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Une énergie 100% renouvelable, est-ce possible?

Le Nouveau-Brunswick consomme une électricité plus écologique qu’il y a dix ans. Le gouvernement provincial et Énergie NB imaginent toutefois mal un futur sans nucléaire ni combustion pour produire de l’énergie.

D’abord, les bonnes nouvelles.

Énergie NB a réduit ses gaz à effet de serre (GES) de plus de 65% au cours des 12 dernières années, indique le responsable des communications de la société de la Couronne, Marc Belliveau.

La production d’électricité est l’un des secteurs les plus polluants de la province. Le progrès est donc important. Mais il vient d’une volonté politique.

En 2011, le gouvernement provincial a obligé Énergie NB à répondre à 75% de la demande en électricité grâce à des sources émettant peu de GES avant 2020.

La société de la Couronne a pris des décisions qui lui ont permis d’atteindre cet objectif. En 2012, elle a remis en état le réacteur nucléaire de Pointe Lepreau. Entre 2007 et 2020, elle a ajouté 311 mégawatts (MW) d’énergie éolienne dans sa capacité de production.

En 2014, le gouvernement du Nouveau-Brunswick a aussi contraint Énergie NB à vendre dans la province au moins 40% d’électricité soi-disant renouvelable avant 2020.

Résultat, en 2020-2021, les résidents et les entreprises de la province ont consommé une électricité générée par des sources alternatives au pétrole et au charbon dans 80% des cas (surtout grâce à l’hydroélectricité et au nucléaire).

Le gouvernement provincial a également collaboré avec Énergie NB pour réactiver des programmes de production décentralisée, dont les effets restent très faibles.

Des municipalités et des entreprises fournissent un tout petit peu d’énergie verte à la société de la Couronne et 260 clients compensent leur consommation électrique par des panneaux solaires.

Les dirigeants néo-brunswickois voudront-ils en faire davantage? Pour l’instant, le gouvernement prévoit réduire ses émissions de GES à 5 millions de tonnes en 2050, par rapport à 13 millions de tonnes en 2018. À titre de comparaison, le Canada s’est engagé à avoir des émissions nettes nulles à cette date.

Ambitions faibles

Contrainte par une volonté politique, Énergie NB pourrait faire des choix écologiques dans les prochaines années, même si elle produit suffisamment d’énergie maintenant.

L’entreprise prévoit que la demande d’électricité augmentera un peu dans la province d’ici à 2041.

Dans le même temps, elle calcule qu’elle perdra un tiers de sa capacité de production jusqu’à cette date à cause du vieillissement de ses centrales.

Énergie NB devra remplacer celle de l’île Grand Manan (brûlant du diesel) en 2026, celle de Bayside (brûlant du gaz) en 2027, celle de Belledune (brûlant du charbon) en 2030, celles de Millbank et de Sainte-Rose (brûlant du diesel) en 2031, puis celle de Pointe Lepreau (nucléaire) en 2039.

Cependant, l’entreprise a pour l’instant choisi de continuer à utiliser les mêmes carburants à ces endroits, sauf à la centrale de Belledune, où le gouvernement fédéral l’oblige à trouver une alternative.

«La prolongation de la vie utile des centrales de Millbank et de Sainte-Rose représente la solution la plus économique pour répondre aux besoins en matière de charge de pointe et de réserve», a par exemple expliqué Énergie NB dans son dernier plan de ressources intégrées.

Pas assez fiable au goût d’Énergie NB

Énergie NB mise peu sur les énergies renouvelables dans ses plans pour le futur, arguant qu’elles posent trop de défis. La société de la Couronne les juge incapables de produire autant d’électricité qu’elle le veut quand elle en a besoin.

Dans son plan intégré des ressources, Énergie NB a annoncé une seule nouvelle installation éolienne de 200 MW en 2033. Et uniquement si elle réussit à prolonger la durée de vie de la centrale hydroélectrique de Mactaquac, qui fournirait une réserve en cas de manque de vent.

