WASHINGTON – Le président de la Chambre des représentants, John Boehner, de même que d’autres leaders du Parti républicain devaient voter en faveur de l’entente bipartisane négociée mercredi par le Sénat américain.

Donna Cassata

Associated Press

Cet accord devait permettre aux États-Unis d’éviter de se retrouver en défaut de paiement, et au gouvernement, paralysé depuis 16 jours, de reprendre ses activités.

En milieu d’après-midi, mercredi, des responsables affirmaient sous le couvert de l’anonymat que les leaders républicains avaient clairement fait part de leur intention de vote lors d’une rencontre à huis clos pour élaborer leur stratégie.

Dans un communiqué, M. Boehner a soutenu que la Chambre des représentants s’était «battue de toutes ses forces» pour convaincre le président des États-Unis, Barack Obama, de participer aux négociations bipartisanes sur la dette du pays et sa réforme du système de santé, lancée il y a trois ans. Il a également promis que cette lutte se poursuivrait.

Plus tôt en journée, les leaders des deux partis au Sénat avaient fait savoir qu’ils avaient conclu une entente de dernière minute pour résoudre l’impasse budgétaire du pays.

Le Congrès devait adopter la mesure d’ici la fin de la journée.

«L’heure de la réconciliation a sonné», a lancé le leader de la majorité démocrate au Sénat, Harry Reid, au sujet de l’entente conclue avec le leader de la minorité républicaine, Mitch McConnell.

M. McConnell avait indiqué que cette entente a permis aux républicains d’obtenir une réduction des dépenses dans une portion du budget pour une deuxième année consécutive, avant d’ajouter: «nous ne reviendrons plus en arrière».

Le sénateur républicain Ted Cruz, enfant-chéri du Tea Party, avait quant à lui déclaré ne pas avoir l’intention de s’opposer à la tenue d’un vote sur cette entente.

Les deux chambres du Congrès pouvaient ainsi voter d’ici la fin de la journée, mercredi, ce qui permettrait ensuite au président Obama d’entériner la loi avant jeudi, date butoir évoquée par le secrétaire du Trésor, Jacob Lew, pour rehausser la limite d’emprunt de 16 700 milliards $ US du pays.

La nouvelle entente conclue au Sénat n’apporte qu’une modification mineure au programme d’assurance-maladie – surnommé «Obamacare» –, en prévoyant d’abord une vérification des revenus de ceux qui souhaitent réclamer une aide fédérale pour souscrire à une assurance publique.

L’entente permettrait aussi au Trésor de continuer à emprunter jusqu’au 7 février, et le gouvernement reprendrait ses activités jusqu’au 15 janvier.

Les Bourses nord-américaines soulagées

TORONTO – La Bourse de Toronto a clôturé en hausse mercredi, après que les démocrates et les républicains du Sénat américain se sont entendus sur un accord de dernière minute qui devrait empêcher le pays de se heurter au plafond de sa capacité d’emprunt.

En vertu de l’accord, le gouvernement rouvrirait jusqu’au 15 janvier et le Trésor pourrait augmenter sa limite d’emprunt jusqu’au 7 février.

L’indice composé S&P/TSX s’est emparé de 25,75 points pour terminer la journée à 12 957,21 points, retenu par la faiblesse des titres du secteur minier.

Le dollar canadien s’est quant à lui apprécié de 0,43 cent US à 96,77 cents US.

Les principaux indices boursiers américains ont bondi à l’annonce de l’entente, quelques heures avant la date limite de jeudi. Sans entente, Washington n’aurait pas pu continuer à emprunter des fonds et aurait éprouvé des difficultés à rembourser ses créanciers.

Le Sénat et la Chambre des représentants devaient se prononcer sur l’entente plus tard mercredi.

La moyenne Dow Jones des valeurs industrielles a progressé de 205,82 points à 15 373,83 points, tandis que l’indice élargi S&P 500 a gagné 23,48 points à 1721,54 points et que l’indice composé du Nasdaq a pris 45,42 points à 3839,43 points.

Les marchés boursiers étaient relativement calmes depuis le début du mois – soit depuis le début de la fermeture partielle du gouvernement américain, alors que les républicains demandaient d’importants changements à la réforme du programme d’assurance-maladie mise en place par le président américain Barack Obama en échange d’une entente budgétaire. En fait, le TSX et la Bourse de New York ont réalisé des gains pendant cette période. En comparaison, la dernière chicane budgétaire de Washington, en août 2011, avait entraîné un important désinvestissement et une énorme volatilité. – LA PRESSE CANADIENNE

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