Le premier FestiChoeur d’Acadie prend son envol à Memramcook

La Vallée de Memramcook vibrera au rythme du chant choral jusqu’à samedi avec le tout premier FestiChoeur d’Acadie. Plus de 100 choristes des Maritimes et d’ailleurs se sont donné rendez-vous pour participer à une série d’ateliers et de concerts.

En entrant dans le théâtre du Monument-Lefebvre, à Memramcook, on peut entendre des voix qui s’élèvent. Ce sont celles des choristes qui prendront part au spectacle La Vallée des possibles qui rend hommage au Père Camille Lefebvre et à l’histoire de Memramcook. Ce spectacle, qui sera présenté dans une nouvelle mouture, a été créé par Jean-François Mallet, Ginette Ahier, Gracia Couturier et Alain Roy.

Dirigés par Monette Gould, les choristes répètent les chansons du spectacle avec le sourire. C’est qu’elle est très belle cette musique de Jean-François Mallet.

«Quand on a mis les quatre parties ensemble, ce matin, je voyais des sourires et je sais que ça va déjà les chercher. Je trouve que c’est une des plus des belles musiques que j’ai entendue. Il y a un thème qui va à travers toute son œuvre», a-t-elle exprimé.

La directrice artistique du FestiChoeur d’Acadie se réjouit de voir autant de chanteurs rassemblés à Memramcook; une région qui possède une solide tradition de chant choral. Pendant six jours, les choristes partageront leur passion commune.

Pour Monette Gould, ce sont de grands moments d’émotion.

«Pour moi, je trouve ça fantastique. Ça apporte des gens de partout et puis ça fait revivre les choeurs. Le chant choral a toujours été fort dans les Maritimes (…). Si je chante aujourd’hui, c’est parce que toutes mes tantes et mes oncles faisaient partie des choeurs de Memramcook.

’est sûr qu’il y a des gens qui aiment chanter comme soliste, mais que quand on chante dans un choeur, les harmonies nous emportent. C’est ce qui soulève les gens», a déclaré la chef de choeur.

Un total de 43 choristes participeront aux différents ateliers cette semaine. En plus des répétitions pour le spectacle de La Vallée des possibles qui sera présenté à compter de jeudi, les choristes sont invités à participer à des ateliers de chant classique, dont le tango avec la chef Mélodie Rabatel, le chant de choeur d’opéra avec Antonio Delgado et les chants de la francophonie avec Monique Richard. Lydie Anne Ruest Belliveau de Memramcook qui sera de l’ensemble des 23 choristes de la Vallée des possibles est heureuse de pouvoir participer à cet événement dans sa région. La musique est plus facile qu’elle pensait.

Monette Gould note que les choristes se sont bien préparés avant d’arriver à la première répétition.

«J’aime tellement la musique»

Pauline Robillard a fait le voyage depuis Victoria en Colombie-Britannique pour participer à ce rassemblement de chant choral. Elle est membre d’une chorale francophone, Les décibels, à Victoria. C’est une des membres de sa chorale qui lui a fait part de l’événement à Memramcook.

«Je me suis dit j’allais apprendre de nouvelles choses et m’améliorer. Nous avons pratiqué avant d’arriver ici, mais quand on entend tout le monde ensemble, c’est très beau. J’aime tellement la musique», a-t-elle souligné.

L’histoire du spectacle l’a touché particulièrement.

«Je ne suis pas Acadienne, mais j’ai des amies acadiennes à Victoria.»

Elle prévoit participer aussi aux ateliers cette semaine. Elle apprécie le programme et tout le côté social du rassemblement. En débarquant à Memramcook, elle ne connaissait personne dans la région. Elle est la seule de sa chorale à Victoria à avoir fait le voyage.

En plus des ateliers et du spectacle musical Les Vallée des possibles: l’oeuvre du père Camille Lefebvre, trois concerts, un déjeuner chantant et un concert public avec pique-nique sont prévus à la programmation.

Les chorales Beauséjour et Voce dell’Anima se réuniront dans un grand spectacle, mardi soir, à l’Église Notre-Dame-de-Lourdes. Le FestiChoeur d’Acadie est présenté en marge du Congrès mondial acadien.

«On fait un concert conjoint avec la chorale Beauséjour et on va se joindre à eux pour faire trois pièces ensemble», a ajouté Monette Gould.