L’entreprise fait valoir que les trois principaux parcs éoliens du Nouveau-Brunswick ont fonctionné à moins d’un tiers de leur capacité pendant plus de la moitié des heures de l’année en 2017.

«Nous voyons que si le vent ne souffle pas dans le nord du Nouveau-Brunswick, il souffle peut-être un peu dans le Sud, mais pas assez pour compenser», a par ailleurs indiqué le PDG d’Énergie NB, Keith Cronkhite.

La capacité des panneaux solaires est aussi trop faible en hiver, lorsque la demande en électricité est la plus haute, selon lui.

«Le solaire, en janvier, produit entre 10h du matin et 14h», a-t-il rappelé.

Énergie NB indique aussi que son réseau hydroélectrique est incapable de stocker l’eau et qu’il dépend de la quantité et du moment des précipitations. Sa production a par conséquent fluctué de 77% à 132% de la production prévue au cours des 10 dernières années.

«Je ne suis pas sûr que de nouvelles ressources hydrauliques existent au Nouveau-Brunswick ni même dans le nord-est du Canada, a appuyé M. Cronkhite. La majorité de cette ressource est gelée en hiver, quand nous avons besoin de cette énergie.»

Le projet de Boucle atlantique pourrait permettre au Nouveau-Brunswick d’accéder plus facilement aux surplus hydroélectriques du Québec et du Labrador.

Le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Blaine Higgs, a estimé qu’il faudrait probablement sept ou huit ans pour que la boucle soit opérationnelle, si le gouvernement fédéral acceptait de verser 5 milliards $.

Dans le budget 2022, l’équipe de Justin Trudeau a seulement prévu 250 millions $ sur quatre ans pour le transport interprovincial d’énergie et les petits réacteurs modulaires nucléaires.

«Nous ne pensons pas que l’interconnectivité pourra fournir une source d’électricité sûre pendant les mois les plus froids. Vous ne pouvez pas manquer d’électricité pendant une journée», a de toute façon asséné M. Cronkhite, défendant l’autonomie énergétique de la province.

Point de salut sans nucléaire ni énergies fossiles, pour Énergie NB, donc.

«En janvier, quand il fait -25°C, si nous n’avons aucune centrale qui produit beaucoup et très vite, c’est impossible de répondre à la demande», résume M. Belliveau.

La biomasse et le nucléaire sont-ils vraiment verts?

Le Nouveau-Brunswick considère que le soleil, le vent, l’eau et les marées sont des sources d’énergie renouvelable, mais aussi le gaz et la biomasse (des granulés de bois, par exemple).

C’est ce qu’ont inscrit les députés dans la Loi sur l’électricité de la province en 2015. Le gaz et la biomasse nécessitent pourtant une combustion pour produire de l’énergie et donc une émission de gaz à effet de serre (GES). «Sur le papier, c’est sensé», commente le professeur au département d’ingénierie électrique et informatique de l’Université Dalhousie en Nouvelle-Écosse, Larry Hughes.

Il rappelle que le biogaz génère moins de GES que le diesel. Il explique aussi qu’une province où se trouve une industrie forestière forte, comme le Nouveau-Brunswick, peut brûler les résidus de bois des scieries pour éviter qu’ils émettent, en se décomposant, du méthane, plus nocif que le dioxyde de carbone (CO2).

«Aussi longtemps que la forêt repousse, il y a un système renouvelable, décrit M. Hughes. Cependant, les petits arbres absorbent moins de CO2 que les grands. Un autre danger est l’incendie qui produit des émissions de GES et fait disparaître la forêt, ou l’ouragan.»

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick mise par ailleurs sur l’énergie nucléaire, en tant que moyen de production d’électricité respectueux du climat. L’industrie atomique produit cependant des déchets toxiques difficiles à entreposer.

L’Union européenne a reçu beaucoup de critiques pour avoir récemment désigné le nucléaire et le gaz comme des investissements durables.

