Lorsque Seamus Byrne a annoncé l’an dernier son intention de se lancer dans la course à la chefferie du Parti libéral du Nouveau-Brunswick, celui-ci s’était fait surtout remarquer par ses attaques acerbes contre deux adversaires potentiels.

Sa première cible a été Donald Arseneault qu’il a qualifié de «Atcon Don» pour rappeler son rôle comme membre du cabinet de Shawn Graham dans l’octroi de 50 millions $ de prêts et de garantie de prêts au groupe Atcon qui devait faire éventuellement faillite. Il devait également évoquer la désastreuse campagne électorale de Kevin Vickers en 2020 dont Donald Arseneault assumait la direction.

Il aussi décroché des flèches dans la direction de T.J. Harvey, un ancien député à la Chambre des Communes. Il avait renoncé à se faire réélire pour un second mandat en 2019. Il avait justifié sa décision en expliquant qu’il voulait consacrer plus de temps avec sa famille. Et voilà qu’il veut maintenant devenir premier ministre du Nouveau-Brunswick au grand étonnement Seamus Byrne. Pour ce dernier, ce n’est certainement pas quelqu’un de confiance.

Les aspirants au leadership libéral devaient faire parvenir un dossier complet de candidature au plus tard le 2 mai 16h30 au comité de direction du congrès à la direction. Quatre candidats avaient rencontré les exigences pour participer à la course à la chefferie en versant un chèque de 30 000$ non remboursable et en rassemblant 50 signatures de membres en règle du Parti libéral. Donald Arseneault, Robert Gauvin, T.J. Harvey et Susan Holt ont reçu le feu vert du comité de direction alors que Seamus Byrne était renvoyé à ses devoirs.

Appelé à expliquer pourquoi il n’a pas fait parvenir un dossier de candidature complet afin de se qualifier, Seamus Byrne s’est insurgé contre l’exigence d’être appuyé dans sa démarche par 50 membres en règle du Parti libéral. Il affirme avoir réuni 60 signatures, mais ignore s’ils sont des membres en règle. Pour lui cette obligation est injuste. Vraiment!

Le mode de scrutin pour l’élection du prochain chef du Parti libéral repose sur un système préférentiel et proportionnel qui donne un poids égal aux 49 circonscriptions de la province. Le gagnant doit obtenir 50% plus un des 4900 points. Ceux-ci devront sillonner la province au cours des prochains mois afin d’obtenir le plus de votes possible des membres du parti libéral.

Seamus Byrne, en étant incapable de trouver avant le 2 mai 50 membres en règle disposés à appuyer sa candidature, vient de démontrer qu’il n’est pas à la hauteur de la tâche. Sa candidature apparaît des plus frivoles. Cet épisode démontre la nécessité pour un parti politique dont le chef peut devenir le prochain ministre de la province d’avoir des règles permettant d’écarter au besoin des individus en manque d’attention et en recherche de publicité.

La course à la chefferie du Parti libéral doit être l’occasion d’un débat d’idées et de leadership et non un concours de personnalité.

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