Entre 100 et 120 magasins Kmart et Sears fermeront

NEW YORK – Sears Holdings prévoit fermer entre 100 et 120 magasins Sears et Kmart en raison de leur faible performance pendant le temps des Fêtes – une période cruciale de l’année pour les détaillants.

Les fermetures viennent s’ajouter à une longue série de mesures entreprises pour tenter de remettre le grand détaillant américain sur les rails, lui qui compose avec des ventes en baisse et des magasins en piteux état.

Dans une note transmise mardi à ses employés, le président et chef de la direction Lou D’Ambrosio a indiqué que le détaillant n’avait pas «généré les résultats escomptés pendant les Fêtes».

Sears Holdings n’a pas encore déterminé quels magasins seront fermés, mais la liste finale des établissements touchés sera affichée sur le site http://www.searsmedia.com. Sears n’a pas précisé si des emplois seraient supprimés, ni suggéré combien pourraient l’être.

La société compte plus de 4000 magasins aux États-Unis et au Canada. Son action (NASDAQ:SHLD) plongeait de plus de 20 pour cent mardi matin sur le Nasdaq.

Les ventes des magasins ouverts depuis au moins un an ont retraité de 5,2 pour cent depuis le début du trimestre, tant chez Sears que chez Kmart, a indiqué mardi Sears. Ces données comprennent les ventes du temps des Fêtes.

En outre, le recul des ventes, la pression sur les marges de profit et la hausse des dépenses ont fait diminuer le bénéfice ajusté de Sears Holdings. La société table maintenant sur un bénéfice ajusté du quatrième trimestre de moins de la moitié de celui de 933 millions $ US affiché pour la même période l’an dernier.

Mais Sears n’a plus l’intention d’investir des efforts dans ses magasins dont les ventes sont «marginales» et elle se concentrera dorénavant sur les magasins qui représentent d’importantes sources de revenus.

Pour certains analystes, la détérioration des résultats financiers de Sears témoigne des faibles perspectives pour le grand détaillant.

Les résultats laissent entrevoir des problèmes si vastes qu’ils remettent en doute la survie de Sears, croit Gary Balter, analyste chez Credit Suisse. «La portée de cette faiblesse pourrait être plus grande que prévu mais ses causes ne le sont pas. Tout part de la réticence de Sears à investir dans ses magasins et son service.»

La société a vu ses consommateurs la délaisser au profit des concurrents comme Macy, Target et Wal-Mart. Le contexte économique n’a pas aidé non plus. Les consommateurs de la classe moyenne – la clientèle cible de Sears – doivent composer avec des hausses de coûts pour les biens les plus essentiels, comme la nourriture, tandis que leurs salaires ne parviennent pas à rattraper l’augmentation du coût de la vie.

Mais pour plusieurs analystes, le gros problème de Sears réside dans son refus d’investir dans la rénovation de ses magasins, qui sont de moins en moins invitants.

«Il n’y a aucune raison d’aller chez Sears», tranche l’analyste indépendant du détail Brian Sozzi, de New York. «Sears offre une expérience de magasinage déprimante à des prix non concurrentiels.

Sears Holdings, établie à Hoffman Estates, en Illinois, calcule que les fermetures de magasins entraîneront des revenus de 140 à 170 millions $ en ventes de stocks. Le détaillant s’attend à ce que cette somme soit améliorée par la vente d’actifs immobiliers et les revenus de sous-location.