Le marché immobilier canadien connaît des difficultés

TORONTO – Après deux trimestres consécutifs d’améliorations encourageantes, l’accessibilité à la propriété au Canada s’est légèrement détériorée au cours des premiers mois de 2012, selon le dernier rapport Tendances immobilières et accessibilité à la propriété publié mardi par Recherche économique RBC.

Une forte demande a entraîné une hausse des prix des propriétés au premier trimestre, ce qui s’est traduit par une légère augmentation des coûts de propriété au Canada, a expliqué la banque par voie de communiqué.

Au début de l’année, il est devenu un peu plus difficile pour les ménages d’assumer les coûts de possession d’une propriété, a déclaré Craig Wright, premier vice-président et économiste en chef, RBC. La légère augmentation des coûts de propriété est principalement imputable à la forte demande des acheteurs.

RBC prévoit que d’autres difficultés relatives à l’accessibilité surgiront dans l’ensemble du pays à partir du moment où la Banque du Canada commencera à relever ses taux d’intérêt, au quatrième trimestre de 2012 – prévision qui repose toutefois sur l’hypothèse selon laquelle les problèmes en Europe ne s’aggraveront pas.

Les marchés de l’habitation locaux en Ontario sont légèrement moins abordables comparativement à la moyenne nationale, tandis que les marchés de la Saskatchewan, du Manitoba et du Québec le sont davantage.

Dans les grandes villes canadiennes, la mesure d’accessibilité de RBC pour la propriété étalon, le bungalow individuel, s’est établie aux niveaux suivants : Vancouver, 88,9 % (augmentation de 3,1 % par rapport au trimestre précédent); Toronto, 53,4 % (augmentation de 1,2 point); Ottawa, 41,8 % (augmentation de 0,9 point); Montréal, 41,4 %t (augmentation de 1,2 point) ; Calgary, 36,7 % (aucun changement); Edmonton, 32,4 % (recul de 0,4 point).