Le produit intérieur brut du N.-B. en hausse

OTTAWA – Le Nouveau-Brunswick, qui profite de nouveaux investissements dans l’infrastructure et de la baisse de l’impôt sur le revenu, devrait prendre la tête des provinces en 2009 avec une augmentation de 0,9 % de son produit intérieur brut réel.

C’est ce que prévoit le Conference Board du Canada dans sa Note de conjoncture provinciale de l’été 2009. La récente annulation d’un nouveau projet de raffinerie d’essence de la compagnie Irving – annoncée après que le Conference Board avait terminé ses prévisions – ne devrait pas assombrir les perspectives du Nouveau-Brunswick cette année. Mais cela risque de miner la performance de la province en 2010.
Les Maritimes et le Manitoba sont les seules provinces canadiennes qui enregistreront une croissance économique cette année bien que la croissance du Canada doive être positive dans la seconde partie de 2009.  
«Les économies du Manitoba et des Maritimes n’ont pas été prédisposées aux fortes fluctuations qui peuvent caractériser les cycles économiques, de sorte qu’elles ont largement échappé au ralentissement. Les conditions se sont cependant détériorées dans les autres provinces au cours des derniers mois, particulièrement en Ontario et en Saskatchewan, indique Marie-Christine Bernard, directrice associée des Prévisions économiques provinciales. Malgré tout, les provinces se remettront lentement dans le courant de la prochaine année, avec la Saskatchewan, la Colombie-Britannique, l’Alberta et l’Ontario qui se retrouveront en tête du peloton en 2010.»
L’Île-du-Prince-Édouard est lar­gement immunisée contre l’effondrement mondial du commerce
et bénéficiera des dépenses publiques qui assureront à son économie une croissance de 0,8 % en 2009.
La Nouvelle-Écosse évitera elle aussi la récession en 2009. Son PIB réel devrait progresser de 0,3 % cette année, soutenu par
l’augmentation des dépenses publiques et de l’investissement non résidentiel – notamment le projet d’exploitation du gaz naturel extracôtier de Deep Panuke d’une valeur de 700 millions $.
Terre-Neuve-et-Labrador fait face à des pertes d’emploi et à des réductions de production qui dépassent de loin celles que vivent les autres provinces. Du coup, son PIB réel devrait chuter vertigineusement, de 3,4 %, cette année. La production pétrolière et gazière devrait connaître une baisse de 18 % en 2009 et la production manufacturière de presque 10 %. De toutes les provinces, Terre-Neuve-et-Labrador sera aussi celle qui enregistrera la reprise la plus lente en 2010.
Le Nouveau-Brunswick devrait aussi se rétablir du repli de 1,3 % qu’a connu sa croissance cette année, grâce à une poussée de 2,4 % en 2010.
C’est ce qu’a mentionné, hier, un autre rapport, de la Banque Scotia, qui annonce aussi une amélioration de la situation économique au Canada au cours des prochains mois.
D’après ce rapport, le présent trimestre marquera vraisemblablement la fin de la récession.