Fredericton donnera un coup de pouce à l’industrie forestière en janvier

CLAIR – Le gouvernement du Nouveau-Brunswick prévoit faire une annonce qui créera des opportunités pour l’industrie forestière du Nouveau-Brunswick au retour de la pause des Fêtes, selon le premier ministre David Alward.

De passage à Clair, dans le Haut-Madawaska, où il a rencontré les municipalités et les gens d’affaires, mercredi midi, le premier ministre David Alward a laissé entendre aux médias qu’il sera de retour dans la région en janvier pour une annonce dans le secteur forestier. Il n’a laissé filtré aucun détail.

«C’est une annonce qui va permettre d’améliorer la compétitivité de l’industrie forestière de la province et qui va créer des possibilités d’investissements. Ça fait environ un an et demi qu’on travaille sur ce programme et nous sommes pratiquement prêts à le dévoiler», a-t-il dit en précisant que son retour dans le Nord-Ouest se fera dans les premières semaines de janvier.

Le premier ministre Alward a dit croire que l’agriculture était un autre secteur porteur d’avenir pour le Nord-Ouest. «Il y a beaucoup de possibilités dans ce domaine et nous voulons favoriser les innovations par l’entremise de produits à valeur ajoutée», a-t-il indiqué. Selon lui, l’énergie, l’information et la technologie sont d’autres créneaux qui représentent des possibilités pour le Nouveau-Brunswick.

Le maire de Clair, Pierre Michaud, a profité de l’occasion pour demander au premier ministre Alward de considérer le Haut-Madawaska pour la création d’un centre de santé communautaire.

«Pour l’avenir et le développement de nos communautés, nous avons besoin de services. Et de nos jours, ça passe par la santé et l’éducation», a souligné le maire Michaud.

En raison du «plein emploi», le Haut-Madawaska fait face à un manque de main-d’oeuvre. Certaines initiatives économiques ne peuvent être amorcées parce que des postes sont disponibles dans les entreprises locales, a fait remarquer le maire Michaud.

Le premier ministre Alward a fait savoir aux médias que son gouvernement est à revoir sa stratégie pour le recrutement de main-d’oeuvre en collaboration avec Ottawa.

«Nous sommes à mettre à jour notre plan d’immigration francophone qui nécessite des changements pour satisfaire les besoins démographiques», a-t-il mentionné.

Comme ailleurs durant sa récente tournée dans la province, M. Alward a rappelé que la situation financière du gouvernement du Nouveau-Brunswick est précaire et qu’il devra prendre des décisions qui ne seront pas nécessairement populaires. Le dépôt du prochain budget se fera vraisemblablement en février.

En créant des possibilités, notamment avec la construction du futur oléoduc de TransCanada, le premier ministre Alward espère rapatrier un certain nombre des 15 000 travailleurs néo-brunswickois qui se retrouvent ailleurs au pays pour de l’emploi.

«C’est facile de s’opposer à des options, mais encore faut-il avoir d’autres alternatives», a-t-il dit en faisant aussi référence à l’exploitation du gaz de schiste.