Les CJS de retour dans la Péninsule acadienne

SHIPPAGAN – Pour une quatrième année consécutive, les Coopératives Jeunesse de Services (CJS) seront de retour dans la Péninsule acadienne.

Présentement installées dans trois régions de la Péninsule acadienne, soit à Shippagan-Lamèque, à Tracadie-Sheila et à Caraquet, les CJS ont pour mandat de transmettre la culture coopérative aux jeunes âgés de 12 à 17 ans. Ceux-ci doivent mettre sur pied une entreprise coopérative leur permettant de créer des emplois d’été dans leur région. Traditionnellement, les emplois les plus courants demeurent des emplois manuels, tels que la tonte de gazon, la peinture ou encore les lavages de voitures et les promenades d’animaux.

Encore une fois, chaque CJS sera menée par deux animateurs ou animatrices ayant pour tâche de guider dans leur parcours les 12 à 14 jeunes recrutés dans le cadre de cette initiative. Mais ces jeunes ne formeront pas uniquement une main-d’oeuvre. Ils seront aussi responsables de la publicité, de la comptabilité et ainsi de suite.
Amélie Ferron-Roussel, de Sainte-Marie-Saint-Raphaël, agira à titre d’animatrice dans la région de Shippagan-Lamèque.

«Mon rôle était vraiment d’encadrer les jeunes et leur expliquer les fonctionnements différents, comme la comptabilité et le marketing. Tous ces aspects différents d’une coopérative. Au début, on va être très présent, mais à mesure, on veut qu’ils prennent plus de place et qu’ils fassent plus de gestion eux-mêmes. Comme j’ai dit, notre rôle principal est d’encadrer les jeunes», affirme la jeune femme âgée de 19 ans.

Dans le cadre de son travail, elle et son collègue ont dû visiter les écoles primaires et secondaires de la région, faire des présentations et mener des entrevues.

«On a rencontré 40 personnes et on a fait notre sélection hier de 14 jeunes», précise-t-elle.

Janelle Comeau est agente de développement coopératif à la Coopérative de développement régional-Acadie. Pour la jeune femme âgée d’une vingtaine d’années, la relève des coopératives demeure un défi important.

«À la CDR-Acadie, l’un de nos objectifs est de promouvoir les coopératives auprès des jeunes», explique-t-elle, en précisant que le modèle des CSJ provient du Québec, où la formule a été créée durant les années 1980.

«Que ce soit la caisse populaire ou la coopérative d’alimentation, on veut assurer une relève pour nos coopératives déjà implantées ici. Nous, on croit que les coopératives sont des entreprises pour un monde meilleur. C’est ça la devise de l’Année internationale des coopératives», dit-elle en rappelant que c’est en 2012 qu’on souligne cet anniversaire.

La formule des CJS est présente dans la Péninsule acadienne depuis 2009 alors qu’on a fondé la CJS de Tracadie-Sheila. L’année suivante, on a de nouveau installé une CJS dans la région de Shippagan-Lamèque. L’année 2012 représente la première année d’existence pour la CJS de Caraquet.

Il est possible d’obtenir plus d’information en joignant les différentes CJS de la Péninsule acadienne, soit au 727-1235 (Caraquet), au 393-6343 (Tracadie-Sheila) ou au 344-7793 (Shippagan-Lamèque).