Je supprime mes mégacourriels

«Nous menons une guerre contre la nature. Si nous la gagnons, nous sommes perdus.» – Hubert Reeves

J’écoutais un balado l’autre jour qui nous exhortait à ne pas répondre «merci» ni «bien reçu» par courriel. La Canadienne polie et courtoise en moi était déconcertée… jusqu’à ce que le fondement de leurs instances capte toute mon attention: la pollution numérique.

Je traite ici de l’utilisation de l’internet d’un simple usager comme moi qui communique par courriel, qui écoute de la musique et qui a régulièrement recours à des moteurs de recherche. Je suis en train de découvrir que la consommation énergétique des milliers de centres de données, des millions de serveurs et des réseaux qui traversent le monde entier a un énorme impact environnemental. Aïe!

Sobriété numérique

Il y a plusieurs petites mesures que nous pouvons prendre afin de réduire la pollution numérique que nous générons. En voici quelques exemples.

Trier les courriels: On dit que l’envoi d’un seul courriel occasionne une consommation électrique qui équivaut à environ une heure d’utilisation d’une ampoule de 25 watts. C’est considérable! Désormais, je veux limiter les pièces jointes à mes courriels ainsi que le nombre de destinataires. Je veux aussi nettoyer ma boîte courriel, sans utiliser le Cloud (un outil très énergivore): ma vidéo de mon chat qui bâille ne m’est pas indispensable.

Résister à la tentation de tout «googler»: Ironie du sort, je viens d’effectuer de nombreuses recherches sur internet pour cette chronique… Mais c’est si rapide et pratique! Cela dit, j’aurais envie de savoir quelle est la consommation en kilojoules et quelle est l’émission en dioxyde de carbone d’une simple recherche sur internet. Euh, je ne sais pas si j’ai envie de savoir…

Limiter les diffusions de vidéo (haute définition): Quand j’aime une chanson, il m’arrive de la faire jouer sur Youtube, en boucle, sans regarder la vidéo. Assurément, il serait judicieux de télécharger mes chansons d’Alexandre Poulin.

Se désabonner de nombreuses infolettres (lassantes): Au lieu d’ignorer ces courriels fastidieux, je vais les ouvrir et cliquer sur «désabonner». Non, je n’ai pas envie de connaître le nombre de points que je peux obtenir si j’achète de la margarine.

«Chacun de nos gestes numériques quotidiens – regarder la télévision via sa boîte numérique, partager ses photos sur les réseaux sociaux, prendre rendez-vous chez le médecin, ou encore consulter le solde de son compte en banque – constitue un atome de l’univers numérique. Un univers qui enfle à une vitesse vertigineuse et dont l’expansion se traduit par des impacts environnementaux colossaux.»

Voilà ce qu’affirme Frédéric Bordage (Sobriété numérique, 2019), qui travaille sur l’informatique durable.

En conclusion, s’il y a un manque d’information dans ma chronique, j’ai l’excuse parfaite: je fais preuve de sobriété numérique en mettant fin à mes recherches sur internet.

Voilà!

Gérons notre utilisation numérique – un peu!

Défi de la semaine

Observez votre utilisation de l’internet. S’il y a lieu, considérez un usage un peu plus raisonné.

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