«Tant qu’il n’y aura pas suffisamment d’énergies renouvelables, comme l’hydrogène vert, nous aurons besoin du gaz et du nucléaire. Nous n’arriverons pas à l’objectif de 100% d’énergies renouvelables en claquant des doigts ou avec des vœux pieux», a expliqué la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, à l’hebdomadaire allemand Die Zeit. – CT

Intégrer le renouvelable: des solutions existent

Énergie NB se fie peu aux sources d’énergie renouvelables parce que leur intermittence rend difficile leur intégration à son réseau. La société de la Couronne connaît pourtant des solutions à la production discontinue de l’éolien et du solaire.

«On n’a pas pas le choix, martèle le professeur au département d’ingénierie électrique et informatique de l’Université Dalhousie (UD) en Nouvelle-Écosse, Larry Hughes. Nous devons contrôler nos émissions et les réduire.»

La première option est le stockage de l’électricité, dans des batteries par exemple.

«[Ce] n’est pas une technologie du futur, c’est ici maintenant, déjà en train d’être incorporé économiquement et profitablement dans les réseaux du monde entier où des inadéquations de courtes-durées entre l’offre et la demande provoquent de grandes fluctuations de prix», indique le Renewable Energy Storage Laboratory de l’UD.

L’équipe de chercheurs constate toutefois que des études restent à mener dans les provinces maritimes pour savoir en quelle quantité et à quels endroits placer du stockage d’énergie pour obtenir les meilleurs résultats.

La seconde option est le réseau intelligent.

Énergie NB a collaboré à ce sujet de 2010 à 2015 avec l’Université du Nouveau-Brunswick (UNB), pour un projet appelé Powerswift Atlantic.

Les chercheurs ont créé à cette occasion l’une des premières centrales électriques virtuelles du monde pour intégrer efficacement à un petit réseau de l’énergie éolienne, particulièrement bonne au Canada atlantique.

Leur logiciel a utilisé des prévisions du vent et de la demande, puis a déplacé en continu l’offre d’électricité en temps quasi réel en fonction des besoins. Elle a aussi stocké de l’énergie dans des appareils électriques inutilisés des clients (chauffe-eau, systèmes de climatisation, réfrigérateur, chauffages, etc.).

«[Les] solutions de stockage qui offrent une flexibilité globale de réseau [permettent] de réduire la demande aux périodes de pointe, a constaté l’équipe de recherche. [Cette option] peut être une solution de rechange rentable à d’autres technologies de stockage de l’énergie, telles que les batteries, ainsi [qu’aux] turbines à combustion classiques.»

Coûts en baisse

Les chercheurs ont toutefois noté que si la rentabilité de leur projet était encourageante en 2015, elle n’était pas encore convaincante.

«Les coûts des technologies contrôlables et «intelligentes» ont d’ores et déjà commencé à baisser. Au fur et à mesure que leur pénétration sur le marché va croître, les coûts continueront de diminuer», ont-ils affirmé.

Énergie NB reconnaît la réduction des coûts des nouvelles technologies. Elle se dirige d’ailleurs doucement vers leur adoption.

En 2020, la société de la Couronne a reçu l’autorisation d’investir 110 millions $ pour installer 360 000 compteurs intelligents dans la province. Elle commencera à les installer à partir de l’automne prochain, jusqu’en 2024. Ces appareils pourront enregistrer quotidiennement les données de consommation d’énergie des clients. Ils les transmettront ensuite sur un réseau sans fil sécurisé.

Études en cours

À Shediac, Énergie NB conduit une nouvelle étude. Pour ça, elle termine un parc solaire qui alimentera un Centre multifonctionnel et le Centre des pensions du gouvernement du Canada, convertis en bâtiments à consommation électrique nette zéro.

Elle a aussi installé des thermostats et des chauffe-eau intelligents dans des maisons, en plus de compteurs numériques. Elle équipera ensuite ces habitations de systèmes de chauffage par stockage d’énergie thermique, de panneaux solaires et de batteries.

À Moncton, la société de la Couronne a fait un partenariat avec Solaire Homes et Siemens pour construire 100 résidences à haute efficacité énergétique et à consommation énergétique nette zéro dans le quartier North Branch. La zone servira pour un projet de réseau intelligent.

