Quel plaisir de vous retrouver chers lectrices et lecteurs!

J’écris ces lignes le 30 septembre, toute première journée nationale de vérité et de réconciliation. Ce nouveau jour férié national a été promptement adopté au niveau provincial par Terre-Neuve-et-Labrador, par la Nouvelle-Écosse et par l’Île-du-Prince-Édouard. Le Nouveau-Brunswick n’a pas suivi, prouvant ainsi, sans l’ombre d’un doute, que la vérité et la réconciliation demeurent des choix.

Fort heureusement, s’ouvrir sur la dérangeante vérité historique et sur la nécessité de se réconcilier avec les peuples autochtones est, d’abord et avant tout, un choix individuel. Pour chacune et chacun d’entre nous, cela exige un cheminement personnel, effectuée sur la base de ce que nous savons déjà et ce qu’il nous reste à apprendre.

Dans les pages de ce journal, il y a quelques mois, je me suis engagée à lire toutes les recommandations de la Commission de vérité et de réconciliation. C’est un bon début pour tout le monde. En les lisant, vous reconnaîtrez bien des demandes qui sont aussi les nôtres en tant qu’Acadiens et francophones en milieu minoritaire: développer une histoire du Canada plus inclusive et revoir le curriculum scolaire, donner plus de visibilité aux peuples autochtones dans la programmation de la société Radio-Canada, appuyer la jeunesse autochtone. Tout ceci doit nous rendre plus sensibles aux revendications légitimes de nos frères et sœurs autochtones.

D’autres recommandations n’ont rien en commun avec nos luttes sociales et linguistiques actuelles: mieux identifier les endroits où pourraient se trouver les corps jeunes victimes des pensionnats autochtones, arrêter la victimisation et la discrimination systémique des autochtones, s’assurer que toutes les facultés de droit offrent un cours obligatoire sur l’histoire et les conséquences des pensionnats autochtones.

Un jour à la fois, un pas à la fois, un geste à la fois. Si chacun et chacune d’entre nous ne faisait qu’un geste par jour, voire par semaine, entre ce 30 septembre et le prochain, quel chemin aurions-nous déjà parcouru! C’est ce que je nous souhaite.

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