D’aussi loin que je me souvienne, l’organisation du Canadien de Montréal n’aura jamais eu une saveur néo-brunswickoise si prononcée.

Croyez-le ou non, pas moins de neuf joueurs sous contrat, que ce soit avec le grand club, le Rocket de Laval (LAH) ou encore les Lions de Trois-Rivières (ECHL), ont un lien direct avec la seule province officiellement bilingue du plus meilleur pays du monde.

À Montréal, on y retrouve évidemment le gardien Jake Allen, originaire de Fredericton, mais également les nouveaux venus Mathieu Perreault, David Savard et Mike Hoffman qui sont respectivement d’anciennes vedettes du Titan d’Acadie-Bathurst, des Wildcats de Moncton et des Sea Dogs de Saint-Jean.

Ajoutez à cela Justin Ducharme (Titan), Gabriel Bourque (Wildcats) et Olivier Galipeau (Titan), eux qui ont récemment signé des ententes avec le Rocket ou les Lions.

Enfin, lors du dernier encan, le Bleu Blanc Rouge a cru bon de repêcher les jeunes Riley Kidney, du Titan, et Joshua Roy, du Phoenix de Sherbrooke mais anciennement des Sea Dogs.

Ça aurait pu être 10 si Phillip Danault, un ancien des Wildcats, avait accepté l’offre de Marc Bergevin avant de s’entendre mercredi avec les Kings de Los Angeles.

En passant, Perreault, Savard, Hoffman et Bourque ont été des adversaires dans la LHJMQ en 2007-2008, saison où l’ancienne superstar du Titan a remporté le championnat des pointeurs. Savard était alors un jeune arrière à Moncton, alors que Hoffman et Bourque portaient les couleurs des Voltigeurs de Drummondville et du Drakkar de Baie-Comeau.

Parlant de Mathieu Perreault, maintenant qu’il se trouve assez près de Bathurst, l’occasion serait belle au point de vue marketing de retirer son chandail numéro 16. C’est d’autant plus logique que ça va éventuellement se faire puisque Perreault figure sans l’ombre d’un doute parmi les plus grands joueurs dans l’histoire de l’organisation.

Compte tenu de sa longue et belle carrière dans la LNH, le 24 de François Beauchemin est un autre chandail qui devrait un jour se retrouver dans les hauteurs du Centre régional K.-C.-Irving.

Pouliot avec les Sea Dogs?

Suite au récent congédiement de Greg Gilbert, les Sea Dogs de Saint-Jean sont présentement à la recherche d’un nouvel entraîneur-chef.

On me chuchote depuis deux jours que Mario Pouliot serait l’un des sérieux candidats pour hériter du poste. Rappelons que Pouliot a quitté ses fonctions comme directeur général entraîneur-chef des Huskies de Rouyn-Noranda il y a quelques mois.

Si jamais Pouliot est bel et bien le nouvel homme de banc de l’équipe de la Ville portuaire, ça va rendre les duels entre les Sea Dogs et le Titan doublement plus intéressants.

Imaginez le portrait. Deux équipes du Nouveau-Brunswick qui sont parmi les principales puissances du circuit et qui seraient dirigées par un Mario. D’autant plus que Pouliot est celui qui a mené le Titan à la dernière conquête de la coupe du Président et de la coupe Memorial au printemps de 2018. Un exploit qu’il a d’ailleurs répété l’année suivante avec les Huskies.

J’ignore quelles sont les intentions du directeur général Trevor Georgie, mais il serait fou de ne pas considérer Mario Pouliot.

Parmi les autres candidats mentionnés, les noms d’Éric Veilleux et Gordie Dwyer ont également circulé dans les derniers jours.

Savoie au camp de l’Avalanche

Excellente nouvelle pour le Dieppois Nicolas Savoie, des Remparts de Québec, qui va prendre part au camp des recrues de l’Avalanche du Colorado.

Je ne sais pas si vous le savez, mais ça en fait pas mal des Néo-Brunswickois qui prendront part à des camps de la LNH cette année.

Il y a bien sûr Sean Couturier (Philadelphie), Philippe Myers (Nashville), Jake Allen (Montréal), Nathan Beaulieu (Winnipeg) et Calvin Rickard (Detroit), mais il y aura aussi Bradley Malone (Colorado), Lukas Cormier (Vegas), Cole Huckins (Calgary), Evan Nause (Floride), Peter Reynolds (Columbus), Jaxon Bellamy (Arizona) et Savoie bien sûr.

