Les données émises par les médias cette semaine au sujet du nombre de surdoses chez les Néo-Brunswickois sont alarmantes.

On rapporte que dans les six premiers mois de l’année 2022, 44 personnes ont perdu la vie à la suite de la consommation d’une drogue quelconque.

Si les surdoses ont continué de grimper dans la province au même rythme les mois qui ont suivi, l’année 2022 pourrait être l’une des plus meurtrières en matière de morts liées aux stupéfiants.

Debbie Warren, qui dirige entre autres le seul site de prévention des surdoses de la province, indiquait en entrevue qu’un(e) Néo-Brunswickois(e) meurt tous les quatre jours à la suite de la consommation d’une drogue illicite.

Et on ne parle pas non plus des problèmes de santé engendrés par les produits licites, tels que l’alcool, le cannabis, le tabac, les jeux de hasard, les vapoteuses à la nicotine.

Car, on peut bien juger un toxicomane de cocaïne si on le veut, mais il faut d’abord se regarder dans le miroir.

Quand on est conscient à quel point il est difficile de diminuer ne serait-ce que notre consommation quotidienne de sucre ou de café, on se garde une petite gêne avant de juger autrui.

Les gens qui sombrent dans l’enfer de la drogue sont avant tout des enfants, des parents, des frères et des sœurs, qui laissent dans l’incertitude les gens qu’ils aiment.

Je crois que l’on pourrait en faire davantage pour les aider, comme ouvrir plus de centres de prévention des surdoses. En ce moment, il n’y a qu’à Moncton que l’on offre ce service, alors que l’on sait très bien que c’est un problème assez généralisé.

On pourrait aussi envoyer davantage d’informations par la poste sur les services offerts dans la province, ce qui permettrait aux familles de trouver de l’aide, tant pour eux même que pour la personne qui souffre d’une dépendance.

Pour être honnête, je ne saurais moi-même vers où me diriger si l’un de mes proches devait recevoir des soins liés à la consommation de drogues. Mon premier réflexe serait de composer le 911 ou de me rendre à l’urgence.

Malgré tous ces efforts faits par le gouvernement et les organismes concernés, je crois que le plus grand travail se fait à la maison et à l’école, entre les jeunes et les adultes qui les entourent.

On peut espérer le mieux pour nos enfants, mais on ne pourra jamais les contrôler. Essayons alors de les éduquer, de répondre à leurs questions, de créer avec eux une relation basée sur la confiance.

Ils doivent savoir qu’ils peuvent compter sur nous, qu’ils sont en sécurité pour parler de sujets parfois difficiles à aborder, et ce, peu importe la gravité de la situation.

Cette relation que vous développerez avec votre jeune lui sauvera peut-être la vie un jour.

Le mieux que l’on puisse faire, c’est d’en parler et de ne pas leur cacher cette réalité. Ils doivent être conscients des dangers de la dépendance, des difficultés que vivent les gens qui tentent de s’en sortir.

Ils seront donc beaucoup plus confiants lorsque viendra le temps de dire leur premier «non, merci, je ne consomme pas!».

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