Un nouveau régime de pension collectif voit le jour

OTTAWA – Le gouvernement fédéral a présenté jeudi un nouveau régime de pensions qui, selon lui, incitera les Canadiens à épargner davantage pour leurs vieux jours.

Le Régime de pension agréé collectif (RPAC) est essentiellement destiné à aider les travailleurs autonomes ainsi que les employés des petites entreprises du pays, a indiqué le ministre d’État aux Finances, Ted Menzies, lors d’une conférence de presse à Toronto.

C’est à la suite de négociations menées jusqu’en décembre 2010 par Ottawa avec les provinces que la mise sur pied du RPAC a été rendue possible.

Selon M. Menzies, plus de 60 % des Canadiens ne contribuent pas actuellement à un régime de retraite offert au travail. Le RPAC est cependant un régime volontaire; les travailleurs ne sont pas obligés d’y adhérer.

Plusieurs provinces avaient critiqué ce nouveau régime, demandant plutôt à Ottawa de renforcer le Régime de pensions du Canada (RPC) afin d’assurer de meilleures prestations de retraite pour les Canadiens.

L’annonce du gouvernement fédéral a été reçue froidement par le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) qui estime que le RPAC est un moyen inadéquat pour régler la crise de la sécurité du revenu à la retraite au Canada qui sévit actuellement.

Il préférerait voir une augmentation significative des prestations du RPC, ce qui permettrait aux Canadiens de pouvoir toucher 50 % de leur revenu d’avant la retraite en prestations plutôt que le montant actuel de 25 %.

De son côté, la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) a dit accueillir favorablement l’annonce du gouvernement fédéral, a indiqué par voie de communiqué la vice-présidente pour le Québec, Martine Hébert.

Elle estime que le RPAC est un mécanisme qui est peu coûteux et qu’il permettra à un plus grand nombre d’employeurs, d’employés et de travailleurs autonomes de participer à un régime de retraite.

Mme Hébert se réjouit également de constater que les entreprises seront libres de décider si elles souhaitent adhérer ou cotiser à un RPAC.