«À l’heure actuelle, les programmes de gestion axée sur la demande et les systèmes de stockage d’énergie n’en sont pas au point où ils permettraient d’équilibrer, de façon fiable et économique, des volumes importants de ressources intermittentes», a toutefois avancé Énergie NB dans son plan intégré des ressources de 2020.

M. Hughes voit les choses différemment.

«Il y a des façons de rendre possibles les réseaux intelligents, affirme-t-il. L’Île-du-Prince-Édouard a une forme de gestion intelligente de la charge. Quand elle a du vent, Énergie NB ne la fournit pas en électricité et inversement. C’est un exemple local, à une échelle relativement grande. Énergie NB peut le faire et elle le fait, de toute évidence.»

Le marché des panneaux solaires commence à se développer

Raphaël Roy a proposé un projet d’énergie renouvelable communautaire à Belledune lorsqu’Énergie NB a fait appel à ce type d’offres à partir de 2016, pour générer un total de 80 MW. Le PDG a échoué à convaincre la société de la Couronne, à cause d’un prix trop élevé. Depuis, son entreprise nommée Atapaqq est en dormance.

«C’est impossible de proposer d’autres projets énergétiques communautaires au Nouveau-Brunswick, explique M.  Roy avec amertume. On ne peut pas vendre d’énergie aux municipalités sans passer par Énergie NB, qui a le monopole.»

Le gouvernement ordonnera-t-il à la société de la Couronne de faire appel à d’autres projets d’énergie renouvelable communautaire? Lors de son rapport d’étape de 2020 pour son plan d’action sur les changements climatiques, il a indiqué qu’il commencerait en 2021 à examiner les projets en cours afin d’en tirer des enseignements et d’en commander d’autres ou non.

En attendant, M. Roy travaille pour une compagnie qui aide les particuliers et les entreprises à participer au programme de mesurage net d’Énergie NB. Ses clients peuvent produire une partie de leur électricité tout en restant reliés au réseau de distribution de la société de la Couronne.

«On peut installer une capacité de 100 KW au maximum, c’est vraiment bas, déplore l’ingénieur. Un aréna a besoin de plus que ça. Ce programme est adapté pour le résidentiel, mais Énergie NB a mis tous les bâtiments dans le même panier et je ne crois pas que c’est la bonne solution.»

Pour l’instant, seuls 260 clients d’Énergie NB participent au programme de mesurage net. La Régie de l’énergie du Canada a noté que l’installation de panneaux solaires n’était pas rentable pour les résidences, mais qu’elle l’était pour les commerces équipés d’un compteur intelligent en 2020. À noter qu’elle n’a pas pris en compte les 200$ par kW de remise lors de l’installation.
M. Roy constate que peu d’entreprises peuvent importer et installer des panneaux solaires dans la province.

«Grâce à notre plan d’affaires, nous avons réussi à rendre ça plus abordable, mais il y a des choix à faire. La qualité et la solidité du système sont moindres, confie-t-il. La chaîne d’approvisionnement du matériel n’est pas là. Mais elle se développe! Les volumes commencent à être intéressants et permettent de diminuer les coûts.»

L’ingénieur indique que son entreprise a installé des panneaux solaires chez une quinzaine de clients. «On réussit, ça commence à déboucher», s’exclame-t-il.

Un coût écologique et humain non négligeable

Les sources d’énergies renouvelables émettent peu de gaz à effet de serre (GES) et limitent le réchauffement climatique. Elles ont néanmoins un coût écologique et humain.

La très forte hausse de la demande d’éoliennes a entraîné une surexploitation forestière et des conséquences désastreuses pour des communautés autochtones en Équateur. Dans ce pays pousse le Balsa, dont le bois rigide et léger entre dans la composition des pales de beaucoup d’éoliennes.

Par ailleurs, l’extraction des terres rares nécessaires à la fabrication des turbines des éoliennes offshore, des panneaux solaires, des batteries et des moteurs de voitures électriques pollue.

Ces métaux sont présents partout sur la planète, particulièrement au Canada. Ils sont cependant répartis en quantités infimes dans le sol. Il faut donc excaver, traiter et raffiner de très grands volumes de terre pour en extraire suffisamment, selon The Daily Telegraph.

