Quel événement majeur devra-t-il se produire pour que le peuple acadien décide enfin de montrer les dents?

Nous nous plaignons depuis des mois sur les décisions absurdes de notre premier ministre Blaine Higgs et de son gouvernement conservateur. Pourtant, rien ne semble bouger.

On menace nos services de transports scolaires, nos réseaux de santé, les programmes d’immersion dans les écoles, notre identité culturelle et nous restons là, sans rien faire.

Tel un troupeau de moutons qui tremble devant le grand méchant berger.

La langue française est pourtant bien plus qu’un héritage laissé par nos ancêtres, c’est aussi un combat quotidien partagé avec nos communautés voisines et qui englobe des gens de partout au monde.

Nous avons une responsabilité comme gardien de la langue et de la culture de la protéger, de l’aimer et de nous assurer qu’elle ne disparaisse jamais.

Au Québec en 2021, 85,5% des résidents indiquaient parler le français comme langue première à la maison. Pour cette même période au Nouveau-Brunswick, Statistiques Canada enregistrait 29,5% des résidents qui parlaient la langue de Molière.

C’est un recul de 2% au Nouveau-Brunswick comparativement à 2016.

Et pourtant, le premier à s’armer de courage et de persévérance pour défendre ce qui leur appartient est le peuple québécois. Nous devrions peut-être nous inspirer d’eux et de leur force de caractère face à Blaine Higgs et Kris Austin.

Le chroniqueur Guillaume St-Pierre, du Journal de Montréal, est bien étonné de voir que la députée fédérale néo-brunswickoise Ginette Petitpas-Taylor n’est pas plus inquiète du recul de la langue française au pays.

La ministre des Langues officielles, ayant grandi dans une province comme le Nouveau-Brunswick, devrait être bien plus inquiète de ces données sur le français, sachant mieux que quiconque la précarité de cette langue au pays.

Guillaume St-Pierre lance par la même occasion des éloges à René Arseneault qui, pour sa part, croit que tous les hauts fonctionnaires fédéraux devraient obligatoirement être bilingues.

Le chroniqueur caractérise René Arseneault d’ambitieux, un trait de caractère qui se fait de plus en plus rare chez nos concitoyens.

Je crois en effet que c’est en rêvant grand que nous soyons capables d’atteindre un milieu juste et équitable au Nouveau-Brunswick.

C’est en misant sur notre musique francophone, sur nos artistes acadiens, sur nos romanciers canadiens que nous réussirons à faire vivre notre culture.

C’est à travers des discussions avec nos enfants sur notre histoire et celle de nos ancêtres que nous serons en mesure de faire renaître ce feu qui bouille dans nos veines.

C’est en misant sur la télévision et les séries en français que nous serons capables de bâtir des fondations solides chez nos familles et nos enfants.

La sauvegarde de la langue française ne se fait pas seulement à travers des publications sur Facebook ou une manifestation par année.

Elle se crée à travers ces petits gestes du quotidien qui façonnent notre façon de voir le monde et qui donnent à nos enfants l’espoir d’une place de choix dans l’avenir que l’on dessine devant eux.

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