hinkley

Le gardien Vincent Filion, des Wildcats de Moncton, fait partie des 11 joueurs de la LHJMQ qui ont été invités au camp d’été de l’équipe canadienne des moins de 18 ans.

Outre Filion, les autres joueurs invités de la LHJMQ sont les attaquants Justin Côté (Drummondville), Jordan Dumais (Halifax), Antonin Verreault (Gatineau), Markus Vidicek (Halifax) et Luke Woodworth (Drummondville), les arrières Jake Furlong (Halifax), Pier-Olivier Roy (Victoriaville), Tristan Luneau (Gatineau) et Maveric Lamoureux (Drummondville), de même que le gardien Charles-Edward Gravel (Blainville-Boisbriand).

À noter la présence de Steve Hartley (Drummondville) et Stéphane Julien (Sherbrooke) dans le personnel d’entraîneurs.

Comme c’est toujours le cas, ces sélections ne font pas le bonheur de tout le monde.

Chez le Titan d’Acadie-Bathurst, par exemple, on ne comprend pas pourquoi le défenseur Lane Hinkley n’a pas reçu une invitation.

«Je suis très surpris, m’a confié le directeur général Sylvain Couturier. À mon avis, ça ressemble pas mal à ce qu’avait vécu Cole Huckins l’année passée. À la toute fin, les gens de Hockey Canada vont réaliser qu’ils ont commis une erreur.»

Hinkley, qui est originaire de Moncton, a terminé sa première saison avec un but et huit mentions d’aide pour neuf points en 33 duels, en plus de présenter un différentiel de +4.

Parmi les autres grands oubliés de la LHJMQ, notons le gardien Riley Mercer (Drummondville), ainsi que les attaquants James Swan (Halifax), Jacob Mathieu (Rimouski) et Sam Oliver (Charlottetown), un Néo-Brunswickois originaire de Quispamsis.

Savard est le «Lucky Seven»

Le défenseur David Savard, du Lightning de Tampa Bay, est devenu mercredi le septième ancien joueur des Wildcats de Moncton à remporter la Coupe Stanley.

Les autres sont Ivan Barbashev (2019, St-Louis), Johnny Oduya (2013, 2015, Chicago), Corey Crawford (2013, 2015, Chicago), Brad Marchand (2011, Boston), François Beauchemin (2007, Anaheim) et Dmitry Afanasenkov (2004, Tampa Bay).

Si on ajoute à cette liste les anciens entraîneurs de l’organisation, nous en sommes à neuf puisque Lucien DeBlois l’a emporté en 1986 avec les Canadiens de Montréal et Frantz Jean en était mercredi à sa deuxième conquête après celle de l’an dernier.

Par ailleurs, le directeur du développement des joueurs du Lightning Jean-Philippe Côté, qui en était à un deuxième sacre consécutif, permet au Titan d’Acadie-Bathurst de compter sur trois récipiendaires de la Coupe Stanley après François Beauchemin (2007, Anaheim) et Patrice Bergeron (2011, Boston).

Côté a porté les couleurs du Titan en 2002-2003.

Promotion pour Luc Michaud

Comme Rick Melanson est désormais à l’emploi des Wildcats de Moncton à titre de directeur général adjoint et recruteur, l’Océanic de Rimouski s’est naturellement tourné vers Luc Michaud pour occuper le poste de recruteur-chef des Maritimes.

Michaud, qui assistait auparavant Melanson chez l’Océanic, en est déjà à sa quatrième campagne dans l’organisation de l’équipe du Bas-Saint-Laurent.

Cette promotion du natif de Saint-Léonard a du même coup provoqué l’embauche d’un nouveau recruteur pour l’aider dans son travail. Il s’agit de Steve MacPherson, qui se veut une bonne connaissance de Michaud.

Car voyez-vous, MacPherson a joué sous les ordres de Michaud dans les rangs midget.

Avant de joindre l’Océanic, Luc Michaud a auparavant été recruteur pour le Phoenix de Sherbrooke.

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