L’Aéroport international du Grand Moncton s’ouvre sur l’Allemagne

 DIEPPE – Le 18 avril, le premier avion de fret de l’histoire en provenance de Moncton rejoindra l’Aéroport de Cologne-Bonn, en Allemagne. Cet accord entre les deux aéroports permettra de développer les échanges commerciaux entre les deux régions.

En septembre 2011, l’Aéroport international du Grand Moncton (AIGM) avait conclu un accord de fret avec celui de Liège, en Belgique. Désormais, l’AIGM se tourne vers l’Allemagne. 

«À partir du 18 avril, nous aurons un vol par semaine entre Moncton et Cologne-Bonn», confirme ainsi Johanne Galant, directrice du développement commercial. «C’est vraiment le début d’une nouvelle phase de développement.»

Pour mener à bien ce projet, l’AIGM a choisi la compagnie canadienne Cargojet, qui dessert déjà l’aéroport, mais au niveau national. «Nous savons que nous pouvons leur faire confiance et compter sur leur expertise dans cette industrie», a souligné Rob Robichaud,  président-directeur général de l’AIGM.

Le transporteur aérien affrètera donc, chaque mercredi, un Boeing 767 qui pourra contenir, entre autres, des produits de la mer, des appareils de loterie vidéo ou des produits pharmaceutiques. «Ce seront essentiellement des marchandises périssables et haut de gamme.»

Mais pourquoi avoir choisi Cologne-Bonn et pas Berlin, ou même Munich? «Ils ont montré beaucoup d’intérêt dans ce projet. De plus, ils possèdent de très bonnes infrastructures 24 heures sur 24 et sept jours sur sept», explique Mme Galant.

L’ouverture de ce nouveau marché permettra aux entreprises de Moncton de développer leur présence à l’international et aux firmes allemandes de s’implanter sur le continent américain. Les fabricants automobiles devraient être intéressées. 

«Nous constituons une excellente porte d’entrée, puisque nous sommes à la fois proches de l’Europe et des États-Unis.»

En revanche, en qui concerne les vols de passagers entre Moncton et l’Europe, rien n’est à prévoir pour le moment. 

«Il y en avait dans le passé à destination d’Hanovre et de Paris. On essaie de travailler dans l’optique, même si je n’ai pas d’annonce précise à faire. On est en négociations.»