«C’est un processus sale, que nous pourrions changer, mais qui augmenterait les coûts», commente le professeur au département d’ingénierie électrique et informatique de l’Université Dalhousie en Nouvelle-Écosse, Larry Hughes.

L’extraction des terres rares provoque l’émission de métaux lourds, d’acide sulfurique et même d’uranium dans l’environnement, d’après le magazine Géo.

«Et des gens sont exploités des conditions d’esclavage comme en République démocratique du Congo», ajoute M. Hughes.

Enfin, certains parcs éoliens représentent un danger pour les oiseaux.

La N.-É. et l’Î.-P.-É. prennent le tournant de l’électricité verte

La Nouvelle-Écosse et l’Île-du-Prince-Édouard se sont ruées sur les énergies renouvelables. À l’inverse du Nouveau-Brunswick, ces deux provinces se détournent aussi de l’énergie nucléaire. Elles comptent en revanche sur leurs voisins pour les alimenter en électricité.

L’Île-du-Prince-Édouard produit presque toute son électricité grâce à des sources renouvelables, principalement le vent.

«[Sa] production d’électricité au moyen du pétrole et du diesel sert principalement à répondre aux urgences et aux périodes de pointe», indique la Régie de l’énergie du Canada.

Un paradis écologique? Pas vraiment… l’île importe 75% de son électricité du Nouveau-Brunswick.

«Un moulin de pâte à papier à Saint-Jean consomme plus d’électricité que cette province, qui n’est vraiment pas très grosse (environ 157 000 personnes)», met en contexte le responsable des communications d’Énergie NB, Marc Belliveau.

La Nouvelle-Écosse sort en revanche de sa dépendance aux énergies fossiles.

Elle a produit 56% de son électricité grâce au charbon en 2018, le pire taux des provinces canadiennes. Cette année-là, le gaz naturel, le pétrole et le diesel ont de surcroît représenté 18% de sa production électrique, selon la Régie de l’énergie du Canada.

En mars cependant, son ministre des Ressources naturelles et renouvelables, Karen Gatien, a affirmé que seulement 30% de l’électricité de la province proviendrait des énergies fossiles à la fin de l’année, selon Saltwire.

Cet accomplissement mettrait la Nouvelle-Écosse sur la voie d’accomplir deux objectifs d’ici 2030: répondre à 80% de ses besoins énergétiques grâce à des sources renouvelables et abandonner le charbon.

Marémotrice

La Nouvelle-Écosse est le seul endroit en Amérique du Nord qui produit, tant bien que mal, un peu d’électricité à partir de l’énergie des océans.

Une centrale marémotrice sur la rivière Annapolis a dû fermer en 2019 en raison de craintes pour les poissons, après 35 ans de services. En 2018, la centrale marémotrice Cape Sharp a perdu sa turbine deux ans après son raccordement au réseau.

La Nouvelle-Écosse continue malgré tout d’explorer les possibilités de produire de l’énergie grâce aux marées. Elle veut d’abord générer de cette façon 15 à 20 MW, puis 300 MW à long terme.

En 2020, Bigmoon Canada Corporation a obtenu le droit de poser huit nouvelles turbines de 0,5 mégawatt dans la baie de Fundy.

Surtout, la province s’est branchée à Terre-Neuve-et-Labrador en 2017, pour acheter les surplus hydroélectriques de la centrale électrique de Muskrat Falls.

Ce projet a subi des problèmes techniques et des retards. Ce lien d’une capacité de 500 MW peut néanmoins fournir plus de 30% de l’énergie de la Nouvelle-Écosse, lorsque tout fonctionne à T.N-L.

La province compte aussi installer des éoliennes pour produire 10% de ses besoins en électricité d’ici 2025. Elle prévoit utiliser un peu plus de gaz naturel. Elle place enfin des espérances dans le projet de Boucle atlantique, qui lui permettrait d’être mieux branchée au Québec, un des leaders mondiaux de la production d’hydroélectricité.

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