L’espoir renaît pour les employés néo-brunswickois de Shermag

SAINT-FRANÇOIS – Même si on est encore loin d’une réouverture, l’éventuelle acquisition du fabricant de meubles en bois Shermag par la compagnie Bermex est une source d’espoir pour les employés des usines de Saint-François et d’Edmundston qui ont perdu leur gagne-pain à la fin de 2007.

Le groupe québécois Bermex, de Maskinongé, en Mauricie, a démontré de l’intérêt pour acheter Shermag afin de relancer ses activités. L’entreprise est en restructuration financière depuis plus d’un an.
Le conseil d’administration de Shermag a retenu cette offre dans le cadre de son plan de relance étalé sur deux ans. Le montant de la transaction demeure confidentiel.
À la Presse canadienne, le président de Bermex, Richard Darveau, a dit estimer qu’il y a du potentiel et un marché pour relancer le fabricant de meubles en bois.
Shermag compte 13 usines. Une seule d’entre elles, soit une filiale de Jaymar, à Terrebonne, en banlieue de Montréal, est toujours fonctionnelle.
«On n’en sait pas plus que ce qui a été dit dans les médias. C’est certain que ça nous redonne de l’espoir», a dit Yves Beaulieu, représentant syndical de l’usine de Saint-François.
Il soutient qu’il a reçu plusieurs appels de ses ex-collègues depuis la diffusion de cette nouvelle, en fin de semaine.
Ils étaient 88 employés à Saint-François lors de l’annonce de la fermeture des deux usines néo-brunswickoises à la fin de 2007.
«Plusieurs ex-employés sont maintenant au chômage ou ne reçoivent plus de prestations. La majorité d’entre eux est retournée sur les bancs d’école pour de la formation. Mais les débouchés sont rares», a continué M. Beaulieu.
Il croit que bon nombre des ex-travailleurs reprendraient leur ancien boulot.
«Je sais qu’il y a au moins trois ex-collègues qui oeuvrent dans le domaine de la santé et qui ne reviendraient probablement pas. Mais pour les autres, je crois bien qu’une réouverture ferait bien des heureux», a poursuivi M. Beaulieu.
Il a laissé entendre que l’ancienneté des employés sera respectée jusqu’en mars 2010 selon une entente avec Shermag.
Durant ses meilleures années, jusqu’à 220 personnes ont travaillé aux installations du Haut-Madawaska.
Bermex s’engage à acquérir toutes les actions de Shermag et à assumer une partie de sa dette évaluée à quelques dizaines de millions $.
M. Beaulieu a fait remarquer que les employés font partie des créanciers à qui Shermag doit des sommes monétaires.

En bref… Fondée en 1983, la compagnie Bermex est spécialisée dans les meubles de salle à manger et de cuisine. Elle compte 13 usines au Québec qui procure du travail à 580 personnes. Son chiffre d’affaires a atteint 48,5 millions $ en 2008. Son président, Richard Darveau, espère que les 3000 emplois auparavant offerts par Shermag renaîtront avec cette acquisition. La seule usine restante de Shermag à Terre­bonne ne compte plus que 250 travailleurs comparativement à 1900 à la fin de 2007…