L’année dernière a été riche en rebondissements sur la scène politique provinciale au Canada Atlantique. Les élections de Terre-Neuve-et-Labrador a fait les manchettes tôt dans l’année, la COVID s’étant invitée au scrutin, provoquant une flambée du nombre de cas positifs et ayant pris de court l’équipe du Directeur général des élections. Le premier ministre sortant, Andrew Furey, a réussi à y maintenir sa majorité. La Nouvelle-Écosse, pour sa part, nous a offert une élection estivale dont le résultat avait fait mentir les sondeurs, Tim Houston remportant le scrutin devant Iain Rankin.

En 2022, entre les élections en Ontario et au Québec qui se préparent, ce ne sont pas moins de trois sur cinq Canadiens qui seront appelés aux urnes cette année. Dans les deux cas, on ne souhaite certainement pas le scénario terre-neuvien (une élection bousculée par une poussée de COVID), mais le scénario néo-écossais (un gouvernement renversé) semble, pour le moment, encore moins plausible.

L’Ontario sera la première à se rendre aux urnes, et pas plus tard qu’en juin. Pour le moment, Doug Ford semble être en position pour se maintenir au pouvoir, mais il est à peu près certain qu’il ne conservera pas la majorité confortable dont il a bénéficié depuis 2018. Sa gestion de la pandémie lui a mis à dos des pans importants de l’électorat ontarien, les professionnels de la santé, les parents et les enseignants au premier chef. Alors que les hôpitaux recommencent à déborder pour les premiers, les derniers se retrouvent à nouveau à faire l’école virtuelle ou à la maison au lendemain du temps des Fêtes. Les libéraux et les néo-démocrates sont déjà sur le pied de guerre, rivalisant de promesses pour plaire aux progressistes de la province. Ces deux organisations politiques se partageant pour le moment un peu plus de la moitié des intentions de vote selon le site 338Canada.com, on se doute qu’un appel au vote stratégique se fera entendre plus tôt que tard.

La situation au Québec se dessine pour le moment très différemment. Le premier ministre François Legault jouit d’une popularité semblablement à toute épreuve auprès de son électorat. Non seulement n’est-il pas à risque de se faire déloger, il pourrait même obtenir une supermajorité au prochain scrutin. Certes, les mesures d’urgence imposées récemment, dont le couvre-feu, sont un irritant pour les Québécois, mais François Legault aura amplement le temps de se faire pardonner, les élections n’étant prévues que pour l’automne.

S’il y a du mouvement au sein du Conseil de la fédération, ce n’est donc pas au centre du pays qu’on doit porter attention, mais plutôt à l’Ouest. Alors qu’aucune élection provinciale n’est censée être tenue en 2022, il faudra surveiller l’Alberta, où le premier ministre Jason Kenney devra survivre à un vote de confiance. Déjà, de nombreux candidats sont déjà pressentis pour une éventuelle course à la chefferie. La remontée récente du cours du pétrole permettra-t-elle à M. Kenney de regagner le cœur de ses citoyens? Nous aurons la réponse le 9 avril.

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