Parce que j’aime célébrer nos athlètes, j’ai pensé remettre cette année mes propres prix annuels, question de souligner à ma façon la crème du sport francophone au Nouveau-Brunswick.

Dans les prochains paragraphes, je vais donc remettre six prix virtuels, soit la personnalité sportive la plus persévérante, l’exploit de 2021, l’athlète qui a su sortir de l’ombre, l’entraîneur de l’année, l’athlète par excellence des 12 derniers mois et enfin un prix hommage pour honorer une personnalité sportive hors du commun.

Et pour rendre le tout encore plus amusant, je vais attribuer le nom d’une grande vedette de notre histoire sportive à chacune des récompenses.

Débutons tout de suite avec le prix Milaine-Thériault, notre triple olympienne qui représente on ne peut mieux la persévérance dans le sport.

Et le prix va à… Jean-Marie Breau, le coureur à l’incomparable moustache impériale. Monsieur 400, comme je l’ai récemment surnommé dans nos pages, a complété en novembre dernier le Demi-marathon de l’Acadie pour une 400e fois.

Imaginez, ça fait plus de 30 ans que les gens qui habitent entre Saint-Isidore et Tracadie le voient passer mois après mois au pas de course.

Pour eux, voir passer Jean-Marie c’est obtenir la confirmation que nous en sommes au premier dimanche du mois.

J’en profite toutefois pour vous dire que j’ai également une pensée pour trois autres personnes qui m’ont fortement impressionné dans la dernière année au niveau de la persévérance.

Je pense à Serge LeBlanc qui a récemment atteint le plateau des 100 matchs internationaux à titre de préposé à l’équipement, à Célestine Robichaud qui parvient encore à jouer du golf plus que solide malgré ses 82 ans et à Simon Ferron qui, à 87 ans, a pédalé plus de 10 000 km avec son vélo pendant la dernière année.

Allons-y maintenant avec le prix Ron-Turcotte pour célébrer l’exploit de l’année. Vous avez sans doute déjà deviné que j’ai choisi le bon vieux Ron pour illustrer ce prix en raison de la Triple Couronne remportée en 1973 avec son célèbre destrier Secretariat.

Par ailleurs, je dois vous avouer que j’ai failli avoir une commotion cérébrale tellement j’ai dû réfléchir fort et longtemps avant d’arrêter mon choix.

J’ai finalement opté pour la nageuse Danielle Dorris.

Établir un record mondial en demi-finale puis en finale, et ce devant le monde entier, lors des Jeux paralympiques de Tokyo est un exploit unique dans l’histoire du sport néo-brunswickois. C’est ce que la jeune Dieppoise a accompli dans l’épreuve du 50m papillon.

Il n’empêche que la coureuse Geneviève Lalonde et le hockeyeur Lukas Cormier en ont également mis eux aussi plein la vue dans la dernière année.

Geneviève a non seulement battu le record canadien du 3000m steeple à deux reprises aux Jeux olympiques, mais elle est également devenue la première Canadienne à prendre part à une finale olympique de cette épreuve. Ce n’est pas rien.

Quant à Lukas, qui est justement en train de nous faire honneur au Mondial junior, il est devenu cette année le premier défenseur dans l’histoire de la LHJMQ à terminer une saison régulière parmi les cinq premiers pointeurs de la ligue. Si c’est un exploit colossal, je me demande bien ce que c’est.

Sans plus tarder, célébrons l’entraîneur ou l’entraîneure par excellence de 2021. Et ce prix, je lui donne le nom de prix Red-Ouellette. Gerry « Red » Ouellette est le seul Acadien qui a été immortalisé à quatre reprises au Temple de la renommée du Nouveau-Brunswick, dont trois fois à titre d’entraîneur de l’équipe de hockey senior des Tigres de Campbellton.

Et la victoire va à… Louis Melanson.

Louis est devenu cette année le premier entraîneur de golf du Nouveau-Brunswick à se voir offrir un poste permanent au sein de l’équipe nationale. Bref, du jamais vu.

