Pour ceux et celles d’entre nous qui voudraient diminuer l’enjeu des changements climatiques et qui n’auraient pas saisi l’importance de la COP26, les inondations en Colombie-Britannique ont remis les pendules à l’heure: un mois de pluie en 48 heures! Et devant nos yeux, la détresse de toute une population. «Il y a 3 mois, c’était les feux de forêt, maintenant c’est l’eau!» s’est écrié un jeune homme menacé une fois de plus de tout perdre.

Les experts sont formels: ce qui aurait été autrefois (il n’y a pas si longtemps!) considéré comme une aberration climatique, est appelé à devenir chose courante SI nous arrivons à limiter le réchauffement planétaire à 1,5%. Si c’est plus, il faudra imaginer bien pire encore.

Et l’Atlantique n’est pas à l’abri de la prochaine catastrophe: avec la montée des océans et des tempêtes de plus en plus fortes, nous sommes nous aussi extrêmement vulnérables dans plusieurs régions : à quand l’inondation définitive des terres qui relient la Nouvelle-Écosse et le Nouveau-Brunswick ? Ou une tempête hivernale comme celle qui a paralysé Saint-Jean de Terre-Neuve il y a deux ans, mais en pire?

Pendant ce temps, comme si de rien n’était, le premier ministre de ma province est allé à la COP26 parler du pétrole « propre » de son industrie extracôtière et de l’importance de l’encourager. La Nouvelle-Écosse affirme qu’elle se débarrassera de son utilisation du charbon d’ici 2030 mais pas le Nouveau-Brunswick qui affirme devoir s’appuyer sur le charbon jusqu’en 2040, avant de passer, entre autres, au nucléaire.

Autrement dit, faisons tous comme si de rien n’était, le plus longtemps possible. Même si on sait que la transition énergétique pourrait être très positive, assez pour assurer notre croissance économique et des emplois solides.

C’est comme si, collectivement comme société, nous ne sommes pas capables de concilier besoins immédiats et menaces à moyen terme. Un peu comme si, dans notre maison, nous savions que notre système électrique est inadéquat et non-sécuritaire et qu’on continuait à l’utiliser à outrance malgré le risque croissant d’incendie. Irresponsable, non?

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