Ben Champoux a choisi Moncton

MONCTON – Ben Champoux accède à la direction d’Entreprise Grand Moncton (EGM). L’agence de développement économique en a fait l’annonce lundi.

M. Champoux succède ainsi à John Thompson qui a été président-directeur général de l’organisme depuis 2004. Une entente d’indemnité de licenciement a été conclue en juin entre M. Thompson et EGM. Une entente maintenant débattue devant la justice (voir encadré).

Au cours des huit dernières années, M. Champoux a occupé d’importants postes à la Ville de Moncton. Il a entre autres agi à titre de directeur du tourisme et de la culture.

Le Québécois d’origine est arrivé dans la région en 1998. Depuis, il a reçu de nombreuses offres d’emploi provenant de l’extérieur de la région. Il les a cependant toutes refusées parce qu’il affirme être tombé en amour avec la région. La qualité de vie, la sécurité et le bilinguisme font en sorte qu’il a adopté la région pour y élever sa petite famille.

«Je suis tombé en amour avec cette communauté. Malgré certaines offres d’emploi au cours des 15 dernières années qui auraient pu me permettre de poursuivre ma carrière ailleurs, je les ai refusées parce que j’adore cette région. On a une qualité de vie exceptionnelle. J’aime l’aspect bilingue et que mes enfants puissent grandir dans un environnement sécuritaire. Tous les atouts dont on se sert pour attirer les entreprises et les gens ici, c’est exactement ce qui m’a attiré. Je suis donc un bon ambassadeur des attraits de la région», a confié M. Champoux.

La décision n’a pas été facile à prendre tout comme sa dernière journée de travail, vendredi dernier, à l’hôtel de ville. La passion pour le développement économique qui veille en M. Champoux a fait en sorte qu’il ne pouvait manquer la chance de contribuer à l’essor de la région du Grand Moncton d’une autre façon.

«Je n’ai que de bonnes choses à dire de la Ville de Moncton comme employeur. Elle a été très bonne pour moi au cours des huit dernières années. Mon poste était exceptionnel tout comme mon équipe. J’ai une passion pour le développement économique et la région du Grand Moncton, alors un poste de président-directeur général de l’agence de développement économique de la région, je ne pouvais pas l’ignorer.»

Le conseil d’administration de l’organisme croit avoir choisi le meilleur candidat en la personne de M. Champoux.

«Le conseil d’administration recherchait un dirigeant bilingue, hautement motivé, axé sur l’obtention de résultats et manifestant une attitude gagnante; une personne qui avait déjà gagné le respect de nos municipalités et de nos partenaires stratégiques», a déclaré Lois Scott, présidente du conseil d’administration d’EGM.

L’EGM est l’agence régionale de développement économique pour le Grand Moncton. Elle travaille en collaboration avec les gouvernements municipaux et provincial afin de contribuer à l’essor économique en incitant des entreprises et des gens d’affaires à s’installer dans la région.

UNE POURSUITE DE L’ANCIEN PDG

MONCTON – John Thompson, l’ancien président-directeur général d’Entreprise Grand Moncton (EGM) poursuit l’organisme pour rupture de contrat et diffamation.

Un avis de poursuite, dont l’Acadie Nouvelle a obtenu copie, a été déposé en ce sens à la Cour du Banc de la Reine le 23 septembre.

Le demandeur, M. Thompson, soutient que son contrat d’embauche avec l’employeur (EGM) avait été renouvelé en mai 2012. Les deux partis ont toutefois conclu une entente d’indemnité de licenciement qui est entrée en vigueur en juin 2013.

Or, selon l’avis déposé par l’avocat du demandeur, Me Mike Murphy, EGM a refusé d’honorer l’entente entre son client et son employeur après la réinterprétation des précédents contrats qui liaient l’organisme à M. Thompson.

«En ne respectant pas l’entente d’indemnité de licenciement, ils ont endommagé la réputation du demandeur dans sa communauté et par le fait même détérioré ses relations économiques et sa capacité à se trouver un autre emploi [traduction libre]», peut-on lire dans l’avis préparé par Me Murphy.

«Le fait est que des allégations non fondées quant à la justesse, la réputation, la crédibilité et la conduite du demandeur lui ont causé de l’amertume, de l’inconfort et de la douleur [traduction libre]», est-il écrit dans le document.

L’avis ne dit toutefois pas ce que sont ces allégations. M. Thompson se défend par contre de ne pas avoir respecté les politiques et procédures de l’organisme. Il soutient aussi que tous ses rapports de dépenses étaient assujettis à un audit.

EGM a répondu en octobre à l’avis de poursuite en demandant des précisions quant aux allégations de M. Thompson.

Thompson réclame un dédommagement pour l’atteinte à sa réputation en plus de demander la somme à laquelle il dit avoir droit en vertu de l’entente d’indemnité.

Selon Me Murphy, la cause devrait être entendue par le tribunal au cours de la prochaine année.

Le nouveau président-directeur général d’EGM, Ben Champoux, a avancé ne pas être trop au courant du dossier et qu’il advenait au conseil d’administration de régler cette affaire. – PaL