«Le printemps aura toujours le même hiver à vaincre», dit le dicton. Certaines années, la bataille est ardue et longue. Pour certains d’entre vous, la neige menace encore. Cet hiver, chez moi, il n’y a pas eu de neige et le gazon est déjà vert, ce qui ne signifie pas que le printemps est arrivé, bien au contraire. Il fait un froid humide et intense et la brume menace.

Pourtant, ce soir, dans mon assiette, il y aura les premiers homards de la saison, signe indéniable de l’arrivée des plus beaux jours. On l’attend, ce moment! À Terre-Neuve-et-Labrador, contrairement aux Maritimes, la saison est courte – fin avril à début juillet – alors, il faut en profiter. Avec une bonne baguette, un bon verre de vin blanc, on ignorera le mauvais temps.

Autre signe du printemps, on nous annonce une excellente saison d’icebergs. On en a déjà aperçu quelques-uns le long de la côte est de l’île. C’est mieux que l’an dernier où ils sont passés au large sans tambour ni trompette.

Voilà pour les signes saisonniers et climatiques.

Autre signe de renouveau, le déroulement «en présentiel», comme on a appris à le dire, du Festival littéraire Frye et, cette semaine, le dévoilement de la programmation du Festival de musique baroque de Lamèque. Le grand retour de ce festival musical me remplit de joie, même s’il est fort probable que je n’y assisterai pas cette année.

Ce qu’il a fallu de détermination, de courage, de travail et d’entêtement, pour tenir bon durant deux ans de confinement et revenir tout sourire offrir une programmation, qu’elle soit littéraire ou musicale, inspirée et dynamique!

Le printemps renaît donc aussi dans le cœur de nos communautés, dans le travail des bénévoles qui préparent ces évènements, compromis ou même annulés durant deux ans. On les aurait compris de baisser les bras et pourtant ils se remettent à la tâche.

Alors, le temps est sans doute venu, pour nous tous et toutes, d’imiter ces vaillants organisateurs et de se préparer à des jours meilleurs, libérés de la pandémie. La prudence continue de s’imposer: comme tout bon jardinier de ma région le sait, on ne commence à planter nos jardins qu’à la mi-juin pour éviter le risque de gel, mais cela n’empêche pas de faire les semis, de prévoir où on mettra en terre plants de salade, graines de radis ou semis de carottes. Appliquons le même bon sens au reste de notre vie et allons de l’avant!

logo-an

private

Vous utilisez un navigateur configuré en mode privé ou en mode incognito.

Pour continuer à lire des articles dans ce mode, connectez-vous à votre compte Acadie Nouvelle.

Vous n’êtes pas membre de l’Acadie Nouvelle?
Devenez membre maintenant

Retour à la page d’accueil de l’Acadie Nouvelle