De jeunes entrepreneurs clament leur amour pour la Péninsule acadienne

CARAQUET – Qu’ont en commun Ghislain Breau, Billy Bulger et Joannie Roy? Si les trois proviennent tous de milieux très différents, ils font tous partie de la jeune relève entrepreneuriale de la Péninsule acadienne.

Mercredi soir, ils comptaient parmi la vingtaine de jeunes entrepreneurs de 35 ans et moins présents à une activité du Porte-Voie. Cette initiative, lancée à Néguac en septembre, vise à dresser une feuille de route pour les 20 prochaines années dans la Péninsule acadienne en récoltant l’avis de jeunes représentants de différents secteurs.

Ghislain Breau est originaire de Néguac et a récemment pris la relève de l’entreprise familiale qui se spécialise dans la vente de VTT, de motoneiges, de motomarines et de motocyclettes. Comme plusieurs jeunes de sa communauté, Ghislain Breau avait déjà été tenté par le travail dans l’Ouest canadien, mais malgré tout, son cœur est resté dans sa région natale.

«J’ai déjà été dans l’Ouest, mais je préfère grossir ma propre place que de m’en aller. J’avais toujours eu l’idée de revenir à Néguac», dit-il.

Lorsqu’il était jeune, Billy Bulger, maintenant âgé de 34 ans, avait l’intention de quitter la Péninsule acadienne et de faire carrière dans le milieu du tourisme et du loisir. Aujourd’hui, il espère prendre la relève de l’entreprise familiale, une poissonnerie à Le Goulet. Il ne regrette aucunement sa décision.

«C’est une entreprise qui est connue et qui a une réputation. C’est important ça. Il y a déjà un réseau de distribution, on fait affaire avec 246 différentes entreprises. On a pour but d’amener les produits sur le marché international

C’est un privilège d’avoir l’héritage d’une entreprise familiale parce que tu n’as pas besoin de commencer quelque chose, c’est déjà établi. Ç’a joué dans ma décision. J’étais aux études et je voulais m’en aller ailleurs. Quand j’étais petit, je disais toujours que ma vie ne dépendrait pas de la mer et que je ferais autre chose, mais non, j’aime ça! Il y a une belle diversité, j’aime le service à la clientèle, mais je touche à un peu de tout», dit-il.

Joanie Roy, 28 ans, est une femme polyvalente qui est traductrice, en plus d’enseigner la danse et la percussion.

C’est en vivant au Québec qu’elle a eu envie de revenir dans la Péninsule acadienne.

«Ce qui m’a incitée le plus à me lancer en affaires, c’est le désir de vouloir apporter d’autres choses dans la région. Je suis native d’ici. J’ai fait un an d’études à Moncton puis je suis allée au Québec. C’est en étant à l’extérieur que j’ai eu l’occasion d’essayer de nouvelles choses et de suivre des formations dans différents domaines. Puis à un moment donné, je me suis ennuyée de la Péninsule et j’ai eu envie de revenir vivre ici. En arrivant ici, j’avais comme envie d’amener mes nouvelles expériences dans la région.»

«Je suis beaucoup dans le domaine artistique, je fais de la danse, de la percussion, de la traduction. Autant que les gens me disaient: la Péninsule, c’est une petite place et ça ne pognera pas, autant je me disais, au contraire, comme ça n’existe pas, pourquoi ne pas innover et faire quelque chose de différent.»

Plusieurs autres réunions du Porte-Voie doivent avoir lieu au courant des prochains mois.