2011: l’année pour tenter de sauver son REÉR

TORONTO – Il reste encore un peu de temps pour donner un nouveau souffle à votre fonds de retraite pour l’année fiscale 2011. Même si l’idée de contribuer à un régime enregistré d’épargne retraite (REÉR) ne vous inspire pas beaucoup, pensez au remboursement d’impôt qui en résultera.

Vous êtes déjà au courant que le niveau d’endettement des Canadiens est trop élevé, que les taux d’intérêts pour les épargnes sont en chute libre et que la plupart d’entre nous se demande si les objectifs de retraite qu’on s’était fixés ne sont pas irréalistes.

Il faut toutefois être conscient qu’il est devenu de plus en plus important pour les Canadiens de bâtir leur propre fonds de pension alors que les entreprises se désengagent des régimes de retraite de leurs employés.

Un sondage récent de la banque TD indique qu’un tiers des Canadiens dans la quarantaine n’ont pas encore souscrit à un REÉR, même s’ils ont réalisé qu’ils devraient le faire.

Et une étude de la banque CIBC démontre que les gens de 45 ans et plus qui devraient économiser pour leur retraite continuent de s’enfoncer dans les dettes. Contribuer à un régime de retraite ne dépend pas de l’âge ou de la situation financière, mais de la discipline de l’épargnant.

Selon Tina Di Vito, directrice générale de l’Institut Info-retraite BMO, et auteure du livre 52 Ways to Wreck Your Retirement… and How to Rescue it, le plus tôt on commence à épargner, plus raisonnables seront les versements mensuels ou hebdomadaires.

«Si vous retardez le moment de souscrire à un REÉR, vous aurez à doubler ou tripler le montant des cotisations pour arriver au même résultat.»

C’est une bonne idée de commencer à contribuer alors qu’on est dans la vingtaine, dès qu’on a un premier emploi sérieux. Si vous investissez 1000 $ par année pendant 40 ans, vous pourrez plus que doubler votre capital contrairement à une personne qui commence à épargner dans la quarantaine en investissant 2000 $ par année pendant 20 ans.

Même s’il ne vous reste que cinq à dix ans avant la retraite, il n’est pas trop tard pour se constituer une rente intéressante, mais cela demandera de sacrifier des vacances ou des sorties au restaurant, souligne Tina Di Vito. La solution est simple, il faut contribuer autant que l’on peut, le plus tôt possible.

Si vous êtes inondés de cartes de crédit à des taux d’intérêt prohibitifs, il vaut mieux régler cette dette en premier, affirme Tina Di Vito, mais si votre dette est facile à gérer avec des taux d’intérêt bas telle une hypothèque, vous pouvez équilibrer votre budget entre le remboursement de vos dettes et vos épargnes.

On peut également utiliser son remboursement d’impôt pour repayer une partie de son hypothèque.

Les contributions aux REÉR qui peuvent être faites jusqu’au 29 février ne sont pas des crédits d’impôt en soi, mais ils réduisent le revenu imposable proportionnellement au montant cotisé, alors plus les sommes placés on élevés, moins vous paierez d’impôts.

Si vous gagnez 50 000 $ par année et contribuez pour 10 000 $, alors le gouvernement ne pourra toucher des impôts que sur 40 000 $. Comme la plupart des employeurs prélèvent les taxes sur les chèques de paie, vous pouvez mesurer vos gains lorsque vous recevez votre remboursement.

Le salarié moyen verse environ 30 % de son salaire à L’État, il pourra récupérer 300 $ par chaque tranche de 1000 $ qu’il aura déposés dans un compte REÉR. Ainsi si vous deviez un montant de 300 $ au ministère du Revenu, vous êtes quitte.

La limite pour cotiser à un REÉR a été établie en 2011 à 18 % de votre salaire jusqu’à un maximum de 22 450 $. Toutefois si la totalité du montant n’a pas été utilisée, le reste peut être reporté à l’année suivante.