Le gouvernement du premier ministre Blaine Higgs en aura plein les bras cet automne. Plusieurs dossiers chauds se profilent à l’horizon.

Le premier est celui de la négociation d’ententes collectives avec plusieurs groupes de syndiqués de la fonction publique provinciale. Un gouffre sépare pour le moment les deux parties. Des milliers de fonctionnaires pourraient faire la grève. La marge de manœuvre de Blaine Higgs est réduite depuis une décision historique de la Cour suprême du Canada concernant un conflit de travail en Saskatchewan opposant le gouvernement de cette province et certains de ses employés. La cour dans un jugement majoritaire a statué que le droit de grève était reconnu dans la Charte des droits et libertés.

Les deux commissaires chargés de la révision de la Loi sur les langues officielles du N.-B. vont remettre leur rapport d’ici la fin de l’année. On sait déjà que la SANB ne va pas se contenter de changements cosmétiques. L’organisme de défense des intérêts de la communauté acadienne du Nouveau-Brunswick revendique une réforme concernant six axes: la langue de travail; les foyers de soins; le Commissariat aux langues officielles; l’immigration; la mise en œuvre de la Loi; et la prestation des services et la communication avec le public. Ici aussi un gouffre semble séparer la SANB et le gouvernement Higgs.

Après la publication d’un livre vert et des consultations abondantes, le ministre Daniel Allain va déposer cet automne un livre blanc sur la réforme de la gouvernance locale. Le statu quo n’est pas une option selon le ministre Allain qui a déjà indiqué que la province comptait trop d’instances locales. Le gouvernement Higgs aura-t-il le courage de résister aux forces de l’immobilisme et d’imposer des changements majeurs?

Avec la réélection des libéraux à Ottawa, Blaine Higgs devra engager sous peu des négociations avec Justin Trudeau au sujet du financement des garderies. Le premier ministre Higgs a adopté un ton davantage conciliant. Il n’est pas question de laisser de l’argent sur la table alors que la province doit permettre aux familles d’avoir accès à des places de garderies accrues et abordables.

La quatrième vague de la pandémie de la COVID-19 frappe de plein fouet la province. Le gouvernement Higgs avec le concours des chefs de partis politiques présents à l’Assemblée législative avait géré de manière exemplaire les effets de la COVID-19. Plusieurs blâment Blaine Higgs d’avoir relâché trop rapidement les mesures de contrôle à la fin du mois de juillet dernier. Contrairement au premier ministre Jason Kenny dont la province est dans la tourmente avec une explosion des cas de COVID-19 avec son lot d’hospitalisation, Blaine Higgs refuse de prendre tout blâme et encore moins de présenter des excuses.

La réouverture de la Chambre à la fin de l’automne et la présentation d’un discours du trône permettra au gouvernement progressiste-conservateur d’annoncer son agenda pour la prochaine année. Des élections partielles devraient être annoncées dans deux circonscriptions de la Miramichi avec les démissions de Lisa Harris et de Jake Stewart.

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