MONCTON – La légère amélioration du marché de l’emploi en septembre ne convainc pas les partis d’opposition, qui critiquent vivement l’approche du gouvernement en matière de développement économique.

Les données sur le marché de l’emploi publiées par Statistique Canada vendredi démontrent que le taux de chômage est demeuré à 10,7 % au Nouveau-Brunswick en septembre. Le nombre net d’emplois a augmenté de 2800, soit 800 à temps plein et 2000 à temps partiel. D’après Vincent Ferrao, analyste chez Statistique Canada, cela représente une légère amélioration (voir autre texte en page 21).

Ce portait est moins rose si on le compare avec celui de l’année dernière à pareille date. Depuis septembre 2012, la province a perdu 2400 emplois à temps plein et a gagné 5500 emplois à temps partiel. Cela inquiète le critique de l’opposition officielle en matière de finances, Roger Melanson.

«L’incertitude règne et lorsque l’on est incertain, il est possible que l’on consomme moins et que l’on dépense moins d’argent dans les économies locales. Il faut miser sur la création d’emplois stables et à temps plein», dit-il.

Il affirme que la clé de l’avenir économique du Nouveau-Brunswick se trouve dans la création d’emplois à temps plein. «Les employés à temps plein ont encore plus d’avantages sociaux, ce qui leur permet de s’occuper de leur famille, que ce soit avec des services médicaux ou autres choses.»

Roger Melanson reproche au gouvernement progressiste-conservateur de ne pas avoir de direction en matière de développement économique. «Il n’y a pas de création d’emplois stable au Nouveau-Brunswick. Nous (l’opposition officielle), on relie cela directement à un manque total de plan de croissance économique en matière de création d’emplois», dit-il.

Le chef du Nouveau Parti démocratique, Dominic Cardy, ajoute sa voix à celle de Roger Melanson pour critiquer l’administration Alward.  «L’augmentation du nombre d’emplois est encourageante, mais on voit que le taux de chômage continue d’être 2 ou 3 % de plus élevé que la moyenne nationale», dit-il.

Il ajoute cependant que le piètre état de l’économie néo-brunswickoise n’est pas attribuable qu’à la gestion des progressistes-conservateurs.

«C’est à cause des politiques mal gérées, pas seulement du gouvernement que l’on a aujourd’hui, mais aussi des anciens gouvernements libéraux et progressistes-conservateurs. (…) On ne va pas voir de grands changements jusqu’à ce que l’on change notre approche. Si on continue de faire la même chose, on va avoir les mêmes résultats», ajoute Dominic Cardy.

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