La paix industrielle règne chez Fornebu Lumber de Bathurst

BATHURST – Les employés de la scierie Fornebu Lumber à Bathurst, une propriété de la compagnie norvégienne Umoe Solar, votent massivement en faveur de leur nouvelle convention collective.

À l’heure où la plupart des compagnies imposent à leurs employés des compressions salariales, les syndiqués de la scierie Fornebu Lumber peuvent se compter chan­ceux de s’en tirer à si bon compte.
Ils ont obtenu des augmentations de salaire non négligeables pour une période de cinq ans.
«Pour la première année, nous avons eu 1 % d’augmentation et 2 % les quatre autres années. Nous sommes bien satisfaits», de mentionner Ronald Godin, le président des travailleurs syndiqués.
On comprend donc aisément que la cinquantaine d’employés présents lors du vote se sont prononcés à 97 % favorablement au nouveau contrat de travail, jeudi soir.
Leur contrat était arrivé à échéance il y a 20 mois.
Fornebu Lumber, anciennement Bathurst Lumber, était auparavant la propriété d’UPM-Kymmene.
À la mi-janvier, Umoe Solar, qui se spécialise dans les panneaux solaires, a acheté les installations de l’ancienne usine UPM-Miramichi et ses divisions.
Depuis presque deux ans, les employés doivent composer avec des périodes de mises à pied temporaires en raison de la crise qui sévit dans cette industrie.
Les difficultés financières de Fraser Papers ont maintenant un impact direct sur le fonctionnement de la scierie de Bathurst, elle qui vendait ses copeaux de bois à l’usine d’Edmundston.
Environ quarante employés se retrouvent au chômage technique.
«Nous n’avons pas d’autres places pour vendre nos copeaux. C’est pour cela que l’usine opère juste sur un quart de travail», a indiqué Ronald Godin.
Les scieries et compagnies de pâtes et papiers ferment à tour de bras partout au pays.
Mais les travailleurs de Fornebu sont rassurés de savoir que l’entreprise compte poursuivre les acti­vités de la scierie.
Selon M. Godin, elle s’est enga­gée à investir plus de 8 millions $ d’ici un an dans cette division.
«C’est positif pour nous parce que si la compagnie veut investir, ça veut dire qu’elle veut opérer à long terme. Elle attendait que le contrat soit accepté pour aller de l’avant avec son investissement. Avec la nouvelle ligne de sciage, nous pourrons opérer nos deux quarts de travail et nous aurons le même volume que maintenant. Ça coupe le volume des copeaux de bois de moitié. Il y aura plus de bois et moins de copeaux à vendre», a exprimé le représentant syndical.
Du coup, la scierie ne dépendra plus de Fraser Papers pour la vente de ses produits.