Dans certains endroits du pays les hôpitaux sont pleins à craquer de malades de la COVID-19, majoritairement des non-vaccinés. En même temps, on annonce à des malades qui ont besoin de greffes, de prothèses, d’opérations pour tumeurs, cancers, maladies graves et autres, jeunes comme personnes âgées, que leur chirurgie est reportée ou annulée par manque de moyens.

Ce qui équivaut à dire que les malades de la COVID-19 sont mieux soignés que les autres puisqu’ils le sont en priorité, qui plus est, au détriment du reste d’entre nous, «moutons vaccinés», mais malades et en attente de soins. En fait, la chance de survie des uns se fait au détriment de la survie des autres.

Les témoignages des malades qui doivent patienter et espérer être encore vivants quand, enfin, on pourra s’occuper d’eux, sont pathétiques.

L’accès aux soins pour chacun est un droit fondamental de notre pays et pourtant, en ce moment, certains malades ont droit à tous les soins pendant que les autres sont laissés pour compte. Suis-je la seule à trouver cela de plus en plus insupportable?

Pourquoi n’y a-t-il pas, dans nos hôpitaux, un nombre maximal de lits dits COVID-19? Et une autre section pour continuer à traiter le reste de la population? Pourquoi les patients COVID-19 occupent-ils tous les lits, tous les hôpitaux? Pourquoi ont-ils accès aux soins et nous pas?

Au début de la pandémie, avant le vaccin, tout le monde courait le même risque et la pandémie exigeait qu’on traite tous les cas pour éviter la transmission. Mais aujourd’hui, alors que la vaste majorité d’entre nous sommes à l’abri des formes les plus graves du virus, pourquoi un enfant menacé par une maladie rare ne peut-il pas avoir la chirurgie qui pourrait le sauver parce que tous les lits sont pris par des malades qui ne seraient pas là s’ils avaient accepté de se faire vacciner?

C’est bien beau de réclamer le «droit» de refuser le vaccin. Moi, je réclame mon «droit» et celui de mes concitoyens aux soins de santé.

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