Le Centre naval du N.-B. veut miser sur le CCNB pour le recrutement

BAS-CARAQUET – Nous sommes en début d’après-midi et dans un hangar gigantesque appartenant au Centre naval du Nouveau-Brunswick, à Bas-Caraquet, Mathieu Basque applique calmement une couche de résine sur une planche géante.

Cette planche revêtue de fibre de verre sera un jour installée dans un homardier de 45 pieds de long, le premier bateau de pêche construit à Bas-Caraquet depuis la relance de l’industrie navale dans cette municipalité de la Péninsule acadienne.

Mathieu Basque est récemment diplômé du programme d’Assemblage des métaux et des composites offert au Collège communautaire du Nouveau-Brunswick (CCNB), campus de la Péninsule acadienne, et les dirigeants du Centre naval espèrent que l’embauche de ce jeune homme âgé de 23 ans n’est qu’un signe des choses à venir.

«Je peux vous dire que si tout se passe comme prévu avec le renouvellement de la flotte qui s’en vient, on a certainement de la place pour une douzaine d’employés à temps plein, sinon plus. Je ne veux pas créer de faux espoirs, mais il suffirait d’avoir une deuxième commande pour doubler le nombre d’employés que nous avons présentement», souligne Claude Robitaille, chargé de projets chez Construction navale atlantique.

Le CCNB mise sur des jeunes comme Mathieu Basque. Au début de l’automne, une campagne de recrutement avait été lancée pour attirer des étudiants dans des programmes de métiers liés à la construction de bateaux à Bas-Caraquet.

Michel Doucet, directeur de l’établissement postsecondaire, souligne que l’objectif du CCNB est de répondre aux besoins des industries de la région en formant une main-d’oeuvre qualifiée. Il pense que c’est une question de temps avant que d’autres diplômés du programme d’Assemblage des métaux et des composites occupent des postes dans le domaine de la construction navale.

«Dans la Péninsule acadienne en particulier, la construction navale fait partie de notre environnement et nous faisons la promotion des emplois parce qu’on travaille de concert avec l’industrie. Ce n’est qu’un début. Aujourd’hui, il y a un étudiant, mais demain, si on annonce la mise en chantier d’autres bateaux, ça pourrait être 10, 12, 15 personnes. Et ça, ça ne comprend pas les autres étudiants formés dans d’autres domaines», affirme-t-il.

La fin de la construction d’un premier homardier à Bas-Caraquet est prévue pour le printemps 2014.