Ça en fait donc 12 pour l’instant, mais il n’est pas dit que des bonshommes comme Dawson Stairs et Josh Lawrence ne seront pas invités à leur tour. Parce que je le leur ai demandé, je sais que les agents Allain Roy et Marc Lavigne travaillent activement pour trouver une place à Stairs.

Au sujet de Stairs, j’ai eu une révélation aux aurores, vendredi matin. Imaginez que les Eagles du Cap-Breton décident d’être vendeurs aux Fêtes et que Sylvain Couturier parvient à l’amener à Bathurst. Dans ma boule de cristal, je subodore ensuite Mario Durocher, quand il sentira le besoin d’aller chercher du momentum, envoyer Stairs sur la glace avec Cole Huckins et Jacob Melanson.

Je vois déjà le vénérable descripteur Gilles DeGrâce se passer les mains dans son opulente crinière argentée en poussant non-stop des «Ayoye! Ayoye! Ayoye!».

C’est Le Titan, not The Titan

Ceux et celles qui s’informent sur les activités quotidiennes du Titan d’Acadie-Bathurst via les médias sociaux ont peut-être remarqué que le nom de l’équipe a été francisé en début de semaine.

Au lieu de la formule à l’anglaise (Acadie-Bathurst Titan), les pages officielles de l’équipe se nomment désormais Titan d’Acadie-Bathurst, tant sur Facebook que sur Twitter ou Instagram.

Le nouveau directeur marketing, coordinateur de match et responsable administratif hockey Jean-Daniel Boudreau m’explique que le Titan a simplement retrouvé son appellation d’origine.

«Le nom enregistré à la ligue est Le Titan d’Acadie-Bathurst. Ç’a toujours été le nom de l’équipe dès le jour 1 en 1998. Le changement anglophone dans les médias sociaux a été effectué il y a deux ans. Comme je n’ai pas eu d’explication ou de raisonnement derrière ce changement, j’ai tout simplement décidé de revenir au nom d’origine», m’a-t-il confié.

Côté au camp d’Équipe Canada

L’entraîneur-chef des Aigles Bleues de l’Université de Moncton Marc-André Côté est à Calgary afin de donner un coup de main au camp estival de l’équipe nationale de l’équipe nationale féminine de développement qui se tient du 29 juillet au 9 août au Parc olympique du Canada de WinSport. Côté est l’un des entraîneurs sur la glace en compagnie, entre autres, de Caroline Ouellette.

Notons que l’Acadienne Dominique Cormier est présente au camp. L’arrière de 5 pieds 7 pouces est d’ailleurs la plus jeune joueuse parmi les 40 hockeyeuses invitées, elle qui célébrera son 18e anniversaire le 10 novembre.

Le frère aîné de l’athlète de Sainte-Marie-de-Kent, Lukas Cormier, est également à Calgary, où le défenseur des Islanders de Charlottetown participe au camp estival d’Équipe Canada junior. Le camp a lieu du 28 juillet au 4 août au Seven Chiefs Sportspex de la Première Nation Tsuut’ina, en banlieue de Calgary.

Notons que Hendrix Lapierre, du Titan, sera aussi au camp d’Équipe Canada junior.

Le gardien des Wildcats de Moncton Vincent Filion va participer quant à lui au camp de l’équipe canadienne des moins de 18 ans. Le camp a également lieu au Seven Chiefs Sportspex de la Première Nation Tsuut’ina.

La grande éloquence d’Estrada

Celui qui aime se surnommer «Le champian du mande», Marko Estrada, m’a écrit via Messenger au sujet de son combat prévu au Club Lions de Moncton, le 4 septembre, contre Josh Alexander.

Estrada, qui n’a pas la langue dans sa poche, désirait passer un message à Alexander, l’actuel champion de la Division X à Impact Wrestling. Notons que le titre d’Alexander sera en jeu si jamais il détient toujours son titre le 4 septembre.

«Josh Alexander, je vais tellement lui faire de brise-reins qu’il va tacher ses bobettes et ses bottines pendant deux semaines», m’a révélé le lutteur originaire de Le Goulet et dont le véritable nom est Marc Roussel.

Pour être certain d’avoir bien compris les menaces d’Estrada, lui qui n’en est pas à ses premières frasques dans nos pages, je lui ai demandé s’il était approprié qu’Alexander apporte avec lui un maillot et des bottines de rechange.