C’est désormais grâce en partie à ses connaissances que l’élite masculine du Canada fera le saut dans la PGA.

Ceci dit, il y en a d’autres qui ont capté mon attention. À commencer par Joël Bourgeois qui, en compagnie de Hilary Stellingwerff, a su mener Geneviève Lalonde jusqu’à la finale olympique du 3000m steeple.

Je tiens aussi à souligner le travail de Frantz Jean, l’entraîneur des gardiens du Lightning de Tampa. Que le Lightning ait gagné la coupe Stanley pour une deuxième année de suite est déjà un exploit, mais que son élève Andreï Vasilevskiy remporte le Conn Smythe prouve sa valeur.

Carol Lepage, le brillant stratège de l’équipe de cross-country scolaire de l’École secondaire Népisiguit, Younes Bouida qui est en train de nous bâtir un club champion avec l’équipe de soccer masculin des Aigles Bleus de l’Université de Moncton, et Derek Cormier, dont le travail pendant l’été auprès des hockeyeurs élites est plus que remarquable, sont d’autres entraîneurs remarquables.

Passons maintenant au prix Yvon-Durelle pour honorer l’athlète qui est sorti(e) de l’ombre en 2021. Je tiens à préciser que ce prix n’a pas pour but d’honorer la recrue de l’année, mais bien un ou une athlète qui, grâce à ses efforts, a atteint le statut d’athlète incontournable.

Et personne ne représente mieux ce prix qu’Yvon Durelle en raison de son fameux combat du 10 décembre 1958 contre Archie Moore.

Bref, le prix Yvon-Durelle est remis à la dynamophile Karine St-Coeur.

Âgée de seulement 19 ans, la jeune athlète de Tracadie est revenue des Championnats du monde chez les moins de 24 ans présentés en Suède avec une médaille d’or autour du cou en flexion sur jambes, en plus d’un record canadien au développé couché.

J’ai également considéré la hockeyeuse Dominique Cormier, la joueuse de baseball Molly Stright, la culturiste Érica Savoie et le coureur Mohamed Aagab.

De ce pas, nous y allons immédiatement avec le prix Patty-Blanchard remis à l’athlète par excellence de 2021.

Depuis mes débuts en journalisme en juillet 1985, il ne s’est pas passé une année sans que Patty ne réalise des exploits qui ont fait d’elle la légende qu’elle est devenue. Je ne pouvais tout simplement pas choisir une autre personne pour mieux représenter ce prix.

Et le ou la gagnante est… Geneviève Lalonde.

Honnêtement, j’ai failli donner le prix à Danielle Dorris, mais la victoire de Geneviève au Championnat canadien de cross-country, combinée à ses exploits aux Jeux olympiques, ont finalement joué en sa faveur.

Mais n’ayez crainte, Danielle va bien finir par gagner ce prix et j’ai même le sentiment qu’elle va en remporter plus d’un dans les années à venir.

Les hockeyeurs Lukas Cormier, Éric Faille et Sean Couturier, la triathlète Kamylle Frenette et la patineuse de vitesse sur courte piste Courtney Sarault sont les autres athlètes que j’ai sérieusement considérés.

Je termine ces festivités avec le prix hommage qui vise à souligner une personnalité sportive hors du commun.

Et cette année, je n’ai pas pu trouver mieux que d’honorer celui dont le prix portera désormais son nom, Sylvio Bourque.

Le décès accidentel de Sylvio en août dernier a fortement ébranlé la communauté sportive de la province. Le plus grand médaillé de l’histoire au Canada dans la discipline du tir au poignet était aussi un véritable passionné de course à pied. Ce passionné de sport a tellement marqué la vie des gens que je n’ai aucun doute qu’on parlera encore de lui dans 100 ans.

Voilà donc pour mes prix de 2021. On se retrouve l’année prochaine pour le deuxième gala virtuel.

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