J’ai beaucoup de peine et d’empathie pour les résidents des foyers de soins spécialisés de Néguac qui devront plier bagage et quitter les lieux avant le 17 février.

Le ministère du Développement social a annoncé à 29 résidents et leur famille que suite à une enquête, le Foyer Saint-Bernard et la Villa de Néguac doivent fermer.

Ce sont donc 29 de nos concitoyens, pour la plupart des aînés, qui devront se trouver un nouvel endroit où déménager d’ici un mois.

Je ne peux m’imaginer l’angoisse que vivent ces pauvres résidents et à quel point ils doivent se sentir abandonnés par le gouvernement.

Je crois qu’il était de la responsabilité de Dorothy Shephard et de son ministère de trouver de nouvelles chambres pour ces locataires avant de les mettre dehors.

Ils devraient savoir mieux que quiconque à quel point il est difficile de placer ses parents et ses proches dans une résidence spécialisée, de surcroît près de la maison.

Mais vous savez ce qui me frustre le plus dans cette histoire ? C’est qu’il y a longtemps que les employés tentent de se faire entendre de Mme Shephard et de son ministère afin d’éviter, justement, des fermetures.

Voilà des mois que ces deux établissements ne survivent que part la bonne volonté des préposées aux soins et des employés qui s’y donnent cœur et âme.

J’ai, pour ma part, entendu des histoires d’horreur concernant ces deux endroits. Ces histoires, je les ai entendues de la bouche de personnes que je connais personnellement et qui y travaillaient.

Ce qu’on m’a montré, c’est que ces deux résidences de Néguac appartenaient à des immigrants qui n’habitaient pas la région. Que les propriétaires n’étaient joignables ni par téléphone ni par courriel et que les employés étaient laissés à eux même.

On m’a montré que les propriétaires envoyaient rarement l’argent à temps pour régler les besoins des établissements : des retards importants auraient été enregistrés sur les factures d’épicerie et d’électricité au cours des derniers mois.

On m’a même raconté que des employés auraient reçu leurs paies en retard à plusieurs reprises et des résidents, leurs chèques mensuels. Et que ceux-ci désespéraient pour recevoir l’argent à laquelle ils avaient droit.

Donc ma question pour le gouvernement est celle-ci : pourquoi diable laissons-nous des étrangers, qui n’habitent pas les lieux, acheter des résidences à besoins spéciaux, sans avoir la certitude qu’ils seront présents pour s’en occuper ?

Comment pouvons-nous mettre le destin de ces personnes âgées et de ces travailleurs entre les mains de riches immigrants qui n’habitent même pas la région ?

Sans compter que ce sont de bonnes connaissances de M. Higgs, selon un article de CBC (Higgs calls for ‘cultural shift’ to turn N.B.’s economic fortunes around) publié le 4 juin 2020 !

Donc elle est là, l’erreur.

J’espère que le gouvernement apprendra de cette malheureuse situation et qu’on fera les changements nécessaires pour que les étrangers n’aient plus le contrôle sur nos services locaux.

Pour réparer ses erreurs, le gouvernement aurait dû prendre lui-même les reines du Foyer Saint-Bernard et de la Villa de Néguac, ce qui aurait épargné davantage d’angoisse chez les résidents et les employés.

Si les logements destinés aux aînés devenaient un service public, ce genre de situation ne se produirait plus au Nouveau-Brunswick.

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