«Tu as tout compris, rapace. Maintenant, j’aimerais qu’on me laisse tranquille parce que je suis en vacances», a rétorqué l’ancien champion de la NSPW.

Vous aurez compris que le promoteur de la North Pro Wrestling Markus Burke (Éric Doucet) risque (encore une fois) d’en avoir plein les bras avec Estrada.

J’ai justement pensé à demander au promoteur ce qu’il pensait des révélations d’Estrada et voici ce qu’il m’a répondu: «Marko peut dire et faire les grimaces qu’il veut, Josh Alexander est l’un des meilleurs lutteurs au Canada. De toute façon, et ça tout le monde le sait dans l’industrie, Marko est et sera toujours un emmerdeur».

Le bon et le moins bon

Je termine cette chronique en vous livrant les bons coups et les moins coups des derniers jours.

Ainsi, mon récent «p’tit bonheur» sportif, je l’attribue au lanceur et frappeur désigné Shohei Ohtani, des Angels de Los Angeles.

Non, mais quel grand athlète que ce Ohtani qui, non content de dominer les Majeures avec 37 circuits et une moyenne de puissance de ,691, excelle également sur la butte avec une fiche de cinq victoires et un revers, une moyenne de points mérités de 3,04 et un total de 100 retraits sur des prises en seulement 80 manches de travail.

N’en déplaise à Vladimir Guerrero fils qui connaît pourtant toute une saison, le titre de joueur de l’année dans l’Américaine va aller à ce Japonais de 27 ans.

Je ne suis pas le plus grand amateur de baseball, mais j’aime bien regarder les vidéos quotidiennes du prodige des Angels.

Pour ce qui est de celui ou celle qui aurait mieux fait de se dire «J’aurais dû, ben dû, donc dû, farmer ma grand’yeule», je n’ai guère le choix de l’attribuer au directeur général des Golden Knights de Vegas Kelly McCrimmon.

Mardi, McCrimmon a totalement manqué de classe en échangeant Marc-André Fleury sans l’aviser au préalable. C’est inadmissible qu’un futur membre du Temple de la renommée, qui vient tout juste de remporter le trophée Vézina remis au meilleur gardien de la LNH, apprenne via Twitter qu’il a été échangé aux Blackhawks de Chicago.

Cela dit, ce qui m’a surtout incité à arrêter mon choix sur McCrimmon c’est que lors de son point de presse, au lieu de simplement s’excuser et de faire son mea culpa, ce drôle de moineau s’est enlisé encore plus dans la gadoue en révélant qu’il avait toujours été transparent et respectueux à l’endroit de Fleury. Et il n’a pas trouvé mieux que d’ajouter avoir été pris de court en voyant que la nouvelle de la transaction avait coulé sur les réseaux sociaux. Jamais il ne s’est excusé.

Ce n’est pas la première fois que l’organisation des Golden Knights traite de mauvaise façon l’un de leurs employés. L’ancien entraîneur-chef Gerard Gallant et le défenseur Nate Schmidt.

Rappelons que Gallant avait été congédié une semaine après avoir été choisi pour être l’un des entraîneurs au match des étoiles et que Vegas trônait au sommet de leur division. Schmidt, lui, avait subi le même sort que Fleury en étant échangé aux Canucks de Vancouver sans recevoir ne serait-ce qu’un appel du d.g. de l’époque, George McPhee.

J’espère que Lukas Cormier, dont les droits appartiennent aux Golden Knights depuis sa sélection lors de l’encan de 2020, n’aura pas à vivre un tel scénario plus tard.

Oui les échanges font partie du hockey, mais il y a quand même une façon de le faire. Et la moindre des choses, surtout quand les joueurs ou l’entraîneur impliqués ont un statut important dans l’équipe, c’est de les rencontrer (ou les appeler) pour les remercier de ce qu’ils ont fait pour l’organisation.

Fleury, qui s’est donné corps et âme pour faire connaître le hockey à Vegas au cours des quatre dernières années, est tellement ébranlé qu’il songe sérieusement à prendre sa retraite du hockey.

Dans la vie, tu as de la classe, ou tu n’en as pas. Et depuis leur entrée dans la LNH, les Golden Knights n’ont malheureusement pas fait montre de beaucoup d’élégance.

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